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Kevin Romy raccroche ses patins

L’information vient de tomber, et ne manquera pas de faire grand bruit. Kévin Romy met donc un terme immédiat à sa carrière. Si la nouvelle n’est en soi pas si surprenante, tant le joueur de centre a vu ces dernières saisons minées par les blessures, aucune information pointant vers une fin de carrière imminente n’avait filtré pour autant. Il s’agit donc d’un petit séisme dans le monde des Vernets.   

 

Nous aurons sans doute l’occasion de revenir plus tard sur le parcours d’un joueur emblématique de « l’ère McSorley », peut-être le meilleur centre helvétique du pays à une époque et éphémère Capitaine des aigles. Il le mériterait, tant les joueurs suisses qui auront laissé un impact comparable dans l’histoire du club de ces vingt dernières années se comptent sur les doigts de la main.

 

En attendant et de façon très pragmatique, quelles conséquences pour le visage du GSHC, saison 2019-2020 ?

 

Premièrement, il est permis de spéculer sur le fait que le club était au courant au moment d’engager Eric Fehr. Cela expliquerait l’arrivée d’un robuste centre, en lieu et place du buteur réclamé par nombre de supporters. Il est également possible que cela redistribue les cartes pour certains autres joueurs. Emond relancera-t-il Rod au centre ? Le nouvel entraineur, qui a pour mission de développer nos jeunes pousses et de leur faire de la place dans son alignement confiera-t-il les clefs d’une troisième ligne à Guillaume Maillard ?

 

Même si rien n’est à exclure, il est peu probable de voir Romy être remplacé durant l’été. Parce que des solutions pour le poste de centre des deuxièmes et troisièmes lignes existent, parce que le marché est à l’image du climat, à savoir extrêmement sec, parce que le propriétaire tient à réduire la voilure financièrement et parce que, mais il ne s’agit là encore que de spéculations, il n’est pas impossible que le joueur dont les performances sont en fortes baisses depuis quelques années ait été un peu poussé dehors avec chèque en guise de consolation. Après tout, en prenant cette décision, Kevin Romy renonce, en théorie, à au minimum un million de francs. Personne ne le blâmerait si nous devions apprendre qu’il avait négocié son départ. Il s’agit d’un athlète professionnel. Et Dieu sait que, professionnel, il l’a toujours été au moment de revêtir le maillot grenat.

 

Quoi qu’il en soit et indépendamment de ses performances récentes, l’absence de notre #88 va indubitablement laisser un immense vide. Le fait de dire stop – même en échange d’un hypothétique chèque ou d’une belle reconversion – alors qu’il lui reste encore deux ans de contrat est tout à son honneur. Mais personne ne sera surpris qu’un personnage aussi intelligent que Kévin Romy prenne la décision qui s’impose pour sa santé. C’est toute la rédaction qui se joint à moi pour lui dire merci et souhaiter, à ce fanatique d’aviation, bon vol vers sa prochaine destination.