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La course d’école

Après avoir rendu visite à la classe biberon de l’EVZ en octobre, c’était au tour des Genevois de faire découvrir le haut niveau à leurs jeunes pousses à la Bossard Arena. Comme pour les Zougois à l’époque, la marche s’avéra trop haute.

 

Zoug est un canton méconnu en Suisse. La légende raconte qu’il n’y a que deux raisons d’y aller : pour les impôts et pour le hockey. Comme les enfants ne sont pas encore soumis au premier (ce n’est qu’une question de temps), le seul intérêt pour eux dans cette région, c’est donc le sport. Les dirigeants locaux l’ont d’ailleurs bien compris puisqu’au lieu de n’avoir qu’une seule équipe professionnelle à gérer, ils en ont maintenant deux, afin d’attirer le plus de jeunes possibles. C’est ainsi que leurs juniors s’étaient retrouvés à affronter le GSHC en Coupe de Suisse l’automne dernier, pour un résultat qui ne leur laissa pas un souvenir impérissable.

 

Ce que les Grenat ignoraient alors, c’est que le sport est souvent teinté d’ironie. Le sort s’acharnant sur eux depuis de trop nombreuses semaines, les Servettiens durent envoyer à leur tour leur jeunesse pour affronter une équipe trop forte pour eux dans cette patinoire. Une sorte de match retour croisé entre les deux organisations, avec cette fois-ci un enjeu tout autre : trois points, soit une denrée à la valeur grimpant en flèche ces derniers temps.

 

Le problème, c’est que même privé de son monstrueux cerbère (Tobias Stephan) et en évoluant à trois étrangers, le EVZ version adulte fait toujours extrêmement peur aux Genevois. Il est vrai que lorsque votre centre de 4e ligne est dans le top-20 des buteurs du championnat, on peut assurément se demander l’intérêt d’aller chercher des imports supplémentaires… Côté visiteurs, pas moins de six jeunes sont convoqués par le Professeur McSorley : les habitués Kyparissis et Maillard, les occasionnels Charlin et Riat et les néophytes Patry et Zeiter. 6/22, cela fait tout de même 27% des joueurs habillés. Difficile dans ces conditions d’espérer ramener autre chose qu’une 348e défaite consécutive au pays du kirsch (oui bon il y en a sûrement quelques une de moins, mais vu le nombre de claques reçues là-bas, certaines défaites comptent double. Et pis c’est tout.).

 

C’est pourtant plein d’espoir(s) que nous nous rendions dans cette Bossard Arena si accueillante : la fougue de la jeunesse et l’héroïsme de Gauthier Descloux allaient permettre aux Aigles de ramener enfin les trois points ! Un rêve brisé en trois temps. Une première fissure après 41 secondes de jeu, le temps pour Widerström (à l’origine engagé comme moniteur pour la classe inférieure) de renvoyer le portier Grenat à ses études. Heureusement, Kast, un ancien étudiant genevois passé par les deux écoles, trouvait le moyen de recoller les morceaux très rapidement. Après un tiers temps, on pouvait donc toujours y croire.

 

Manifestement, les Servettiens n’avaient pas retenu la leçon puisqu’ils encaissèrent à nouveau un but, splendide cette fois-ci, par un joueur devenu hockeyeur parce qu’il en avait marre de regarder ce sport Alataloche. Nouvelle fissure dans notre optimisme. Mais c’est à l’heure de jeu que tout s’effondra, le moment choisi par Roe (2x) et Senteler pour allumer trois fois la lampe en mois de deux minutes. 5-1 à la Bossard Arena face à un leader en pleine bourre et avec moins d’un demi-match à jouer : n’en jetez plus, la partie venait de se terminer. Le temps-mort pris par le GSHC à ce moment-là sonnait comme un aveu d’impuissance. Au curling, les capitaines se seraient serrés la main et tout le monde aurait pu rentrer chez lui.

 

La rencontre se termina finalement sur une défaite 5-2, Skille ayant trouvant la faille en power-play dans un troisième tiers dont ce fut le seul fait marquant. Genève reste donc sur deux défaites consécutives mais celles-ci furent contre les deux meilleures équipes de la ligue. Contre des adversaires plus ordinaires, la formation du bout du Lac est invaincue en 2019 et cela devient gentiment indispensable de le rester encore lors des prochaines semaines !

    Les bières

  • Le Power-play

    Grâce à lui, Aeschlimann n’a pas pu réaliser son 2e blanchissage consécutif. Il est 2e de la Ligue alors autant en profiter !
  • Jack Skille

    Une bière d’encouragement pour tenter de le motiver à marquer plus souvent. On en aurait bien besoin…
  • Mike Völlmin

    Un temps de jeu Tömmernesque de 24 minutes sans grosse catastrophe. Il s’affirme gentiment comme LA bonne pioche de la saison !
  • Gauthier Descloux

    Était-il réellement en état de jouer ? Toujours est-il qu’il a livré l’un de ses plus mauvais matchs de la saison. Il fera assurément mieux contre Ambri.
  • Les absences

    Une semaine sans jouer, tu espères logiquement enregistrer des retours. Et bah non, tu te chopes encore 2 blessés, un malade et un futur papa. Dur.
  • Daniel Rubin

    Quitte à simuler une agression pour faire sortir un adversaire du match, il aurait au moins pu choisir quelqu’un d’autre qu’un défenseur du 4e bloc…