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2016/2017 : Vous reprendrez bien un peu de statistiques ?!

Le cadavre de la saison 2016-2017 est encore chaud que les coulisses du Genève-Servette frémissent déjà de rumeurs toutes plus folles les unes que les autres. Mais avant de nous plonger dans ce qui sera vraisemblablement LE feuilleton à suivre des semaines à venir, on souhaitait partager avec vous les résultats des analyses de l’autopsie, enfin les statistiques du GSHC cette saison quoi…

 

Avant de rentrer dans le détail, il me semble important de saluer ici ceux à qui nous devons ces chiffres ; chiffres qu’il serait malvenu de remettre en question lorsque l’on sait dans quelles conditions sont parfois relevées ces statistiques. Si vous ne me croyez pas, essayez donc, à 3 grammes, de lire le nom d’un joueur, d’un sport que vous connaissez à peine, depuis le haut de la tribune, en envoyant un sms en même temps ; je vous jure c’est pas évident. Bref, merci aux « statisticiens » des clubs et de la ligue.

 

Au niveau des chiffres donc, après 50 matchs de saison régulière et 4 (sic) matchs de playoffs, on peut effectuer les constatations suivantes.

 

Seuls 3 joueurs étaient présents sur chacun de ces 54 matchs : il s’agit de Jacquemet, Loeffel et Petschenig. On se souvient que les blessures ont été nombreuses durant une partie de la saison, on ne reviendra pas là-dessus. Celui qu’on a le plus vu sur la glace c’est Loeffel, avec presque 1'120 minutes de présence ; il a été utilisé à raison d’environ 21 minutes par match, soit un tout petit plus que Fransson, Gerbe et feu Santorelli (20). À l’inverse, Petschenig a beau avoir été présent sur les 54 feuilles de match, il n’a été présent sur la glace qu’à raison de 7 minutes et demi en moyenne par match pour un total de 407.

 

Toujours sur l’ensemble de la saison, pour les 3 grandes valeurs de base, c’est presque un triplé parfait pour Spaling, meilleur pointeur (42), meilleur buteur (16) et meilleur au niveau des assists à égalité avec Loeffel (26), lui-même deuxième aux points (37) devant Gerbe (30). Pour vous donner un point de comparaison, au niveau de la ligue sur la saison régulière, le premier est Arcobello (55 points) dont l’équipe a terminé première au classement (Berne), le second, et premier Suisse, est Sprunger (51 points – sic) avec les Lézards onzièmes du championnat.

 

Pour en revenir au GSHC, lorsque l’on tient compte du nombre de matchs joués, sans surprise, c’est Paré qui se place en tête avec ses 12 points en 10 matchs, devant Gerbe qui tourne à 1 point par match. Le premier Suisse est logiquement Loeffel (0.69).

 

Du point par match c’est bien, mais quand on sait que certains passent 20 minutes sur la glace pendant que d’autres font banquette, on pourrait se dire que ça fausse la donne. J’aime votre esprit taquin ! Pour les tatillons, il y a quand même une certaine forme de logique puisqu’on découvre que Paré, c’est en moyenne 1 point toutes les 14 minutes*. Il précède Gerbe et Spaling qui ont généralement besoin d’environ 7 minutes* de plus. Ce trio de tête est suivi du premier Suisse : Schweri, 1 point toutes les 27-28 minutes*, qu’on aurait peut-être aimé plus voir. Mention plus qu’honorable également pour Impose qui se classe 6e avec un point toutes les 30 minutes*.

 

Les défenseurs ont aussi travaillé à l’image de Mercier qui a bloqué 119 tirs, suivi de près par Vukovic qui en totalise 109. Autrement dit, ces deux-là bloquent en moyenne un tir toutes les 7 minutes*. La durée double pour Fransson et Jacquemet qui en totalisent respectivement 71 et 57.

 

* : minutes de présence effective du joueur sur la glace et non du temps de jeu de la partie

 

Citons enfin le plus/minus (différence entre les buts inscrits et encaissés par l’équipe lorsque le joueur est sur la glace), où l’on retrouve sans surprise Spaling (15), Loeffel (13), Almond (9), Mercier (7) et Gerbe (6).

 

Et les méchants dans tout ça ? Ceux qu’on aime détester parce qu’ils ratent tout comme on l’entend souvent aux Vernets, ils sont où ? Alors, heureusement pour eux, la ligue ne propose pas encore de statistiques de « je rate la cage grande ouverte » ou « je foire complètement ma relance », mais il y a des signes qui ne trompent pas.

 

Traber remporte l’oscar du cancre en signant un très joli bilan de 6 points en 52 présences, -10 au plus/minus, mais la première place sur le banc des pénalités avec 89 minutes au total, dont 33 en 3 matchs de playoffs : Traber c’est en moyenne une pénalité toutes 10 minutes (oui je sais c’est tiré par les cheveux), chapeau l’artiste !

 

Pour n’oublier personne, on mentionnera les performances de nos gardiens avec des statistiques inversées entre eux : Mayer qui réussit une bonne saison régulière avec un total de 122 buts encaissés pour une moyenne de 2.53 par 60 minutes (à la 5e place au niveau de la ligue), mais qui s’est écroulé en playoffs avec une moyenne qui passe à 5.24. Contrairement à Bays qui passe de 3.39 en saison régulière à 1.64 en playoffs. On notera que, s’agissant d’une moyenne extrapolée, ça vaut ce que ça vaut (c’est-à-dire pas grand-chose).

 

On va pouvoir maintenant définitivement fermer le cercueil de cette saison avant de procéder à l’inhumation. Pour la suite, on peut aller se préparer un bol de pop-corn et attendre impatiemment le début de la série de l’été, dont TF1 vient d’acheter les droits et qui s’appellera : « 4 Canadiens pour une lune de fiel ». On redoute juste son éventuelle déclinaison en version interdite au moins de 18 ans qui pourrait s’intituler « 4 Canadiens pour une rondelle », parce que dans un tel cas les supporters grenat que nous sommes pourraient bien être du mauvais côté… de la rondelle.