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Stop bordel !

Cri du cœur du vendredi

 

Ça fait longtemps que je n’ai pas pris la plume, manque de temps oblige. C’est malheureux, car des choses à dire cette année, ce n’est pas ce qu’il manque.

 

Mais là je craque. Je prends un peu de temps car soyons clair : je n’en peux plus. Plus de ce club et de ce qu’il est en train de devenir.

 

Je ne sais pas quand ça a commencé. L’expérience hockey chère à notre club m’a toujours un peu gonflé et c’est vrai que ça fait quelques saisons que les matchs aux Vernets perdent un peu de leur intérêt. Que je cherche à arriver le plus tard possible pour ne pas assister à la mascarade d’avant-match.

 

Au début, on me disait : « Mais non Nico [oui, les gens m’appellent par mon vrai prénom], c’est toi qui est trop extrémiste ». Alors j’ai pris sur moi.

 

Sauf que maintenant, mon ressenti ne se limite plus à ça. C’est tout le club qui est en train de me faire perdre la tête.

 

La gestion de Quennec, les moults discussions autour de la patinoire qu’on ne verra jamais, l’éviction de McSorley (« Mais non Nico, c'est toi qui voit le mal partout, il a été promu Directeur sportif », MAIS TA GUEULE OUI !), la volonté de se séparer de joueurs qui font l’âme de cette équipe, le sosie canadien de François Hollande à la barre, la Kiss Cam, Mastic qui beugle dans son micro en te demandant de souhaiter un bon anniversaire au petit Préjuce, 5 ans.

 

Je continue ? Allez, on est reparti :

 

J’en peux plus de ce club qui demande à un supporter de virer sa photo de profil Twitter car le logo est à l’usage exclusif du club, des communiqués de presse bidon, d’une équipe sans âme, loin de notre ADN, du beau sourire de Quennec, de la non-transparence (pourtant annoncée fièrement il y a peu !), des problèmes financiers réels qui frappent le club et de cette putain d’habitude de toujours remettre la faute sur les autres. Nos politiciens sont loin d’être géniaux, j’en conviens. Mais il ne faut pas les accuser de tout non plus.

 

Je ne supporte plus de voir les Vernets se vider à vue d’œil (tout en continuant à annoncer des affluences grotesques), de ne ressentir aucune émotion quand je viens aux Vernets, de ne même plus être fâché après une défaite. Marre d’un club qui nous fait jouer le jeudi pour favoriser les VIP.

 

Et le pire dans tout ça, outre le fait que j’en oublie sûrement, c’est que je ne parle même pas des résultats en tant que tels, car je souffre de l’affreux syndrome qui veut que plus l’équipe perd, plus j’ai envie de la suivre. Mais au-delà du manque de temps cette saison, même cette envie-là se fait la malle. Et ceux qui me connaissent savent à quel point c’est grave.

 

Le vrai problème du club actuellement, ce n’est ni la patinoire, ni les résultats, ni le risque de faillite : c’est l’indifférence totale dans laquelle il baigne.

 

Rendez-nous les Vernets pleins, une équipe de guerriers et une ambiance digne d’un match de hockey, pas d’une triste exhibition de je ne sais quel sport de mes deux. Revenons à ce qui a fait notre force plutôt que de nous évertuer à chercher ce qui pourrait nous conduire à notre perte.

 

Et surtout, surtout, maintenant je le dis haut et fort, quitte à m’attirer les foudres de certains (qui me passeront bien au-dessus, autant vous le dire) : QUENNEC, CASSSE-TOI ! Je ne sais pas ce qui viendra derrière, mais quelque chose me dit que ça ne pourra pas être pire.

 

Le pire, c’est par contre que quand je me pose la question de ce que je préférerais entre un club en LNA (dans une nouvelle patinoire ou pas d’ailleurs) mais dans l’indifférence totale avec Quennec à la barre ou une faillite/relégation et la possibilité de retrouver et reconstruire un club proche de mes valeurs (et de celles d’un bon noyau de fidèles, j’en suis sûr), je ne suis pas sûr de ce que serait ma réponse.

 

Je vais m’arrêter là avant de devenir vulgaire ou de pleurer. Je ne vais même pas prendre la peine de me relire sous peine d’en rajouter encore et encore.

 

Une fois n’est pas coutume, on pourrait penser que ce papier a été écrit avec les pieds. Mais détrompez-vous : c’est le cœur qui parle. Et je peux vous garantir qu’en ce moment, il saigne.