Le site non-officiel et déjanté du Genève-Servette Hockey Club
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  • 13.10.2017
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Le dîner de cons

Si vous cherchez un personnage ridicule pour l’inviter à être la vedette, l’objet de toutes les attentions, d’un mercredi soir entre amis, pensez aux joueurs de hockey en général, et à ceux du Genève-Servette en particulier. La narration des gaffes, bévues et boulettes sur la glace enchantera vos convives, et si vous avez la chance d’avoir un membre du staff, c’est la garantie d’une soirée réussie.

 

Pour le match du soir, le score lui-même est grotesque, avec 8 buts encaissés. Il faut donc marquer 9 fois pour gagner le match. C’est un euphémisme de dire que le secteur défensif est à la peine, Mayer compris. Mais il n’est pas aidé par ses camarades, ou plutôt ses compagnons d’infortune.

 

Pour que la déconvenue soit complète, il faut avoir eu de l’espoir. Et à ce titre, la rencontre dans Malley 2.0, qui sous son nom de start-up californienne est un hangar à vaches (dangereuses), a tenu toutes ses promesses, avec une ouverture du score digne des Harlem Globetrotters on ice, marqué par un Loeffel en déséquilibre avant de s’asseoir pour célébrer son but.

 

Sur l’égalisation lausannoise, en box play suite à une faute de Mercier, Almond est particulièrement bien inspiré de perdre sa canne. Ce qui amène sur la glace ce personnage étrange, errant sur la glace comme un zombie, les bras ballants, et qui pour cette fois, voit Ryser égaliser. Cependant c’est bien 2-1 pour les Grenat, grâce à Tanner Richard, qui en plongeant littéralement, pousse le puck au fond dans les derniers instants du 1er tiers.

Et bientôt 3-1, quand Adam Hasani ouvre son compteur de la saison, sur une action Playstation… Moment de jubilation intense pour joueurs, supporters et Woodcroft qui visiblement souhaite un hockey champagne qui n’est beau que quand ça gagne.

 

Sur le 3-2, Mayer, participant ainsi au festival de bévues et boulettes, accorde un rebond au centre du slot, tout en laissant un bel espace à sa gauche, une cible facile pour Pesonen.

 

Le 3-3 est symptomatique du peu de matière grise mobilisée, Gerbe accroche un Loz en zone offensive, faute stupide s’il en est. Mais puisque nous sommes intarissables en la matière, Tanner Richard, en infériorité numérique, choisi à son tour de commettre une faute stupide en donnant un coup de canne en dehors du jeu, offrant un savoureux 5 contre 3 aux Lausannois. Que le métalleux Ryser, littéralement en feu ce soir, convertit sur une triangulation. Puis c’est 4-3 pour les Pêcheurs, de nouveau avec Ryser qui bat un Mayer qui aura pris 8 goals sur 31 tirs. Donnant un taux d’arrêts de 74 %, indigne de son niveau présumé.

Cependant pour entretenir le suspens, élément indissociable des immenses désillusions, Almond égalise à une seconde de la deuxième sirène.

 

À l’entame d’un troisième tiers inévitablement décisif, c’est au tour du banc où trône un Woodcroft inquiétant à plus d’un titre, de s’illustrer avec deux surnombres et deux box play coup sur coup. Le premier d’entre eux offre le 5-4 à Herren, un joueur en perdition depuis le début de la saison. Et voilà même un doublé pour le zombie, avec le second box play enchainé et un 6-4, comme papa dans maman.

 

Les 7e et 8e relèvent de l’anecdote, du gag et de la honte d’un groupe, d’un entraîneur et de tout un club qui commence à puer la défaite.

 

La cerise sur le gâteau de ce fiasco, c’est l’obligation d’assister à la rencontre devant MySports et son traditionnel groupe de commentateurs et consultants tout droit issus du complot valdo-fribourgois, qui semblent toujours à deux doigts d’évoquer Lausanne, ou Fribourg, en disant « on ».

    Les bières

  • La défaite qu’il fallait

    Une lourde défaite dans un derby, un concentré qui évite de masquer les manquements par une victoire en trompe l’œil, la direction n’a pas d’autre choix que de réagir.
  • L’horaire du match

    Il a presque permis de voir une formidable soirée de football, ou de se coucher plus tôt.
  • L’écran de fumée de la Nati

    Même si l’humiliation est sévère, les quidams évoqueront plus la défaite en Lusitanie, promettant des barrages saignant en novembre.
  • Le calepin de Craig Woodcroft

    Cet objet insignifiant semble être son seul sujet d’attention, voir désormais son seul ami, peut-être que c’est une liste pour le Père Noël.
  • Le box play désastreux

    Sans commentaire, les chiffres sont éloquents ce soir : 5 buts encaissés, pour 8 box play…
  • Henrik Tömmernes

    C’est à se demander si on a vérifié son identité a l’arrivée. Où est le champion du monde, deux fois meilleurs défenseur du championnat suédois ?