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Alexandre Picard : "J'adore quand ça frappe"

Date de l'interview
Vendredi, Février 8, 2013

Que ce soit par ses charges, ses goals ou ... ses dents, Picard ne laisse personne indifférent. Et vous vous vous doutez bien qu'on ne pouvait pas ne pas aller l'interviewer !

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

Oui, mes coéquipiers m'en ont parlé et je vous suis sur Twitter. Je ne suis jamais allé sur votre site mais je vois les articles sur Twitter. J'en ai lu quelques uns, c'est spécial la manière dont c'est écrit, je ne comprends pas tout.... Mais c'est bien.

 

Quelles ont été tes premières impressions sur la ville de Genève ?

 

C'était pendant les fêtes de Genève donc c'était assez incroyable avec les feux d'artifice... Je n’ai jamais vu ça de ma vie.  Et le fait que c'est francophone, c'est vraiment facile de s'acclimater. Les gens étaient vraiment gentils avec moi donc ça a vraiment été facile, dès ma première semaine j'ai adoré.

 

La présence de nombreux autres Nord-Américains, dont Dan Fritsche et Ryan Keller que tu connaissais déjà, a-t-elle facilité ton intégration ?

 

C'est sûr qu’en connaissant déjà Fritsche et Keller, avec qui j’avais déjà joué, et en étant avec des autres comme Goran qui parlent français, c'était facile de communiquer même si c'est sur que ce n'est pas le même Français mais aujourd'hui ils me comprennent mieux. Quand je suis arrivé, c'était un peu plus difficile mais présentement ça va bien.

 

Quelles sont les principales différences entre une organisation comme le GSHC et une de NHL ?

 

Il n'y en a pas beaucoup. J'ai trouvé qu'ici c'était comme en Ligue Nationale. Le support qu'on a et tout ce qui nous entoure là. On est vraiment bien entourés mais c'est sûr qu'il y a beaucoup plus d'argent du côté Nord-Américain. En Ligue Nationale, tu as des gros avions, les chambres sont énormes et les gymnases sont énormes aussi.  Mais on est bien entourés et c'est ça qui est la chose la plus importante à avoir.

 

Ton expérience NHL/AHL fait-elle de toi un leader dans le vestiaire ?

 

Oui, je me suis toujours considéré comme un leader. J'aime beaucoup parler et j'aime jouer au hockey donc j'essaie de m'occuper des jeunes le plus possible et puis j'ai vécu des choses que d'autres n'ont pas vécu. On peut donc dire que j'ai plus d'expérience.

 

Comment peut-on expliquer qu’un ancien choix de premier tour de draft finisse par avoir une réputation de teigne en Suisse ? Que t’a-t-il manqué pour percer en NHL ?

 

C'est sûr que pour moi, il y a eu un lock-out out en 2004 qui m'a fait très mal et j'ai eu une grosse blessure à mon genou en 2005. Encore aujourd'hui, j'ai parfois des douleurs. J'ai pris au moins deux ans à me remettre de ça. Le ligament croisé antérieur, c'est une grosse blessure. Ça peut être des blessures qui ne termineront jamais mais moi j'ai été chanceux, c'est revenu. J'ai eu beaucoup de blessures, j'ai toujours joué physique et en jouant physique le taux de blessure est plus élevé. Je pense que c'est ça qui m'a coupé les reins.

 

Tu as des regrets par rapport à ça ? Ca ne doit pas être facile d’être vu comme une future grande star et ne jamais parvenir à confirmer.

 

C'est sûr que c'était mon choix premier de jouer en Ligue Nationale mais juste le fait d'y avoir joué c'est quand même un exploit parce que ce n’est pas tout le monde qui peut jouer en Ligue Nationale. C'est environ 1% qui perce et qui fait ça de sa vie. C'est facile de dire que quelqu'un n'a pas percé mais juste le fait d'avoir joué pratiquement 70 parties, je trouve que c'est quelque chose de bien. C'est sûr que j’aurais aimé savoir comment ma carrière aurait été si je n’avais pas eu de blessures mais si on reste dans le passé, on ne peut pas voir pour le futur donc moi présentement je suis avec le Genève-Servette et j'adore ce que je fais.

 

Il y a pourtant beaucoup de joueurs moins forts que toi qui y jouent. Qui sont les pires avec qui tu as joué ?

 

Les pires? J'ai joué avec des gars qui n'étaient pas vraiment des bons joueurs de hockey mais ils étaient là pour se battre. C'est quelque chose qu'on voit souvent dans la Ligue Nationale, des gars qui sont là plus pour se battre. Ils vont jouer 4-5 minutes par partie mais leur coup de patin, ce n'est pas leur point fort. Des fois, en Ligue Nationale, ce ne sont pas les meilleures mais c'est vraiment le rôle qu'ils donnent qui est important. Ce sont des rôles comme ça. J'ai joué avec des mecs comme ça mais qui savaient quand même jouer au hockey. C'est clair que ce n'était pas des Mario Lemieux ou des Wayne Gretzky mais ils savaient quand même jouer au hockey.

 

Et si tu devais nous composer la ligne de tes rêves avec des joueurs que tu as fréquentés, quelle serait-elle ?

 

Mon joueur préféré avec qui j'ai joué c'était Shane Doan, c'est un gars que je respecte beaucoup, un leader qui travaille toujours fort.  Un gars avec qui je n'ai pas eu la chance de jouer mais que j'ai vu à Québec, c'est Peter Forsberg. C'est un gars que je me suis calé à son image en grandissant. Toujours travailler dur, toujours travailler fort, toujours se donner. Ca a été une de mes idoles quand j'étais à Québec.

 

Tu as un contrat d’une saison avec option pour une autre ici. Aimerais-tu t’installer sur la durée à Genève ou rêves-tu de voyager, voire de retourner en Amérique du Nord ?

 

Les contrats, c'est hors de mon contrôle. C'est Chris qui va décider. C'est lui qui a une option en plus. C'est sûr que j'aime ça ici. J'aime l'ambiance et ça commence à aller mieux. C'est sûr qu'au début c'est dur avec le style de jeu ici et les patinoires plus grandes. Il y a une période d'adaptation et là ça commence à aller bien. J'ai trouvé ma place ici. Je pense que je peux amener quelque chose de positif à l'équipe. Donc oui, moi j'aimerais bien rester.

 

Est-ce que tu penses que dans l’effectif du GSHC cette saison, certains joueurs auraient leur place en NHL ?

 

Oui, je crois que oui. C'est sûr que ce n’est pas la même partie. C'est beaucoup plus physique mais je verrais bien Kevin Romy, en tout cas dans l'Américan Hockey League, c'est sûr. Pour la Ligue Nationale, un Kevin Romy, il faut qu’il joue sur les deux premières lignes donc ça devient un peu plus compliqué parce qu'il y a vraiment du talent. Dès que je suis arrivé, j'ai trouvé ce gars là vraiment bon, avec la tête sur les épaules et comme on dit en anglais, il a un "hockey sense" que j’avais rarement vu.

 

Chris Campoli va venir finir la saison à Genève (ndlr : en fait, finament, on ne le verra pas...). Le connais-tu ? Que penses-tu qu’il pourra apporter ?

 

Non, je ne le connais pas. J'ai sûrement joué contre lui mais personnellement je ne le connais pas. Je n’ai pas encore entendu si c'était fait mais c'est sûr qu'il a joué 450 matches en Ligue Nationale et ça peut juste nous aider. La défensive c'est un peu notre point faible donc en étant avec un joueur qui a joué nombre de parties en Ligue Nationale et qui est quand même offensif, ça pourra nous faire que du bien.

 

Certains aiment à penser que Chris McSorley est un tyran avec ces joueurs. Toi qui a connu différents entraîneurs outre-Atlantique, peux-tu nous dire si Chris est pire qu’un autre ?

 

Non, je ne pense pas. Je pense que tous les entraîneurs sont là pour mettre de la discipline et ne pas être ton ami. Un entraîneur c'est une forme de police, on peut dire. Mais j'ai connu des coachs qui ont été même peut-être pire. Chris je l'aime bien et je respecte sa passion pour le hockey. Il adore le hockey. Je crois qu'il doit regarder des vidéos sur le hockey 24 heures sur 24. C'est assez incroyable. Moi aussi j'ai la passion pour le hockey donc je respecte beaucoup ça.

 

L’année passée tu as gagné la Calder Cup et été désigné MVP des playoffs. Penses-tu pouvoir rééditer cette performance en Suisse ?

 

On va espérer, on essaie de vivre dans le présent mais c'est quelque chose pour lequel je suis connu. Quand les parties sont plus grandes, dans les playoffs, c'est là que j'excelle. On va toucher du bois pour dire qu’il n’y aura pas de blessure mais c'est quelque chose que j'aime vraiment, jouer dans les playoffs avec l'énergie, l'adrénaline et le sentiment de survie. C'est de la survie en playoffs, tu te bas pour ta vie, j'adore ce sentiment là.

 

Ressens-tu la pression qui est mise sur les épaules des étrangers en Suisse ?

 

En étant blessé, je l'ai senti un petit peu. On essayait, surtout dans les journaux, de me pousser à revenir au jeu assez vite. Pas l'équipe mais je parle en général, les gens avaient hâte de me voir et je comprends ça aussi mais sinon je ne crois pas que c'est quelque chose que j'ai ressenti. J'ai eu beaucoup de pression dans ma carrière en étant un choix de premier round  donc j'ai été habitué à la pression, ce n'est pas quelque chose de nouveau.

 

Jusqu’à maintenant, avons-nous vu le « vrai » Alexandre Picard ou penses-tu pouvoir apporter plus, notamment au niveau comptable ?

 

C'est sûr que dans les derniers matches, ça allait quand même un peu mieux mais on va voir. J'ai commencé à compter des buts et ça va relativement bien avec ma ligne. Je joue avec Romy donc ça va quand même bien mais c'est sur que toutes les fois où on peut s'afficher au compteur, c'est bon pour la confiance et c'est bien pour l'équipe. Donc en espérant que ça va être mieux de ce côté là.

 

Toi qui met énormément de passion dans ton jeu, tu dois aimer jouer contres des équipes du même genre non ?

 

Oui, c'est sur qu'ici, en Suisse, elles sont plus rares mais j'aime ce jeu physique, j'adore ça. Et dès que c'est un peu physique, j'embarque dans la partie tout de suite. Des fois, on peut jouer contre des équipes moins physiques et ça peut prendre plus de temps à m'impliquer dans la partie parce qu'il n'y a pas de jeu physique, c'est plus patient. Moi, j'adore quand ça frappe !

 

Tu sembles avoir eu passablement de peine à te faire à l’arbitrage en Suisse, on se trompe ?

 

C'est quelque chose pour laquelle j'avais été averti. Je savais que l'arbitrage était plus dur ici, surtout avec des nouveaux étrangers. Et moi, je suis un joueur physique. Des fois, je donne des grosses mises en échec qui sont légales mais parfois le joueur peut perdre son casque ou rester sur la patinoire donc les arbitres sifflent. Je ne sais pas si c'est un mot ordre qui est donné ici ou quelque chose comme ça mais ça fait partie de la partie, il faut vraiment s'adapter. C'est moi qui suis venu en Suisse, ce n'est pas la Suisse qui est venue à moi donc il faut s'adapter à ça et présentement ça va quand même mieux. J'essaie de ne pas trop exagérer. J'aime finir des grosses mises en échec et j'ai de la peine à me retenir parce que ça va vite dans les parties.

 

On t’a vu certaines fois prendre des pénalités un peu bêtes, notamment en zone offensive. Comment peux-tu travailler pour éviter ça ?

 

C'est vrai que, des fois, c'est dans la zone offensive et c'est une pénalité que tu ne peux pas prendre mais comme je viens de le dire, le jeu ça arrive tellement vite. C'est rare mais il faut être « focus » et ne pas prendre ces pénalités là. C'est quelque chose qui est très facile à travailler.

 

En parlant de pénalités, comment expliques-tu que l’on ait autant de peine à proposer un power-play correct ?

 

Ça c'est la question qui tue. C'est quelque chose qu'on se doit d'avoir pour les playoffs parce qu'en playoffs, ce sont les unités spéciales qui font gagner les parties. Je crois qu'il faut lancer plus au filet, en lançant plus au filet on a plus de chances de compter des buts. Je pense que dans les dernières parties on a commencé avec Mathieu Carle à lancer plus au filet, en espérant qu'on continue sur cette lancée mais ça c'est un point qu'il faut améliorer.

 

Que s’est-il passé à Fribourg, lorsque tu as pris une amende pour avoir insulté un officiel ?

 

Ça c'est une longue histoire pour laquelle je ne peux pas entrer dans les détails mais c'est une histoire qui s'est passée sur le banc des punitions puis on va s'en tenir à ça parce que je ne peux pas vraiment en parler. Il y a des choses dont on ne peut pas trop parler…

 

Lorsqu’à quelques secondes de la fin du match contre Zoug, tu réponds aux provocations d’Holden alors qu’il restait un petit espoir que l’on égalise, tu réalises que tu pénalises l’équipe ?

 

Quand je me suis fais expulser?! Il restait une dizaine de secondes, l'autre me donne des coups de bâton et moi j'ai juste réagi. C'est quelque chose qui arrive vite dans le jeu. Quand les équipes viennent ici et qu'elles gagnent il ne faut pas partir et ne rien dire. Il faut vraiment leur laisser un message en disant que pour la prochaine partie, ça va être difficile, préparez vous ! Il faut avoir une attitude de gagnant, il ne faut pas prendre la défaite à la légère.

 

Entre toi, Almond, Vukovic et autres, as-tu conscience que le GSHC est vu comme une équipe de grosses brutes ?

 

Je ne savais pas que Vuko était considéré comme une brute. Mais non, je pense qu'on joue juste physique, on joue dans les règles et je pense que c'est bon pour l'équipe et c'est bon pour les fans aussi parce que ça amène quelque chose de plus, surtout en Suisse. Et je sais que Chris aime bien ce style là. Si on regarde les équipes qui ont gagné du côté Nord-Américain dans le passé, l'année passée par-exemple, Los Angeles était une équipe qui, sur papier, n'était pas la meilleure équipe mais tout le monde travaillait fort et était physique donc à la longue, en playoffs, c'est dur de jouer contre une équipe qui s'implique physiquement.

 

Vous venez de partir quelques jours à Zermatt en équipe, comment ça s’est passé ?

 

Très bien. Moi j'appelle ça mon petit paradis, ma découverte de l'année. J’ai eu le temps d'aller en Suisse un peu partout avec l'équipe et j'ai même pu aller à Paris cette année mais Zermatt c'est... Je n'ai pas de mot, c'est le paradis. Aller là-bas en train et il n’y a pas d'auto… On a vraiment eu du plaisir et ça a fait du bien pour l'esprit d'équipe et on s'est rapprochés encore plus. Ca a été bon pour tout le monde.

 

Dans ce genre de moments, qui sont les joueurs qui prennent la parole ?

 

On a une équipe avec beaucoup de leaders donc ce n'est pas juste une personne qui parle. Il y a plusieurs personnes parlent dans ces moments là. Je crois que tout le monde a un mot à dire. C'est sur que les jeunes parlent un peu moins, c'est quelque chose qui est normal mais on a un bon groupe de leaders.

 

L’année passée, les joueurs avaient ramené un blaireau de Chamonix. Vous avez trouvé une nouvelle mascotte à Zermatt?

 

Non, on n’a pas d'animaux, je ne crois pas. Je ne sais pas si les gars vont faire une surprise à la prochaine partie mais moi je n'ai rien vu. Et Paul est encore là.

 

Quelque chose s’était-il cassé dans l’équipe ? On pense notamment aux rumeurs ou signatures dans d’autres clubs ayant concerné certains joueurs.

 

Non, ça c'est le hockey. Il y a des hauts et des bas dans une saison. C'est sur qu'on a perdu sept parties en ligne sur saison de 50 parties ça fait mal. Ce sont les hauts et les bas. Il faut atteindre le fond du baril pour savoir s'en sortir. Il faut savoir perdre pour savoir gagner. On commence à aller mieux mais il y a beaucoup de parties où je croyais qu'on était dans la partie, on travaillait fort, on avait des bonnes chances de marquer mais on n’avait souvent pas de chance et ça arrive. L'année passée, avec mon équipe, on a gagné 28 parties en ligne avant les séries et puis on avait perdu environ 7 des 10 dernières parties. Ensuite, on s'est regroupés et on a gagné la coupe après ça donc on ne sait jamais. Il faut savoir perdre, connaître le sentiment que ça fait pour savoir qu'on ne veut pas atteindre ça encore.

 

Que penses-tu du public suisse ? Et plus particulièrement du public genevois ?

 

Moi j'adore. Il y a une ambiance ici. C’est du jamais vu. En Amérique du Nord, les foules sont plus grandes, il y a beaucoup plus de monde mais avec 6-7 milles personnes ici, on pense qu'il y en a 10 milles et plus. J'adore ça, j'adore l'ambiance, les fans viennent sur la route, c'est quelque chose qu'on ne voit pas du côté Nord-Américain.

 

Comprends-tu que le public des Vernets ait montré certains signes de mécontentement récemment ?

 

Bah oui, c'est sûr. Quand tu soutiens ton équipe comme ça et que ça ne va pas bien... Mais je pense que les vrais fans, qu'on perde ou qu'on gagne, soutiennent toujours le club et je pense qu'on a des vrais fans ici. On a vu que même si on perdait, il y avait des gens qui se déplaçaient sur la route et venaient nous voir. Même aux Vernets, après les parties on entendait que des bonnes choses. C'est bien parce que les fans font parties de l'équipe, on perd en équipe donc les fans sont là-dedans aussi car les fans, en amenant de l'énergie, c'est comme le 7ème joueur. Des fois t'es fatigué mais tu entends quelqu'un crier, tu entends le monde, c'est quelque chose de vraiment extraordinaire.

 

En parlant du public, comment expliquer ton passage le long de la Tribune Nord et ce bain de foule ? C’était prémédité ?

 

C'est quelque chose à laquelle j'avais déjà pensé. J'en avais parlé pendant que je ne jouais pas et je savais qu'on pouvait marcher le long de la tribune. J'en avais parlé avec Jean Savary. Je lui avais dit que si j'avais la première étoile, j'allais sortir de la patinoire et aller vers les fans. Là, on avait perdu 7 parties en ligne donc je trouvais que c'était un bon moment pour aller voir les fans et les remercier. J'ai eu des bons feedback, c'est quelque chose de fun à faire. En espérant qu'on puisse le refaire dans le futur.

 

Vu que tu aimes bien mettre des charges, on va te donner un petit bonus par rapport aux autres. Si on te donnait un crédit de 10 charges rugueuses mais correctes à des joueurs de LNA, à qui les donnerais-tu ?

 

N'importe qui ça ne me dérange pas. Il n'y a pas de nom, je ne regarde pas la patinoire en me disant que tel ou tel gars je veux le charger à moins qu'il me fasse un coup salaud. C'est vraiment où la rondelle est, j'essaie d'aller. Je ne pense pas qu'il y ait un joueur spécifique, surtout pas ici, parce que ça ne se bat pas, il n'y a pas vraiment d'ennemi que je me suis fait encore ici.

 

Vu de l’extérieur, tu sembles être un peu fou, on se trompe ?

 

J'aime faire le clown, j'aime rire, j'aime mettre du piquant dans la chambre et dans la patinoire. J'aime arriver à l'aréna et qu'on s'amuse. C'est quelque chose de bien dans n'importe quel travail, si on ne s'amuse pas, on n'aura pas les résultats voulus. Donc j'adore venir à l'aréna et mettre tout le monde sur la même page, qu'on ait du plaisir et qu'on passe un bon moment.

 

Dan Fritsche t’a récemment désigné comme étant le plus drôle et le plus chambreur du vestiaire, tu assumes ce statut ?

 

Oui comme je l’ai dit, j'adore faire rire. Dès que j'ai un moment pour faire rire quelqu'un, qu’il y ait juste une ou deux personnes ou l'équipe au complet, je vais essayer. C'est quelque chose que je fais depuis toujours.

 

Es-tu du genre à faire des crasses à tes coéquipiers ? Si oui, peux-tu nous en citer une ou deux ?

 

Oui, plus en début d'année,  j'ai commencé à ralentir un peu mais j'ai toujours des petits trucs comme par exemple dévisser la gourde et quand il arrive l'eau tombe. Ou des fois je mets de l'eau en dessus de leurs casques. Ce sont des petites choses qui ne font pas mal mais qui amène un sourire.

 

A ce qu’on peut lire sur Twitter, vous avez quand même l’air d’être une belle bande de « débiles » dans cette équipe non ?

 

On a un bon groupe de jeunes joueurs et de joueurs plus âgés, des leaders. On a tous les ingrédients pour aller jusqu'au bout. Il s'agit juste de s'unir en équipe et de travailler les uns pour les autres et si on fait ça on a des bonnes chances.

 

Tu es au courant que Picard, pour beaucoup de gens, ça inspire une marque de produits surgelés ?

 

Oui, je suis allé en France et j'ai vu « Picard surgelés ». C'est quelque chose qu'on ne voit pas souvent surtout à Québec. Je ne connaissais pas avant. Mais ça doit bien faire rire ici.

 

Si on te paie un resto, tu nous offres ton maillot ? Je ne pense pas que je peux donner mon maillot, c'est à Jimmy qu'il faut demander ça. Je n'ai pas de "power" là-dessus.

 

Et une dernière question super importante pour finir : on fait comment pour manger quand on a que la moitié de ses dents ?

 

J'ai plus que la moitié là. J'ai un partiel mais je n’aime pas vraiment mettre ça. Ca me fait mal et il faut toujours que je l'enlève pour manger. Je me suis fait à l'idée que je vais travailler ma dentition après le hockey. Pour l'instant, mes amis proches et ma femme m'accepte comme ça et c'est le principal.

 

Potins de vestiaires (dans le vestiaire du GSHC, qui est :)

 

Le plus drôle : De loin, c'est moi !

 

Le plus fou : Rivera et en soirée c’est friedli

 

Le plus intelligent : Je ne sais pas...on est tous intelligents...

 

Le plus coincé : Peut-être Jean Savary

 

Le plus dragueur : Cody Almond

 

Le plus chambreur : Goran

 

Celui qui chante le plus mal : Je n'ai pas entendu beaucoup de monde chanter mais on va dire Simek

 

Celui qui a les pires goûts musicaux : Tamo, il a le pire iPod que j'ai jamais entendu ma vie. Ca me donne mal à la tête. C'est lui qui était responsable de la musique pendant les parties mais on a arrêté.

 

Et les pires goûts vestimentaires : Simek, ce sont toutes des marques mais ça ne va pas ensemble, ce n'est pas beau.

 

Un petit mot pour la fin ? Merci du support. Les fans sont vraiment incroyables ici et on espère aller loin en playoffs et tous ensemble avoir un défilé pour la coupe. Je ne sais pas si vous faites ça ici ?! On espère qu'on pourra célébrer ensemble jusqu'au bout et merci pour tout jusqu'à maintenant.