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Plus c'est long, plus c'est bon

La vie de l'amateur de sport est rythmée par une large gamme de sentiments et d'émotions tantôts immenses, grands, petits voire insignifiants.

 

Battre le LHC, au bout du suspens d'un match fermé, sur un coup de poignet de Richard aux tirs aux buts, n'est pas un grand résultat. Le match lui-même a été assez poussif, mais cette minuscule satisfaction a suffi à m'assurer une nuit paisible, et ce n'est pas rien.

 

Merci donc aux Grenat pour le résultat. Pour la manière en revanche, il y a beaucoup à dire… Le premier et le deuxième tiers ont été de véritables purges, pesantes et pénibles à regarder. Les deux équipes ayant chacune une obligation de résultat, série de victoire aux Vernets à poursuivre pour les Grenat et interruption d'une série négative pour Lausanne. Le plan de jeu et la stratégie ont été les seuls moteurs, pas ou peu de check, et aucune émotion, sans doute pour éviter les pénalités. Bref, pour faire une analogie footballistique, ça ressemblait terriblement à Suisse-Suède de juillet dernier… Certainement pas une référence pour les esthètes.

 

S’il faut évoquer les 1er et 2e tiers, on peut relever la double pénalité des Lausannois pour deux surnombres en moins de deux minutes, qui ne donnera rien coté grenat, mais un poteau coté lausannois. On peut aussi parler, en long et en large, de la difficulté des Genevois à scorer, voire même à tenter leur chance. Tömmernes qui hésite à shooter à 3 secondes de la sirène du deuxième tiers, pour faire la passe de trop, est symptomatique du manque de confiance offensif.

 

Il faut aussi relever qu'il va être bien difficile pour Mayer de retrouver sa place si Descloux enchaîne les performances de ce niveau. Parce qu'il faut être juste, les Lausannois, moins maladroits et avec un gardien moins inspiré, auraient dû ouvrir la marque. Devant Herren, devant Kennins, notre numéro 34 a été efficace et rassurant.

 

Il semble que Chris ait donné un coup de défibrillateur à ses joueurs à la deuxième pause, puisque c'est sur un autre rythme que débute le 3e tiers, avec plus d'occasions de part de d'autre dans les 3 premières minutes que pendant les 40 précédentes. Citons le shoot de Wick sur le poteau et de multiples cafouillages devant Descloux. Mais ce sont bien les Grenat qui ouvrent la marque sur un shoot/centre de Almond détourné par Romy, dans un power play particulièrement mal maîtrisé par le même Almond.

 

Ce maigre avantage semble satisfaire les Grenat, qui vont tenter de gérer… pour se faire reprendre, comme de bien entendu à 8 minutes du terme. Tout est à refaire ! Mais malgré un nombre d'occasions inversement proportionnel à la maîtrise affichée par les Grenat, il faudra avoir recours aux prolongations et à une crispante séance de tirs aux buts pour départager les Lémaniques.

 

Séance crispante, parce que les buts s'enchaînent comme papa dans maman, mais aussi parce que Descloux et les Grenat ne doivent leur salut que à un léger recul du puck de Herren avant d'allumer la cage vide de notre numéro 34, qui venait de s'éliminer tout seul.

 

Il faudra le sang froid de Richard, qui trompe une seconde fois Zurkirchen, pour donner le point supplémentaire et, pour l'anecdote, préserver l'invincibilité aux Vernets. Si ce fugace moment de plaisir a pu suffire à notre bonheur, il en faudra sûrement plus bientôt. Mais en avons-nous les moyens ?

    Les bières

  • Gauthier Descloux

    Dans le match : Docteur Jekyll, vraiment difficile à battre… Courageux et rassurant.
  • Tanner Richard

    Volontaire et talentueux, un modèle pour ses partenaires.
  • Tim Bozon

    Le flocage sur le maillot ne suffit pas, mais il semble que le potentiel est là. Sans doute qu'un premier goal ferait du bien.
  • Cody Almond

    Il produit tant d'imprécisions, de fautes de concentration que ça en devient ridicule.
  • Gauthier Descloux

    Mister Hyde, fébrile et finalement flippant quand on le voit couché bien avant le shoot de Herren, sauvé par le visionnage du léger recul du puck sur le coup.
  • L'ambiance de pénurie

    Les files d'attente aux buvettes donnent l'impression que l'on est plongé dans la Pologne de 1985, où il fallait faire cinq heures de queue pour un trognon de choux.