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Docteur Jekyll et Mister Hyde : un week end chez les Lions

Grippe, examens et séances d’aquagym frappant la rédaction en cette fin de semaine, c’est pour une fois un papier pour deux matchs qui vous est proposé.

 

C’est au final pas plus mal. Premièrement personne n’aurait lu le papier de hier (ne me mentez pas !) et, deuxièmement, vu la physionomie diamétralement opposée des deux matchs, c’est l’occasion de s’interroger sur ce Genève-Servette aux deux visages.

 

Celui montré contre les Lionceaux lausannois tout d’abord : lent, indiscipliné, tout bonnement à la dérive. Et celui présenté contre les Lions zurichois le lendemain : concentré, discipliné, solidaire et extrêmement travailleur.

 

Bien sûr, le contexte a son importance. Cela me les brise menu de l’admettre, mais quand il se montre concerné, le LHC version « Lugano 2.0 » est difficilement arrêtable pour des Genevois en pleine saison de transition© et avec entre autres pas moins de cinq étrangers blessés.

 

C’est un peu la même histoire pour le « Z » me direz-vous. Seulement voilà, si Lausanne nous a sauté à la gorge vendredi, Zurich – comme souvent en saison régulière – était peu concerné samedi. Ceci n’explique pas tout, mais c’est un facteur important à considérer : le GSHC actuel n’a pas actuellement les armes pour lutter contre un gros du championnat connaissant un bon soir. L’adversaire du samedi sortait d’un match ponctué d’une victoire en prolongation, il ne faut pas non plus trop en demander aux divas zurichoises le lendemain.

 

Un autre facteur déterminant est celui du choix du gardien. Mayer – qui semblait pourtant reprendre un peu le dessus mentalement récemment avant le désastre de vendredi – ne peut plus être considéré comme notre numéro « un et demi ». Chassé après avoir encaissé trois fois, en à peine un demi tiers temps. Comparaison cruelle, son concurrent sort « blanchi » de sa confrontation contre l’armada offensive zurichoise. Si la mise en parallèle de ces deux performances ne reflète pas l’écart réel entre les deux portiers, circonstances différentes obligent, l’idée demeure.

 

Impossible également de ne pas nommer le « facteur Richard ». Romy pas loin de faire la saison de trop, Almond en dilettante, Wingels et Skille blessés, l’animation du jeu repose énormément sur notre Top Scorer. C’est bien simple, je n’ai pas souvenir cette saison d’un match solide des Grenat durant lequel Richard aurait été moyen. Il est le baromètre de l’équipe. Quand il se montre discipliné et 100% concentré sur le jeu, il est non seulement le meilleur joueur de l’équipe, mais un des meilleurs Suisses du championnat. Vendredi il aura sombré, samedi il aura été très bon (et quel but soit dit au passage !).  Et ça, ça change beaucoup de choses.

 

Et puis enfin, il y a le facteur « réaction attendue ». S’il est normal d’attendre d’une équipe de sortir fort après avoir été giflée la veille, c’est encore tout particulièrement vrai pour nos Aigles. Cela fait partie de « l’ADN » du club. Au même titre qu’une pénalité en zone offensive de Rubin, qu’un tir en direction du gardien adverse depuis notre camp de défense ou qu’un solide 12% de réussite en supériorité numérique, liste non-exhaustive.

 

Bref, si aligner Descloux, voir Richard évoluer au niveau d’un « top player » de la ligue et jouer à 120% physiquement ne suffira pas toujours, ce sont là des conditions sine qua non pour obtenir le succès actuellement. Le temps au moins de récupérer Wingels, Skille et Tömmernes et ainsi soulager Descloux et Richard d’un peu de pression. Au final, nous atteignons la deuxième pause du championnat en étant toujours au contact avec le « top 8 », ceci dans un contexte extrêmement difficile. Le bon moment pour intégrer complètement Martinsson, récupérer de l’énergie, des joueurs clefs et, en conséquence, si tout va bien, devenir nettement plus constant.

 

(Souhaitant terminer sur une note positive et n’ayant pas le cœur à ne distribuer que des pisses, les bières ne concernent que le match contre Zurich !)