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Faut-il avoir peur de notre défense ?

Pour une fois, on va vous épargner les jeux de mots foireux et tenter d’être sérieux. On a bien dit tenter.

 

L’arrivée officialisée hier du nouveau Michal Grosek semble mettre définitivement un terme à l’espoir de certains, dont moi, de voir débarquer un nouvel étranger en défense. Il faudra donc vraisemblablement faire avec ceux que l’on a, à savoir, dans l’ordre alphabétique :

 

Antonietti, Bezina, Gautschi, Hecquefeuille, Mercier, Randegger, Stephan, Sutter, Vermeille et Vukovic.

 

Vous remarquerez que dans cette liste, il y a Randegger, qui risque bien d’évoluer derrière en fonction de l’évolution des choses, mais surtout Stephan. Car quand on parle de défense, il est bon de ne pas oublier le gardien. Et Dieu (pas MacSo, l’autre) sait si notre n°51 est un atout de taille.

 

Avant d’aller plus loin, regardons également à quoi ressemblait notre défense en 2008 et 2010 (y compris les prêts ou les apparitions épisodiques), les deux années où nous sommes allés en finale du championnat

 

Saison 2007/2008 : T. Bezina, G. Bezina, J. Bonnet, Breitbach, Mona, Gobbi, Höhener, Keller, Mercier, Schilt

Saison 2009/2010 : Bezina, Breitbach, Gobbi, Höhener, Malik, Maurer, Mercier, Schilt, Stalder, Stephan, Vukovic.

 

Le but n’est pas là de faire une comparaison entre les joueurs, mais bien de mettre en évidence la notion de « bloc » défensif. Car quand on n’a pas la chance d’avoir 8 internationaux derrière, et donc ne pas pouvoir miser uniquement sur le talent pur, c’est ailleurs qu’il faut chercher. Générosité et labeur doivent ainsi redevenir les maîtres mots de notre arrière-garde. Car autant dire que pour aller en finale avec Mona, il a fallu en faire preuve de ces qualités !

 

Bien sûr, c’est jeune et inexpérimenté. Oui, la perte de Pothier est plus que dommageable. Non, Hecquefeuille ne le remplacera pas complètement. Mais je reste convaincu qu’en retrouvant certaines valeurs essentielles, comme l’impact physique et la volonté de se battre pour ses coéquipiers, cette défense peut tenir la route.

 

Bien que n’étant pas un fan inconditionnel du joueur, Mercier incarne à lui seul ce que doit être un défenseur sous McSorley. Appliqué, ne prenant pas de risques et se contentant de jouer simple, en respectant le système. Alors ok, ce n’est pas Lidström, ni même le nouveau Bezina. Mais si tous ses coéquipiers de l’arrière-garde s’appliquent à respecter ces principes de base, tout paraîtra plus simple. Surtout qu’au niveau impact physique, on a de quoi faire.

 

Bezina, Stephan et Vukovic devront être – et seront ! - les leaders, bien aidés par un Hecquefeuille prometteur. Et il est maintenant temps que les jeunes, qui sont sensés être le futur de notre arrière-garde, prennent les choses en main gentiment. Sutter, Antonietti et Vermeille se verront certainement confier du temps de jeu, ce qui est jusqu’à preuve du contraire le seul moyen d’emmagasiner de l’expérience. A eux de saisir cette chance.

 

Et il y a Tobias, le grand Tobias, qui cette année encore sera énorme. S’il a des défenseurs prêts à le … défendre (tiens donc !), on ne sera pas ridicules.

 

Les premières indications nous seront données lors des matches amicaux qui arrivent, à l’issue des quels nous serons à même de vous proposer une présentation plus étoffée de notre contingent, qui sera à ce moment là définitif. Car si ce qui précède tient pour l’instant plus de l’espoir que de la certitude, il en ira probablement autrement à fin août.

 

Mais surtout, n’oubliez pas : la meilleure défense, c’est l’attaque !