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Bob Bissonnette : "Je me sens comme à la maison ici"

Date de l'interview
Vendredi, Octobre 4, 2013

Ancien hockeyeur devenu chanteur, Bob Bissonnette s'est rapidement mis le public genevois dans la poche, notamment grâce au tournage de son clip "La Machine à scorer". Nous nous devions donc de ne pas le rater lors de son deuxième passage ici : c'est chose faite !

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

J'en ai entendu parler mais je vais être honnête, je ne suis pas très familié avec le site mais je vais y porter beaucoup plus attention maintenant qu'on fait l'interview. Je sais que vous commentez les games et que vous donnez des bières quand c'est positif ou négatif.

 

Peux-tu te présenter en quelques phrases ?

 

Ancien hockeyeur qui est devenu chansonnier donc juste avec la guitare et qui est devenu une rock-star internationale.

 

Quelle est ta principale qualité ?

 

Je suis sympathique et attachant.

 

Et ton principal défaut ?

 

Je ne suis jamais à l'heure.

 

Si on t’invite à manger, qu’est-ce que tu aimerais qu’on te cuisine?

 

Pas tous les jours mais j'ai adoré la fondue moitié-moitié que j'ai mangée ici mercredi. Mais si j'en mange tous les jours, je vais peser à peu près 300 kilos. J'ai adoré ça, vraiment. J'avais déjà mangé ça la dernière fois à Gruyère mais celle que j'ai mangé ici était meilleure.

 

Quel est le cd que tu écoutes actuellement dans ta voiture ou chez toi ?

 

J'aime beaucoup ACDC et Metallica, ce sont les deux bandes que j'aime le mieux. Ce sont des classiques mais j'adore ça. Je suis allé voir Muse, qui est un groupe plus récent, mais je suis très classique... J'adorais Iron Maiden quand j'étais jeune. J'aime pas l'électro et ces trucs là. Moi, j'aime le rock.

 

Quel est le livre qui se trouve sur ta table de chevet ?

 

Je ne lis pas beaucoup mais je viens de commencer un livre de Jérémy Roenick qui jouait en ligue nationale. C'est un Américain et il dit tout ce qu'il pense. Il commence en critiquant Sydney Crosby. Ça va être drôle à lire mais je viens juste de le commencer. J'ai lu dix pages.

 

On te connaît comme bon québécois, mais en fait tu es né au Venezuela. Tu aurais pu ne jamais jouer au hockey?

 

Si mes parents étaient restés là-bas plus longtemps, non, je n'aurais jamais joué au hockey. Mais mes parents sont totalement québécois. Mes parents viennent de deux régions typiquement québécoises. Ils ont même des accents beaucoup plus fort que le mien. Ils m'ont fait en voyage. Je suis né au Venezuela mais c'est un hasard, je n'ai aucun sang vénézuélien. Je suis resté là-bas un an.

 

Tu as joué en LHJMQ ce qui t'as donné l'occasion de côtoyer des joueurs qui sont aujourd'hui des stars de NHL. Des regrets de ne pas avoir pu faire le même parcours ?

 

Très honnêtement, des fois c'est sûr que j'y pense mais là, ma vie va bien. Les premières années, quand j'étais dans le début de ma vingtaine, j'allais parfois les voir jouer et je n'étais pas jaloux mais un peu envieux. Il ne me manquait pas grand chose pour y arriver. Mais aujourd'hui, je me dis que dans 5-8 ans ils ne joueront plus au hockey et moi je pourrai continuer à faire ce que j'aime plus longtemps. J'aurais aimé faire ça mais la musique j'adore ça et c'est formidable. J'ai moins d'argent qu'eux mais je vis plus d'expérience qu'eux parce que je voyage beaucoup. Eux, ils se limitent aux États-Unis ou Canada. On est privilégiés. On découvre le monde.

 

Tu es pote avec Max Talbot pour qui tu as écrit une chanson. Tu as d'autres amis dans la ligue avec qui tu gardes contact?

 

Oui. J'ai joué avec Bruno Gervais, c'est un très bon ami. Il y a aussi Simon Gagné ou Patrice Bergeron qui est un très bon ami. C'est un des meilleurs joueurs de la planète terre et c'est un des mecs le plus simple que je connaisse. J'essaie d'utiliser ces gars dans mes vidéos clips, ils m'aident avec leur présence. Ça me donne une crédibilité quand je fais un clip.

 

Tu nous a parlé de Bergeron mais tu connais aussi des gars comme Giroux et Desharnais. Comment les as-tu rencontré ?

 

Desharnais, je l'ai connu quand on était plus jeunes et Alexandre Giroux, il joue contre votre club, il est à Ambri-Piotta. Il m'a beaucoup aidé et c'est mon meilleur ami. A la fin de ma tournée je m'envole là-bas pour aller le voir en Suisse-italienne. C'est pour ça que je ne peux pas faire de spectacle là-bas parce qu'ils ne vont rien comprendre. Mais c'est plus pour voir mon ami et pour profiter un peu.

 

Durant ta carrière de joueur, tu as toujours été énormément pénalisé. C'est ton coté débile ou c'est parce que ça allait trop vite pour toi ?

 

Chez nous, les gens ici trouvent ça un peu bizarre, mais tu peux te battre et après tu reviens dans le jeu et tu n'as pas de suspension. La mentalité est vraiment différente. La votre est très normale aussi mais c'est juste que c'est complètement différent. Je me battais souvent deux fois par match. Mais je suis le plus grand maniaque de hockey au monde. Quand j'étais jeune avec mon frère, on avait les Nordiques du Québec qui étaient chez nous. Notre chambre était toute peinte de bleue et on avait tous les posters de l'équipe. J'étais un maniaque de hockey. Je jouais avec les juniors et après je me suis fait repêcher à Hull à côté d'Ottawa. J'étais bon mais il me manquait un petit quelque chose. Je n'aurais pas pu faire partie des meilleures. La seule manière pour moi de jouer, c'est que je devais me battre. Chez nous, il y a des joueurs pour qui le rôle est de se battre, ils ne font pas que ça mais presque. Au début, ça a été ça puis en prenant confiance, j'ai eu ma place dans la première ligne. Je continuais à me battre mais pour protéger le meilleur joueur du club. Mais en effet, il me manquais du talent.

 

Est-ce que tu te considères comme un goon ?

 

Oui, c'est ça que je faisais.

 

Tu as gagné ou perdu le plus de bagarres ?

 

J'en ai beaucoup plus gagné mais quand je suis arrivé en professionnels, je me battais contre des gars plus grands et qui pesaient plus lourd. Là, j'ai commencé à perdre mes combats. En professionnel, ça a été plus dur mais en junior j'ai beaucoup plus gagné, j'étais bon.

 

En parlant de bagarre, penses-tu qu'elles font partie du hockey ou faut-il les interdire comme en Europe ?

 

Non, ça fait partie du hockey. Des fois, je ris de vous les Suisses parce que je pense que c'est la ligue qui dit qu'on ne veut pas de combat mais dès qu'il y en a un, vous êtes tous debout sur vos sièges. Vous aimez ça autant sinon plus que nous. On force personne à aller se battre. Les joueurs qui le font, veulent se battre et c'est tout. Toi, tu paies ton billet et tu veux te faire divertir. Les joueurs sur la patinoire, ils veulent le faire. Il y a personne qui est malheureux là dedans. Ça fait partie du spectacle et ça peut même faire partie d'une stratégie d'intimidation ou pour protéger tes joueurs vedettes. Il y a des joueurs de qualité qu'on veut voir jouer mais ces joueurs là il faut les protéger et s'assurer qu'ils puissent jouer. Sydney Crosby devrait avoir un gars qui le protège. Ils le font pas et à cause de ça, il prend une commotion cérébrale. Il y a personne qui protège le meilleur joueur au monde. Si c'était mon équipe, je mettrais quelqu'un qui s'en occupe. Mais je ne suis pas assez riche pour avoir les Penguins.

 

Est-ce que tu peux nous composer la ligne de tes rêves ?

 

Mario Lemieux, Dale Hunter, Joe Sakic en attaque. Raymond Bourque, Niklas Lidström en défense. Patrick Roy au but

 

 

Si tu pouvais distribuer 5 charges violentes mais correctes à des joueurs de hockey, tu les mettrais à qui ?

 

Les joueurs que je déteste ?! Kessel qui joue pour les Maple Leafs. J'aime pas Plekanec qui joue pour les Canadiens. J'aime pas non plus Lapierre. Au fond, ce sont tous les gars qui mettent la main mais qui ne sont pas capables d'assumer. T'es pas obligé de le faire. Joe Sakic il a jamais cherché. Il joue au hockey et il fait ce qu'il y a à faire. Mais si tu le fais et que t'assumes pas, ça c'est pas possible.

 

Si tu avais percé dans le hockey et été repêché, tu aurais pu jouer pour Montréal ?

 

Oui, parce que je les aurais remis comme il faut. Ils ne sont plus passionnés. Ce qui est fun ici, c'est que vous avez des Suisses, vous avez des règlements qui disent que vous avez des joueurs qui sont obligés d'être des locaux. Il n'y a pas ça dans la Ligue nationale. Il y a juste des suédois qui jouent pour les Canadiens de Montréal. On est très bons au hockey au Canada et des Québécois on en a plein. La dernière coupe Stanley qu'ils ont gagné en 93, il y avait 13 ou 14 Québécois, des gars de chez nous. Maintenant, il n'y en a plus, ils en prennent plus. Il faut qu'ils ramènent un sentiment d'appartenance et ils vont se remettre à gagner. Pour moi, il faut ramener ça. C'est ça que je trouve bête avec les Canadiens, c'est pour ça que je les déteste, ils ont pas assez de gars locaux.

 

Le retour des Nordiques, possible ou utopie? Faudra-t-il attendre le départ de Bettman ?

 

Je ne sais pas trop. On est en train de construire un nouveau Colisée. Ça va peut-être être le plus beau de la Ligue parce que ce sera le plus récent mais je ne sais pas trop. Phoenix a failli déménager. Si tu veux ma prédiction, je pense qu'il y aura une expansion avec deux équipes de plus.

 

Tu as eu l'occasion de découvrir un peu le hockey suisse. Quels sont ses qualités et défauts à ton avis ?

 

C'est incroyablement fort. J'ai vu des matches en Allemagne, en Suisse, en KHL. C'est extrêmement fort, je suis très surpris. Vous avez amené des Canadiens pour coacher parce que pour le moment, on est encore les meilleures. Je le pense sincèrement mais tout le monde s'approche de nous. Vous avez pris le meilleur pays pour choisir vos coachs et avoir des gars qui sont compétents. Vous avez eu une super initiative et on voit que votre programme est formidable. Vos derniers championnats du monde se sont très bien passé. Sincèrement, je suis épaté. J'ai vraiment aimé les matches que j'ai vu ici à Genève, l'ambiance et le fun, je suis vraiment impressionné. Pour les défauts, ça serait peut-être pour les petites mêlées, les arbitres viennent tout de suite et mettent des pénalités. Il faut les laisser, ça peut avoir un impact sur le match, laisse les se chicaner. Mais sinon le hockey est très rapide.

 

Est-ce que les hockeyeurs suisses sont des fillettes ?

 

Non, je ne peux pas dire ça. C'est une question de mentalité. J'ai été élevé avec des gars qui étaient rudes. Vous le faites bien en amenant des coachs canadiens ici et c'est en important des joueurs plus rudes comme avec Alex Picard que ça va changer. Le jeune qui s'entraîne va peut être vouloir devenir Alex Picard, il va peut-être se mettre à être plus rude quand il joue au hockey. C'est comme ça que tu peux le faire.

 

Devenir musicien, tu y avais toujours pensé ou c'est venu sur le tard?

 

Non, c'est venu vraiment plus tard. Je grattais la guitare depuis que j'avais 15 ans mais je n'ai jamais pensé à en faire un métier. Un jour, avec la chanson « Chris Chelios », j'ai eu 5'000 views sur youtube en une journée et là j'ai quand même réalisé... J'ai des amis mais j'en ai pas 5'000. Je me suis rendu compte qu'il y avait d'autres gens qui pouvaient aimer mes trucs et j'ai décidé de faire un album. J'ai tout lâché et j'ai dit que ça allait marcher et ça a marché.

 

Est-ce que tu es surpris par ton succès ?

 

Chez nous, il y a des gens qui ont vendu 50'000 albums mais ce sont des faux chiffres, ils ne vendent pas 50'000 albums. J'ai appris ça après coup et je me suis rendu compte que vendre 5'000 albums ce n'était pas si facile car tout le monde grave les albums. C'est très difficile d'être capable de jouer dans les bars et que le monde vienne pour toi vraiment. J'ai été naïf. Je pensais que ça allais marcher mais c'est rare ceux qui peuvent vivre avec la musique comme ça. Je ne suis pas millionnaire du tout mais je suis fier de pouvoir dire qu'on est quatre aujourd'hui et qu'on gagne notre vie avec la musique. On n'est pas riche comme Bono et U2 mais on voyage et on vit plein de belles choses.

 

Au Québec, ton public est en folie devant tes shows, et en Europe ?

 

Ça commence à être très bien. Ici à Genève, c'est ma place la plus forte. Ça va très bien. Demain, on va à St-Imier et je pense que ça va être un grand show aussi. Lausanne c'est bon aussi, hier on était à Bulle, c'était bon mais pas autant qu'ici. Genève, c'est vraiment fou. On a tourné le clip ici, « La machine à scorer », et Chris McSorley, je ne sais pas si il est aimé ou détesté ici mais avec moi il était formidable, il nous a ouvert les portes. Je me sens comme à la maison ici.

 

Donc le public genevois est le meilleur de Suisse ?

 

Actuellement oui mais enflez vous pas la tête. Calmez vous ! Mais sans blague, je pense qu'il va y avoir du monde ce soir pour mon show et c'est cool. Quand tu vas dans un festival, c'est normal qu'il y ait plus de monde mais quand tu joues dans un bar c'est plus difficile parce que les gens se déplacent juste pour toi.

 

Chez nous, tu chantes « Je haïs Lausanne », à Lausanne tu chantes « Je haïs Genève » ?

 

Oui, je veux me faire des amis partout, c'est pour ça. Ici, c'est incroyable comme il y a de la rivalité. Au Québec, il n'y a pas tant de rivalité. Il y en a entre Québec et Montréal, les deux grosses villes mais à travers les petites villes, il n'y a pas autant de rivalité que chez vous. C'est très spécial. Vous vous détestez, c'est fou.

 

Tes textes sont parfois "politiquement incorrects", est-ce que ça t'as valu des problèmes ?

 

Pas encore vraiment. J'ai eu une fois un petit problème mais mais je ne vais pas le nommer. J'ai fait un t-shirt où j'ai dit que tel artiste boit de la 0.5 (bière sans alcool). C'est comme si je disais que Bastian Baker boit de la 0.5. C'est comme si je me moquais un peu de lui. J'ai eu une lettre d'avocat et j'ai du retirer ça de mes chandails et de mon site web. Mais sinon je n'ai pas eu de problème. J'espère ne jamais en avoir.

 

Tu n'as pas eu de problème avec Chris Chelios et la femme de Ronald Corey ?

 

Chris Chelios, ça m'aurait étonné mais Ronald Corey ça aurait été possible. Je n'ose pas trop en parler mais c'est humoristique.

 

Et à ton avis, légende urbaine ou réalité?

 

Je pense que c'est une réalité mais c'est une idée, on ne saura jamais. Mais c'est la grosse rumeur au Québec.

 

Écrire une chanson en anglais ça serait un blasphème ?

 

Non, pas nécessairement. C'est juste que mes textes, ce sont des textes forts dans le sens que c'est une manière d'écrire. Je m'applique vraiment à écrire mes textes. Je veux que les rimes soient fortes. Si je faisais tout en anglais, j'aurais peur de dire juste des stupidités. Je trouve qu'il y a trop d'artistes francophones et anglophones qui finalement ne disent rien dans leur chanson. Ils pourraient ne pas chanter et faire juste des « ohohoh », ça serait pareil. Je ne veux pas faire ça. Je voudrais bien faire des chansons en anglais mais je ne me sens pas assez bon en anglais pour le faire. Et si c'est pour ne pas être bon, je préfère ne pas le faire même si j'aimerais bien jouer à Las Vegas comme Céline Dion.

 

Devenir millionnaire en étant musicien ou hockeyeur, si tu avais le choix tu choisirais quoi ?

 

Je contrôle beaucoup plus ce qu'il se passe avec la musique qu'au hockey. Au hockey, tu as les blessures et le coach qui contrôle ce qui se passe... Quoi que les fans vont aussi décider si ils aiment ma musique ou pas mais je trouve que j'ai quand même un plus grand contrôle sur ma carrière qu'un joueur de hockey. Alexandre Giroux a joué un peu dans la Ligue nationale mais il aurait du avoir une carrière mais il y a des gens qui en ont décidé autrement. Venir ici ça a été compliqué mais j'ai travaillé fort pour ça et mes amis m'ont aidé pour le faire et je l'ai fait. Donc je dirais la musique. Mais le hockey fait partie de ma vie, ça c'est clair.

 

Ton idole en hockey est Chris Chelios, et ton idole musicale ?

 

Le chanteur de Metallica. Il est incroyable. Je trouve qu'il a une présence incroyable. Il est très bon avec sa guitare. Je ne suis pas capable de jouer de cette manière là et il a une présence sur scène... Tu pourrais remplacer n'importe quel autre gars sur la scène tandis que lui il est tellement puissant. Personne ne fait ça.

 

Qu'est-ce qui marche le mieux avec les filles, hockeyeur ou musicien ?

 

La musique. Quand je jouais dans le 4ème bloc, il n'y avait pas beaucoup de filles qui venaient me voir mais là ça va mieux.

 

Quels sont tes meilleurs moments, sur scène ou sur la glace ?

 

C'est différent... Quand tu mets un but en prolongation ou dans un gros match. L'intensité est très forte pendant un court moment et quand tu fais un gros spectacle, c'est intense pendant une heure et demie. C'est fou. Quand tu as un public qui connaît toutes tes paroles et qui écoute du Bob pendant les deux semaines qui précédent le show pour être prêt, c'est incroyable. Je dirais donc la musique quand même. Mais un but en prolongation au hockey, pendant trois minutes tu penses que même le président des États-Unis sait que tu as scoré un but. Mais ça s'arrête vite.

 

Et les pires ?

 

Les soirées difficiles en musique, je pense que c'est juste quand je suis dans une place misérable et que le son n'est pas bon, que l'ambiance est mauvaise. C'est difficile et ce sont des soirées plates mais au hockey quand tu fais une grosse erreur, t'as l'impression qu'il y a toute le foule qui te regarde. En musique tu peux te racheter un peu mais au hockey quand tu as un moment horrible c'est beaucoup plus difficile de te racheter.

 

Grâce à la musique tu as eu l'occasion de découvrir la Suisse, tes impressions ?

 

Les gens sont très sympathiques. Vous êtes émotifs mais pas démonstratifs. Ça vous prend quelque bières avant que vous vous laissiez aller. Je vous sens moins démonstratifs mais très sympathiques et généreux.

 

Qu'est-ce que tu as découvert en Suisse qui manque au Québec ?

 

Vous avez de très bons vins et vous conduisez beaucoup mieux que les Québécois. Sur les autoroutes c'est fou. La conduite est beaucoup mieux ici.

 

Et l'inverse ?

 

Ici la vie coûte très cher... Tout est cher mais ça va avec les salaires, tout est adapté mais pour un touriste c'est très cher.

 

Suisse ou Québec ?

 

La bière : En Suisse, parce que vous avez vos bières et nos bières.

 

Les fans de hockey : C'est tellement différents. Ici vous perdez 8-1, vous continuez à chanter quand même. C'est intense tout le match. Chez nous, c'est par moment. Quand il y a un but, je pense qu'on crie plus fort que vous mais vous c'est tout le long du match. Ça ne s'arrête pas, je trouve ça fascinant.

 

Les fans de musique :Vous en menez bien... A Genève, c'est comme chez nous mais sinon c'est chez nous.

 

La nourriture : C'est meilleur ici.

 

L'hiver : Ici

 

Les filles : Ça dépend des soirs. Il y en a des belles partout.

 

Les cheerleaders : J'aime bien les cheerleaders ici. Elles sont très bien.

 

Un petit mot pour la fin ?

 

Je vous adore. Gorgée !!! On va se revoir très bientôt.