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Succession de Chris McSorley : qui sera l’heureux élu ?

On pensait ne jamais se poser la question. Et pourtant.

 

L’annonce de la démission de Chris de son poste d’entraîneur a choqué, voire surpris pour ceux qui étaient sur la lune ces 6 derniers mois. Elle a également ouvert le processus de recrutement visant à trouver son successeur. Et probablement que dans les heures qui ont suivi cette annonce, le club a reçu des candidatures spontanées.

 

Pour l’heure, nous ne savons que deux choses du profil recherché : il doit avoir la « culture de la gagne » (sérieusement, je n’aurais jamais pensé !) et avoir déjà fait ses preuves, comprenez par-là « gagné des trophées ». Ce qui enlève en apparence un certain nombre de noms de la liste des postulants.

 

A cette description, j’ajouterais que l’heureux élu devra avoir les épaules larges, car passer après un règne de 16 sera tout sauf aisé. Un peu à l’instar de Slater, passé capitaine juste après Goran, le nouvel homme fort sera sans cesse comparé à son glorieux prédécesseur.

 

De plus, il devra composer avec une direction sportive incarnée par… Chris McSorley lui-même. S’il a d’ores et déjà déclaré qu’il n’allait pas intervenir dans le choix de l’alignement (quelqu’un s’attendait à ce qu’il dise l’inverse ?), l’ombre de Chris risque de vite planer. Surtout que celui-ci participera activement à la désignation de son successeur. Selon la version officielle, en tout cas.

 

Tout ça pour dire que les candidats sont nombreux, et les premiers noms qui reviennent sont évidemment ceux des habitués du championnat de Suisse, tous budgets confondus et pas nécessairement accompagnés d’un palmarès très garni :

 

- Doug Shedden, alors que certains se plaignent que McSo est trop dur…

 

- Serge Pelletier, qui s’alignera sur les belles paroles positives de Quennec sans aucun souci.

 

- Hans Kossmann, aperçu à Zoug en compagnie de Quennec

 

- Harold Kreis, qui ne sera sûrement pas libre après le titre déroché avec Zoug

 

- Kevin Schläpfer, LOL.

 

- Larry Huras, qui va nous ramener 2-3 joueurs de premier plan en échange de 2 grandes frites et 1 Big Mac

 

- Marc Crawford et Bob Hartley, deux noms prestigieux qui s’inscriraient dans la logique de progression voulue par le board

 

- Les 7000 spectateurs des Vernets, tous aptes à coacher une équipe de LNA

 

- Et j’en passe.

 

Ensuite, on pourrait pourquoi pas imaginer un duo « low cost » mais déjà habitué au banc des Vernets : Louis Matte et Patrick Emond. Ou alors plus insolite encore : Louis et René Matte à la barre ! Ou même Slava Bykov juste pour faire chier les futurs pensionnaires de LNB. Ou tout simplement Lorne Henning, dont on se demande ce qu’il pourrait bien faire encore au club avec cette nouvelle organisation.

 

Pour ma part, et même si j’ai des préférences dans cette liste non-exhaustive, je serais pour changer radicalement de direction. Et ne pas faire comme dans le championnat de Ligue 1 de foot français, où le parcours de tous les coachs se résume à « club X », « Consultant sur Canal+ », « Club y » avec un sentiment de vase clos. Sinon on va se retrouver avec Sheehan ou Cadieux.

 

Osons changer, osons allons chercher un entraîneur au-delà de nos frontières, qui n’aura aucun jugement préétabli sur nos joueurs et qui procédera donc à une revue d’effectif claire et objective. Je n’ai pas de noms à proposer (disons que je n’ai pas le temps d’éplucher la liste complète des entraîneurs professionnels pour vous en dégager un échantillon), mais j’aimerais bien que le club ose, sorte des sentiers battus et connus et qu’il innove. Osons ce que Lausanne a plus ou moins fait avec Ratushny (il avait déjà entraîné en Suisse 6 ans auparavant). Le changement, c’est maintenant.

 

J’irais même jusqu’à dire que je ne serais pas contre un entraîneur venu de Scandinavie mais soyons clair, ça n’arrivera probablement pas. Avec un directoire nord-américain jouissant d’un grand carnet d’adresses outre-Atlantique, les pistes les plus sérieuses nous mèneront plus probablement là-bas que dans le Nord de l’Europe. D’autant plus que l’effectif actuel n’est pas forcément taillé pour un jeu prôné par un Scandinave.

 

Quoiqu’il en soit, l'annonce du nom du successeur de celui qui était à la barre depuis 16 ans va être attendue, épiée et abondamment commentée. En attendant, vous n’en savez évidemment pas plus maintenant qu’au début de cet article, si ce n’est que vous pouvez disserter sur une première liste non-exhaustive de noms qui vous feront rêver. Ou pas.