Le site non-officiel et déjanté du Genève-Servette Hockey Club
  • Les Bières
  • Les enflures
  • Forum
  • 19.03.2019
    PostFinance Arena
    4-3AP
  • 21.03.2019
    Les Vernets
    2-3AP

Les valses de Genève

Mais que deviennent-elles ?

 

Chris l’avait dit, l’équipe aurait besoin de 10-15 matches pour entrer dans la danse. Pour l’instant, on est un peu le boutonneux que personne n’a voulu inviter et qui reste dehors pendant que les autres s’amusent.

 

Dans ce grand jeu de chaises musicales qu’est la saison régulière, on invite 12 personnes, en l’occurrence des équipes, et l’on ne met à disposition que 8 sièges. Seuls les meilleurs auront le droit de s’affronter pour le titre dans quelques mois.

 

Le chorégraphe Chris McSorley ne nous a pas caché que, après avoir changé de tactique ainsi qu’en accueillant 7 nouveaux danseurs, il faudrait attendre un petit moment avant de nous voir rivaliser avec les autres, soit environ 15 matches. Ces 15 matches étant dorénavant joués, que peut-on en retirer ?

 

Le jury est sévère

 

Après 15 représentations, seuls 13 points nous ont été accordés, alors que d’autres en ont 2.5 fois plus. Faut dire qu’avec un minable 32 de technique (ou attaque, c’est selon) et un -16 de note artistique (comprenez goal-average), difficile de prétendre à mieux. Et avec une moyenne de 1.15 point par danse jusqu’à présent, la fin du bal se situerait aux alentours des 60 points : trop peu pour aller chercher la couronne de reine du bal.

 

Intensité digne d’un slow

 

On a perdu nos danseurs de rock acrobatique, prêt à se défoncer sur chaque morceau de 60 minutes, pour retrouver de vagues danseurs d’opérette, patinant langoureusement et sans trop forcer. On préfère inviter son adversaire à une petite passe d’armes lorsqu’il s’attaque au gardien du temple plutôt que de lui envoyer une prise de capoeira dans les dents. On utilise les bandes comme si on cherchait à séduire l’adversaire plutôt que de le détruire. Le hockey, ça se joue plus sur un air de Rammstein que sur un air de Mozart, Messieurs ! Ou alors, il faut savoir le faire bien (voir plus bas)

 

La valse des étrangers

 

Horava parti, Fata contesté, Tony blessé, Hecquefeuille qui est attaquant mais qui joue défenseur, seul Pothier tient pour l’instant son rôle de meneur de revue. L’arrivée prochaine d’un joueur au long passé NHL (du moins, c’est ce qui est annoncé) va-t-elle à elle seul résoudre tous nos problèmes de synchronisation ? On se permet d’en douter, même si on espère.

 

La danse du scalp n’en est pas une

 

Ca fait des années qu’on le dit : on ne sait pas danser autour du but adverse avec un (voire deux, voire même trois !) joueurs de plus. Tels des petites filles en tutu essayant courageusement de se mettre sur la pointe des pieds, nos danseurs ont aussi des problèmes avec leurs pieds. Eux, c’est dans le tapis (pas celui qui tache la glace en début de match hein !) qu’ils se les prennent, proposant un tango absolument indigeste.

 

Un pogo rien de moins

 

Voilà ce que l’on demande à nos joueurs d’ici la fin de saison ! De l’envie, du sang et de la volonté. Ne plus tergiverser et cadrer ses frappes, les mettre au fond et jouer en conquérants.

 

Fini la mélodie du bonheur, place au Heavy Metal, il faut que ça déménage du côté des Vernets comme dans toutes les patinoires de Suisse. Que nos joueurs retrouvent l’envie de renverser leurs adversaires façon bulldozer.

 

Le zouk dans les vestiaires ?

 

La presse people du pays se lancera sûrement tout bientôt dans une enquête comme d’habitude extrêmement poussée sur l’ambiance qui peut régner dans les vestiaires des Vernets. Nous, nous ne nous aventurerons pas sur ce sujet. Parce que quand on ne sait pas, on se tait. C’est du moins comme ça que l’on voit les choses.

 

On est loin du ballet annoncé

 

Car oui, de ballet on nous en avait annoncé un. Une chorégraphie harmonieuse, rapide et fluide, telle que celle proposée par Davos l’an passé. Pour l’heure, il n’en est rien, et ce qui nous est offert ressemble plus à un rap raté de Doc Gynéco qu’à un ballet de Mozart (on vous avait dit qu’on allait y venir !). Si les danseurs ont le niveau pour s’exécuter sur la symphonie demandée, on ne sait pas. Ce que l’on sait, c’est que pour l’instant, ce n’est pas l’équipe qui va plus vite que la musique, mais plutôt l’inverse.

 

Sais-tu danser la carioca ?

 

On se demande si certains joueurs ont égaré leurs gammes durant l’été. Certains paraissent complètement perdus sur la glace, réalisant des prestations parfaitement indignes de leurs rangs de hockeyeurs professionnels. On ne veut pas être trop sévères, mais y’a quand même certaines erreurs qui sont difficilement pardonnables à ce niveau.

 

Le bal des débutants ? Non, des malchanceux

 

Difficile de ne pas aborder la problématique des blessures, qui nous a plombé une bonne partie de nos représentations. Le valseur Salmelainen, le saltimbanque Fritsche et le baladin Brunner manquent encore (ou de nouveau) à l’appel. L’occasion pour Gerber de retrouver une place qu’il n’aurait pas dû perdre. Quant à Schneeberger, les premières neiges ayant fait leur apparition, il a dû être appelé à la rescousse.

 

Ce début de saison ? La salsa du démon !

 

Tout le monde le voit, le subit et en souffre. Cette équipe, aussi talentueuse soit-elle sur le papier (car avouez que ça a de la gueule, au complet), est incapable d’accorder ses violons et d’apprendre correctement sa partition. Le roi du bal et sa reine (Louise Matte ?) doivent absolument recentrer les débats sur ce qui cloche et non sur des excuses limites (blessures, malchance, gardien excellent en face, etc.). Sinon, on risque vite de se retrouver le cul parterre au moment de trouver une des 8 chaises, et le sol, ce n’est guère confortable. Surtout que sur l’une des 4 places au sol, une possède une trappe qu’il vaudrait mieux ne pas actionner…