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Saison 2017-2018 : le bilan sportif

Quelles étaient les attentes ?

 

Pour le moins floues, mais soyons honnête, cette saison l'objectif n'était pas d'être champion. Après une saison fade avec un aspect sportif relégué derrière les bruits de couloirs et l'aspect administratif du club, difficile de se voir au sommet de la hiérarchie helvétique. D'autant plus après des playoffs ratés et expédiés, difficile de s'imaginer gagner ne serait-ce qu'une série en mars 2018.

Alors qu'espérait-on ? Déjà une qualification en playoffs. Malgré la crise traversée par le club et les profonds changements opérés, la 8e place restait quand même comme un minimum. Et si quelques-uns voulaient laver l'affront de 2017, ils se sont très vite ravisés avec la série de contre-performances d'octobre. L'idée de participer aux séries finales était alors "pas si mal en fait, c'est déjà bien".

Ensuite l'équipe a refait un tour sur la une des excellents quotidiens romands avant d'enfin terminer dans les pages sportives, là où est censée être sa place. Le remue-ménage dans l'organisation du club depuis 2 saisons et les rumeurs de faillite ont remplacé les objectifs sportifs ambitieux par "juste" une stabilité. Par conséquent, des playoffs en 4 matchs voire même un maintien sous la barre auraient presque été acceptables…

 

L'équipe y a-t-elle répondu ?

 

Globalement plutôt oui. Si on part du principe que l'objectif cette saison était plus de traverser le désert plus que de montrer un quelconque visage, l'objectif est rempli.

L'équipe a fini en playoffs, ce qui est plus pour récompenser les joueurs de leur travail que réellement pour écrire une page de l'histoire du sport, et on semble avoir trouvé une stabilité sur et hors de la glace.

Maintenant, ce qui a été présenté cette saison est loin d'être convenable. C'est sûr que les tensions n'aident pas à se concentrer sur le jeu, mais on ne peut pas se satisfaire de ce genre de performances. Il ne faut pas oublier que le GSHC essaye de devenir un réel prétendant au titre et que même si "c'est la crise", il ne faut pas se résigner et accepter tristement notre sort : une saison qui ne voit même pas le mois d'avril.

 

Quels sont les points positifs à retenir ?

 

Jeremy Wick

Après avoir fini 2e meilleur compteur et meilleur buteur, il a été le meilleur joueur durant les séries finales, juste devant Da Costa avec 3 buts et 1 assist. Il est le principal acteur de la victoire lors de l'acte IV et avait admirablement lancé les affaires genevoises lors de l'acte V.

Si ce n'est pas sur lui que tous les gens misent, ils devraient car c'est de loin celui qui allume le plus la lampe rouge (qui hélas n'est plus là). Son énergie durant les playoffs était la lumière du phare dans la tempête et on espère de tout cœur pouvoir compter sur des performances aussi bonnes la saison prochaine.
 

Tanner Richard

Difficile de ne pas mentionner celui qui a été le Top Scorer du GSHC cette saison. Certes ce n'est pas le meilleur pointeur de la ligue (19e de la saison régulière) mais si on enlève les étrangers, il est le 8e meilleur Suisse.

Sans être le sniper qui nous permettrait d'être champions, il apporte une énergie et une intensité qui sont belles à voir. Son style de jeu est clairement dans la mentalité du club donc on espère pouvoir le voir évoluer sous ces couleurs encore longtemps.
 

L'apaisement en coulisse

Pas vraiment un aspect sportif mais quand on voit la saison passée, la situation administrative a forcément eu un impact sur les joueurs. Après une saison où les têtes sont tombées et où on parlait de faillite, la reprise par la Fondation 1890 et la stabilité qu'elle veut apporter tombent à point nommé.

Difficile à l'heure actuelle de savoir quels sont leurs plans, mais au moins la relégation administrative semble plus loin, ce qui a sûrement permis et permettra aux joueurs de se concentrer sur leur jeu.

L'équilibre des finances va aussi permettre un recrutement estival digne de ce nom pour combler les départs et avoir "la meilleur équipe qu'on a jamais eu".

 

Henrik Tömmernes

Assurément l'étranger qui sort du lot. Entre un Da Costa trop en dents de scie et trop peu percutant en playoffs et des jolis plots qui comblent les cases "étrangers" sur la feuille de match, il a dirigé la défense et tenté de resserrer les espaces. Il a aussi été très performant offensivement en étant le 3e compteur du club cette saison.

Ses qualités l'ont conduit à être surutilisé. Si bien qu'en playoffs, il n'était plus que l'ombre de lui-même. Espérons que les vacances lui rendront son énergie mais surtout qu'elles lui apportent des aides en défense.

 

Quels sont les déceptions ?

 

Craig Woodcroft

Facile de taper sur lui mais force est de constater qu'il n'a jamais convaincu qui que ce soit. Tantôt inactif, tantôt agissant de manière incompréhensible, le coach n'a su faire sa place ni au sein du vestiaire ni dans le cœur des fans.

Sur la fin c'était à se demander si ses choix n'étaient pas que de pures provocations contre sa hiérarchie quand on regarde son inactivité lors de l'acte I ou ses changements de lignes tirées aux dés.

S'il reste, il va devoir s'adapter, ce qui semble être un mot qui n'est pas dans son vocabulaire.

 

Nick Spaling

Le Canada Dry du hockeyeur étranger. Il prend une licence et un salaire d'étranger mais n'a pas les performances qu'on peut attendre d'un étranger. S'il a su faire parler la poudre quelques fois cette saison, il n'a pas su montrer grand-chose en 2018. Le GSHC a besoin d'un étranger plus solide s'il veut aller plus loin en playoffs.

 

La défense

Toujours des largesses, un sous-effectif marqué et trop d'erreurs. Il y a un manque cruel de bon défenseur suisse et ce n'est pas le départ de Loeffel qui va arranger les choses. Chris va devoir sortir ses trésors de diplomatie pour aller nous chercher du renfort cet été et vite.

 

Quels sont les espoirs pour la suite ?

 

S'il est compliqué d'imaginer où se situera le GSHC dans 1 an, l'horizon semble quand même ensoleillé. Si même pendant la crise, le GSHC a su se hisser en playoffs, si l'orage passe, le pronostic est encore meilleur.

Vu que les repreneurs sont locaux, on peut espérer un réchauffement des relations avec les supporters et une conclusion heureuse au dossier poussiéreux "nouvelle patinoire".

 

L'été sera sûrement agité et cet article sera suivi d'un tas d'autres entre les bilans et les analyses des événements concernant le club.