Match moche, mais victoire. C’est tout ce qu’on attendait de ce Quennecico
Quand on y pense (et qu’on est capable de voir que le bon côté des choses), la vie est une succession de petits plaisirs.
Tout petit, on s’émerveille devant le Père Noël et les jolis cadeaux qu’il a mis pour nous sous le sapin, on est excité à l’idée d’aller sur ses genoux et heureux de recevoir une thune de la part de la petite souris quand on perd nos dents de lait.
Plus tard, c’est notre premier tout sur un manège sur la Plaine de Plainpalais qui nous rend joie. Autant qu’une bonne note à l’école ou qu’une victoire dans un tournoi scolaire. Et surtout, la découverte des Vernets dans lesquels papa a bien voulu nous emmener une première fois, puis une seconde, et ainsi de suite. Bien que jeune, on réalise déjà la chance que l’on a d’avoir un papa qui vibre pour le grenat et non pour, au hasard, le rouge ou le bleu et noir.
A l’adolescence, on plane complètement au moment de notre premier rapport sexuel, on se réjouit de mettre en doute l’autorité de nos parents lorsqu’on fume notre première clope, mais on est bien heureux que lesdits parents nous aient suffisamment bien éduqué pour ne pas en être réduit à balancer des pierres sur des véhicules. En parlant de véhicule, l’achat de notre premier scooter restera un sacré souvenir, tout comme le fait qu’il nous ait permis de nous rendre au départ du car pour notre premier déplacement pour suivre le GSHC.
En tant que jeune adulte, on se rappellera de notre première paie, notre première sortie sans avoir besoin de demander l’heure de rentrée à papa et maman, le passage de notre permis. Et surtout, on célèbre le fait que notre futur beau-frère ne soit finalement pas si con que ça : il n’est pas lausannois et ne s’appelle pas Birbaum. On s’en sort donc bien.
Adulte, c’est une promotion professionnelle, l’achat ou la location de son premier logement, la naissance de son premier enfant. Tous ces moments, même s’ils sont entrecoupés de passages plus difficiles, sont autant de souvenirs que l’on garde en tête et qui nous font avancer.
Où je veux en venir avec tout ça ? C’est qu’à cette liste, vous pouvez sans autre ajouter une victoire du GSHC à Malley. Ce n’est pas un événement unique et ça peut vous paraître bien illusoire à côté de tout ce qui précède. Et pourtant, à vivre sur place, c’est un sentiment particulièrement jouissif qui mérite sa place au panthéon des petits plaisirs de la vie.
Peu importe le contexte (sur lequel nous reviendrons ultérieurement), la manière qui n’y était pas, on vous demandait ce soir de gagner. Pour laver l’affront de la semaine passée et parce que c’est la seule issue possible pour un derby à nos yeux. Vous l’avez fait : merci les gars !
Les bières

Jim Slater

Robert Mayer

Eliot Antonietti

Les caillasseurs

Hugh Quennec
