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Une saison sans Spengler (ou presque)

Après deux participations et victoires successives, nos aigles ne défendront cette fois-ci pas leur titre.

 

Une page se tourne donc, et c'est ainsi l'occasion de faire le point et revenir sur ce que cette compétition nous aura apporté, et malheureusement aussi, un peu coûté.

 

L'annonce de la participation au tournoi Grison aura été globalement très bien accueillie par les fans, heureux de voir leur équipe participer à cette grande kermesse du hockey helvétique. Histoire aussi de pouvoir se dire que ce tournoi sert à autre chose que nous priver de championnat pendant les fêtes, et permettre au HCD de remplir ses caisses et s'offrir ainsi les meilleurs jeunes du pays et des rockets Scandinaves qui se chargeront de mettre notre défense "poids lourds" hors de position en moyenne 82 fois par saison. Un peu comme le faisait à l'époque notre fusée Finlandaise à nous, Tony Salmelainen. Enfin avant que ses adducteurs sifflent plus fort que les Vernets devant un triple axel de Julien Sprunger que Nelson Monfort et Philippe Candeloro n'auraient pas renié.

 

Mais je digresse.

 

Loin des tensions et de l'enjeu du championnat, notre participation aura représenté une très belle opportunité de mener une opération séduction auprès des fans de hockey Suisse, des sponsors, et aussi mettre Genève un peu plus sur la carte du hockey pour les Canadiens notamment, terre de renforts potentiels - surtout ceux à qui Chris trouve une arrière-grand-mère appenzelloise - et qui, pour certains, suivent d'un œil le déroulement du tournoi grison.

 

A ce niveau-là, le succès est total. Genève a très bien joué, et Genève a gagné. Qui plus est face à des équipes talentueuses et qui, si elles n'étaient pas à 100%, n'étaient pas venues non plus en vacances au ski comme certains fans aigris d’outre-Versoix l'auront laissé entendre. L'équipe a brillé, Chris tout sourire a serré des mains, Sherkan a éclipsé la chèvre (?) Davosienne, c'était parfait. Deux fois.

 

Passons sur le bilan financier immédiat de l'opération, si le club en sort légèrement gagnant, Del Curto n'est pas non plus l'Abbé Pierre et se taille la plus grosse part du gâteau. T'façon on s'en fout, les joueurs signent à Genève pour le jet d'eau, la qualité de vie, parce que Chris est le meilleur coach du monde, et la Tribune/parterre Nord n'a rien à envier aux travées d'un stade Stambouliote lors d’un derby. 

 

Bilan 100% positif donc? Pas complètement.

 

Là où le bât blesse un peu, c'est qu'alors que l'essentiel des joueurs du championnat se repose devant la cheminée, les nôtres auront dépensé passablement d'énergie, ceci dans un contexte où notre sacro-saint "Système de jeu©" particulièrement exigeant physiquement laisse systématiquement l'équipe sur les genoux en fin de saison.

 

En règle générale, et cela fait notre fierté, l'équipe termine ses play-off complètement vidée. Courageuse, que dis-je héroïque dans l'effort, mais à genoux. Ne cherchez pas plus loin pourquoi la victoire se refuse à nous lors du 7ème match d'une série. Même si demeure également le facteur arbitrale qui m’est cher, mais ça c’est un autre sujet.

 

Alors donc que ces deux dernières saisons nos gars sont tombés les armes à la main face à parfois plus fort mais clairement plus frais, il n'est pas interdit de se demander si le Graal n'aurait pas été à portée de cannes avec un petit peu plus de jus dans le réservoir. Et c'est bien là l'unique et néanmoins important point noir de ces deux années de Spengler.

 

Gageons que l'opération séduction menée par Chris et ses boys dans la station Grisonne apportera au club à moyen terme, mais ne perdons pas de vue que, si remporter une Spengler c'est beau, remporter le championnat, ça serait extraordinaire.

 

Le club l'a bien compris, et a donc sagement décidé de décliner l'opportunité de défendre notre titre, pour se concentrer sur cette quête d'un autre titre, ô combien plus beau encore.

 

Et puis, enfin, consolons nous avec le « ou presque » du titre de ce papier, qu’est la présence de notre légion canadienne (Vukovic en manque de temps de matchs inclus) dans les rangs du Team Canada.