Le site non-officiel et déjanté du Genève-Servette Hockey Club
  • Les Bières
  • Les enflures
  • Forum
  • 15.02.2019
    Les Vernets
    2-5
  • 22.02.2019
    Diners Club Arena
    19:45
  • 26.02.2019
    PostFinance Arena
    19:45

Chris McSorley : "Quand tu es grenat une fois, tu es grenat pour toujours"

Date de l'interview
Mardi, Avril 23, 2013

1h30 d'interview directement chez le boss, des questions diverses et variées et des réponses franches, voici ce qu'on est fiers de vous proposer. On a essayé de tout passer en revue, même si pour être parfaitement complets, il aurait fallu y passer des jours entiers. Vous cherchiez la plus longue interview de Chris depuis son arrivée à Genève ? La voici !

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

Oui, je trouve que vous faites un travail très honnête et j'ai beaucoup de respect pour les personnes qui y passent du temps et mettent de l'énergie. J'écoute toujours attentivement les gens qui font des commentaires parce que certainement que leur tête et leur cœur se trouvent au même endroit que les miens. Toutes les personnes qui supportent le GSHC veulent le meilleur pour cette équipe. La seule différence, c'est que parfois, je ne peux pas seulement penser à ce qui va se passer cette saison ou la suivante mais je dois aussi penser à dans deux ou trois ans. Parfois, je prends la jeunesse avec du potentiel et pas juste un bon joueur qui arrive à la fin de son potentiel.

 

Berne vient d’être sacré champion, ça doit accentuer tes regrets de ne pas les avoir sortis en ¼ non ?

 

Oui, c'est très difficile à accepter. Je suis extrêmement fier de l'équipe et de ce qu'elle a donné. On a gagné trois matches vraiment chauds contre Berne et il y a eu des circonstances dans la série qui ont fait pencher la balance pour Berne, mais on avait nos chances. Dans le match numéro cinq à Berne, on avait deux possibilités de goal qui nous aurait fait gagner la série. Pour le match six à Genève, on avait de nouveau deux possibilités en prolongations et dans les tirs au but. On a été la meilleure équipe durant cinq des sept matches mais on a pas été capables de gagner. Dans mon for intérieur et dans celui des joueurs, tout le monde pense que si on avait passé Berne, on pouvait gagner le championnat. Ce qui est important, c'est ce qu'on a appris de cette leçon. L'année prochaine, c'est sur que dans une situation de match cinq ou six, quand nous aurons une chance de fermer la porte, l'expérience et la douleur que nous avons eus cette saison nous aideront à la fermer et conclure la série.

 

Dans le public, certains ont l’impression que si on avait sorti Berne, on serait allé au bout. C’est donc aussi ce que tu penses ?

 

Oui, je pense ça aussi. J'y ai vraiment cru et l'équipe aussi. Notre opinion est que nous étions la meilleure équipe dans cette série. On a pas su les mettre au sol, on les a laissé revenir. Berne a une culture d'ancien champion et c'est ce qui leur a permis de gagner. Mais l'expérience que nous avons acquise cette année va nous permettre d'être beaucoup plus prêts à battre ce genre d'adversaire l'année prochaine.

 

Tu as déclaré en début de saison que cette équipe était la meilleure que tu aies pu entraîner. C’est toujours ce que tu penses ?

 

Avec les nouvelles arrivées, je pense que l'équipe de l'année prochaine sera encore meilleure.

 

Comment peut-on expliquer l’énorme passage à vide qu’a connu l’équipe après ses fantastiques débuts ?

 

Notre équipe, je l'ai mise en garde. On gagnait facilement au début, on gagnait beaucoup mais en tant que coach, je n'aimais pas la manière dont on gagnait. On gagnait mais pas avec de la structure alors que les équipes adverses perdaient mais chaque match avec une meilleure structure. Les joueurs n'ont pas fait attention à la mise en garde de Louis et moi. On a averti l'équipe que l'orage était en train d'arriver. Et quand il nous a frappé, il a frappé une maison sans fondation. C'est ce qui est arrivé en novembre et en plus on a perdu Logan Couture. On n'avait pas les fondations nécessaires en place pour supporter la structure. Mais c'est la meilleure chose qui nous soit arrivé parce que ça a permis aux joueurs d'accepter de retourner aux bases et nous avons travaillé avec l'équipe, en novembre et décembre, ce que les autres équipes ont fait en août, septembre et octobre.

 

En tant que coach, que peut-on dire aux joueurs pour les aider à relever la tête ?

 

Quand l'équipe va bien, c'est là qu'on travaille fort et qu'on pousse un maximum. Quand l'équipe va moins bien, c'est là que parfois il faut reculer un peu et laisser les joueurs prendre conscience de la situation, qu'ils se retrouvent entre eux. Pour moi, chaque joueur est fait différemment, chaque joueur réagit différemment. Certains joueurs ont besoin de toi tous les jours, il faut les coacher tout le temps et d'autres n'ont pas besoin que tu sois trop présent. Ils sont plus autonomes. Donc tu ne peux pas coacher tous les joueurs de la même manière. Tu dois avoir une approche différente pour chaque joueur.

 

Peux-tu nous expliquer ce qu’il s’est passé avec Kévin Hecquefeuille ? Il ne nous semblait pas faire une saison catastrophique non ?

 

Kevin est un joueur à qui nous avons donné sa chance. Kevin est un attaquant qui a été converti en défenseur. Il a besoin d'outils offensifs. Il ne peut pas jouer en LNA où il y a un jeu plus basé sur un concept défensif. Tu ne peux pas être une équipe dans le top du championnat si tes joueurs offensifs n'amènent pas une part de défensif également. Si un défenseur étranger refuse de prendre ses responsabilités défensivement, tu ne peux pas le laisser aller sur la glace dans les moments critiques du match. Et là, il y a un problème. J'adore Kevin, c'est un super gars mais il ne voulait juste pas accepter le fait que tu doives jouer dans les deux sens. Le jeu est défini par ce que tu sais faire avec le puck mais les meilleures joueurs sont définis par ce qu'ils savent faire sans le puck. Il faut que Kevin apprenne cette part du jeu.

 

Est-ce que l’ambiance dans l’équipe a toujours été bonne ? On a entendu parler de certaines tensions entre joueurs ?

 

C'est certainement un des meilleures groupes de gars que nous avons eus ici. Les joueurs ne s'allumaient pas, les joueurs étaient très proches et confiants. Il y a eu une période difficile à passer durant le mois de novembre, quand il y a eu les annonces de Tobias Stephan à Zoug, Dan Fritsche à Lugano et Logan Couture qui rentrait.... Ce sont les principales raisons pour moi. Ca a beaucoup affecté l'équipe.

 

Comment as-tu réagi au Harlem Shake que les joueurs ont fait ?

 

Oh... J'étais un peu choqué. J'ai 51 ans. Je ne fais pas la différence entre le Harlem Shake et le Nog shake (boisson à base d'oeufs). J'ai été un peu choqué quand je l'ai vu, je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait. Je suis rentré à la maison, j'ai discuté avec ma femme et elle m'a dit non non non, c'est une grande mode. Ma fille m'a aussi expliqué que c'était la nouvelle mode, que c'était le truc du moment. Ma fille et mon épouse m'ont calmé considérablement.

 

Qu’en est-il d’Eliot Berthon ? Sera-t-il Genevois ou Lausannois la saison prochaine ?

 

Il n'y a pas de décision qui à été prise actuellement. Eliot a fait un grand pas en avant avec Lausanne. Soit tu bâtis une équipe capable de gagner le titre ou tu construis une équipe que tu espères capable de gagner le titre ces prochaines années. Nous ne sommes pas une équipe qui doit être reconstruite mais une équipe qui est bâtie pour gagner. Eliot a une chance d'être à Genève l'année prochaine et d'être un joueur qui va faire partie de notre top 12. Il est un joueur dynamique mais en même temps Lausanne est à un niveau différent de l'équipe que nous avons. Je pense que nous avons une équipe pour être dans le top 6 et Lausanne aura une équipe qui va essayer de faire les playoffs. Eliot aura une chance de faire les camps d'entraînement avec nous et de montrer ce qu'il vaut, de nous convaincre et sinon il retournera à Lausanne.

 

Dan Fritsche nous a dit que de t’annoncer son départ fut la chose la plus dure qu’il ait eu à faire. Tu voulais vraiment le garder ?

 

On sait que Dan est un joueur de très bon niveau. C'est une très bonne personne. Mais c'était une question de finances. Je suis heureux pour Dan et la décision qu'il a prise. Nous étions très concentré sur Denis Hollenstein qui est un des top joueurs du pays et qui a une excellente entente avec Kevin Romy en équipe nationale. C'est pour ça que nous avons choisi Denis.

 

Quelques jours après son départ, on apprend l’arrivée d’Hollenstein. Est-ce que l’on gagne au change selon toi ?

 

Oui, il va être un des meilleurs joueurs du pays. C'est un joueur de classe mondiale et il va beaucoup amener dans le jeu.

 

Es-tu déçu du comportement de Walsky ?

 

Eric est un super gars. La manière dont il joue est différente de la manière dont on joue à Genève, du style de Genève qui est un peu plus direct et linéaire. Eric était capable de décrocher un bon contrat avec un bon salaire et on était pas capable de lui garantir d'être dans notre top 6 car chez nous il y a deux lignes qui attaquent, une ligne défensive et une ligne qui est une ligne énergique. Et avec l'équipe que nous avons avec notre manière de jouer ça ne correspondait plus. 

 

Beaucoup pensent que Sven Andrighetto sera drafté cet été et ne jouera jamais à Genève. Quel est ton sentiment à ce sujet ?

 

Sven était dans mon radar depuis plusieurs années. C'est une fusée suisse et il faisait partie de mes objectifs. Je pense que Sven sera un des joueurs les plus populaires à Genève l'année prochaine. Les gens vont vraiment s'attacher à lui, à son énergie, ses bonnes capacités offensives. C'est un joueur électrique.

 

Qu’en est-il de la situation de Brian Pothier ?

 

Brian était à Genève il y a environ 6 semaines pour un contrôle médical. Il ne fait pas de progression dans la récupération de sa commotion. Il n'est pour le moment pas capable de rejouer au hockey ni de courir avec ses enfants sans souffrir de problème d'équilibre. C'est vraiment triste pour lui. C'est une super personne mais je ne pense pas que Brian rejouera au hockey.

 

Beaucoup de gens trouvent que ton système de jeu n’est pas beau à voir. Comprends-tu cela ?

 

Je suis en désaccord avec ça parce je ne pense pas que les fans voient suffisamment comment l'équipe joue. Nous sommes une équipe qui joue intense sur les checks, on est une équipe qui ne veut pas jouer un système trop défensif. Si j'étais juste un manager, je ferais jouer un jeu très statique pour puiser toute l'énergie aux autres équipes. Je n'ai jamais entendu dire qu'un autre coach trouvait qu'à Genève on jouait un jeu qui n'était pas sexy. J'aime à croire que c'est probablement un des style le plus ouvert et un des plus « up and down » qui se joue dans le pays.

 

N’as-tu pas parfois envie de donner plus de liberté offensive à nos joueurs ?

 

Je pense que ça aussi c'est une mauvaise rumeur parce que si tu regardes l'historique des joueurs de Genève, il y a eu Kolnik avec qui il n'y a pas eu de problème, Tony n'a pas eu de problème, Deruns non plus. Thomas, Tony et Paul ont eu une année énorme ensemble. Aubin n'a pas eu de problème donc les bons joueurs n'ont pas de problème pour jouer de bons systèmes. Notre système n'est pas différent des Detroit Red Wings et il n'est pas différent des Sharks de San José. C'est dupliqué, la structure défensive, les principes d'attaque offensive, la transition...c'est dupliqué. Avec la technologie de nos jours, il n'y a plus de secrets, tous le monde sait ce que font les autres équipes. À Genève, notre système a été adapté à tous les meilleures systèmes de la ligue pour que notre équipe ait une chance de réussir aussi. En tant que coach, je veux exactement ce que le joueur veut. J'aimerais que tous les joueurs marquent 30 buts par saisons et fassent 60 points pour être le joueur le plus populaire de l'équipe mais tu ne peux pas avoir un système qui est basé uniquement sur l'attaque, tu dois trouver un équilibre pour que le joueur puisse réussir et que l'équipe ait une chance de gagner.

 

On a souvent l’impression que faire une entrée en zone avec le puck est mission impossible pour nos joueurs, comment expliquer cette difficulté ?

 

Certainement que nous avons eu des problèmes cette année. C'est dans la manière de jouer le jeu aujourd'hui et c'est quelque chose que le coach doit travailler avec ses joueurs au quotidien. Dans les vidéos on peut voir comment Fribourg a eu du mal en playoffs contre Berne. Ils arrivaient pas à amener les pucks plus loin que la ligne bleue. Le match numéro un contre Berne, on n'arrivait pas à amener puck au delà de la ligne bleue et les six matches suivants, on a été capable de le faire. C'est une question de tactique que nous avons été capable de déployer dans la série. Durant la saison, tous les joueurs étaient conscients qu'en infériorité numérique dans la zone neutre, ils devaient manager le puck, utiliser les bords en style billard. Il y a toujours des directions pour s'échapper, et ça revient à la responsabilité de chaque joueur de sécuriser le jeu, de gérer la pression et de réagir en fonction.

 

Comment expliquer que tu sois le seul coach à oser sortir son gardien à n’importe quel moment d’un match ?

 

J'ai commencé à faire ça il y a 15 ans en arrière et maintenant c'est quelque chose de courant dans les collèges US d'enlever votre gardien pour être à 6 contre 3. Pour moi, si tu as un 5 contre 3 dans le jeu et que tu ne marques pas, mathématiquement les chances de gagner le match sont amoindries. Le jeu est contre toi. Je suis quelqu'un qui prend ce genre de choses en compte comme par exemple marquer le premier goal du match augmente tes chance de victoire, marquer le troisième goal du match aussi. Je mets beaucoup de pression sur mon équipe sur certains points pour ce genre de raisons. Quand je sors le gardien au milieu d'un match, c'est souvent parce que je veux réveiller mon équipe, peut être que l'équipe est endormie et normalement ça les réveille ou c'est qu'il y a une situation de jeu où je sais que si on est capables de faire quelque chose, mathématiquement nos chances de gagner vont augmenter.

 

Depuis notre retour en LNA, nous avons régulièrement le pire power-play de la ligue. Comment peux-tu expliquer cela ?

 

Quand nous avions Hauer et Heward, nous avions un des meilleurs power-play. Une grande partie de la responsabilité du power-play revient aux défenseurs. Il y a une centaine de manière de jouer un power-play et au final ça revient toujours à quelque chose de simple : bouger le puck rapidement, faire des shoots défensifs et les attaquants autour du but pour la finition et les rebonds pour qu'un maximum de pucks rentrent. Le power-play est très basique. Il n'existe pas de canne de hockey de 35 mètres, les coachs ne peuvent pas mettre le puck au fond du but. Il y avait une frustration cette année que notre power-play n'ait pas été meilleur et c'est une chose qui sera certainement meilleure l'année prochaine.

 

Avec tous les joueurs talentueux que l’on a eus à Genève, ça parait incroyable de n’avoir jamais réussi à trouver de solutions non ?

 

Oui, mais il ne faut pas oublier qu'on a un petit budget et que certaines équipes ont le double de notre budget. Ces équipes ont les meilleurs défenseurs de la ligue à la ligne bleue, qui sont vraiment au top. On ne peut pas tout se permettre, on essaie d'avoir des bons joueurs étrangers mais on ne peut investir la même somme pour les joueurs suisses. En dehors de Goran sur notre power-play, on a pas d'autre défenseur suisse qui pourrait jouer dans le power-play des meilleures équipes. 

 

Est-ce que le problème vient des joueurs ou du système que tu souhaites leur faire appliquer ?

 

Dire que le problème vient du système, c'est l'excuse la plus facile du monde pour les joueurs ou le public. Il y a sûrement aucune autre équipe qui passe autant de temps à regarder et discuter des vidéos et stratégies du power-play que nous mais de toute manière, à la fin, c'est le joueurs qui doit s'exécuter, shooter le puck, aller au but et voilà. Et si ils ne le font pas, aucun power-play peut être bénéfique.

 

A-t-on réellement l’un des 4 plus petits bugets de la Ligue ?

 

Absolument. On est vraiment reconnaissant envers les politiciens et envers la ville de Genève pour tout le travail qu'ils ont fait aux Vernets. Ça nous a certainement donné une opportunité pour avoir plus de revenu mais nous avons capitalisé et optimisé toutes les opportunités de revenus des Vernets. Mais chaque année, les joueurs veulent des salaires plus élèves, les joueurs ne reviennent jamais en arrière avec leur salaire, toutes les dépenses ne diminuent jamais. Hugh et moi sommes tout le temps en train de chercher des nouvelles sources de revenus pour l'équipe mais la réalité c'est qu'il est toujours plus cher d'avoir une équipe de hockey. Nous n'avons pas des prix de billets de match trop élevés, nous voulons pas pénaliser les fans pour compenser le manque. Mais nous avons absolument un des quatre plus petit budget de la ligue et ça demande d'être beaucoup plus intelligent dans la manière de le dépenser, sur quels joueurs on place les dépenses. On n'a pas beaucoup de joueurs de réserve et le secret des équipes au top, c'est d'avoir de la profondeur de banc. C'est ce qui fait gagner les playoffs et également l'importance des étrangers. Les équipes au top ont des gars comme Byron Ritchie ou Travis Roche, ce sont des joueurs qui coûtent cher et on en a juste pas la capacité ici à Genève.

 

Comment est-ce alors possible d’engager des joueurs comme Romy et Hollenstein, que toute la Suisse s’arrachait, en plus des jours déjà présents ?

 

Oui, c'est sûr qu'ils sont chers aussi. Mais nous n'aurions pas des gars comme Romy et Hollenstein si nous n'avions pas gars qui coûtent moins cher pour équilibrer.

 

Si le budget est vraiment si petit, ça veut dire qu’il y a beaucoup d’aides extérieures qui ne figurent pas au budget ?

 

Nous travaillons vraiment dur pour avoir de l'aide en dehors du club. Nous avons beaucoup d'aide de gens vraiment spéciaux et beaucoup d'aide du club de soutien. On ne pourrait pas faire sans. Nous passons beaucoup de temps à discuter avec ces personnes, faire un plan et le faire avancer. Le plus important, ce n'est pas juste de dire que l'objectif est d'atteindre les playoffs. En tant que fans vous êtes contents de faire les playoffs chaque année. Mais le but est aussi de gagner le championnat. Et ces dernières années, il n'y a que quatre équipes qui ont gagné le championnat et chacune de ces équipes a un budget énorme. C'est comme le FC Bâle au football. C'est un accomplissement de faire ce qu'on fait chaque année face à des équipes qui ont le double de budget. Je suis soit extrêmement confiant soit extrêmement stupide de continuer à pousser pour gagner le championnat. Je pourrais prendre la solution de facilité et dire qu'on veut juste participer aux playoffs mais il y a vraiment peu d'équipes dans les dernières 13 années qui ont joué autant de matches de playoffs que Genève. Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui ont accompli ce que nous avons accompli.

 

On a notamment parlé d’éventuels investisseurs russes ?

 

Non, on a des compagnies russes qui sont en partenariat avec le club mais rien de plus.

 

Pourquoi est-ce que le GSHC ne communique jamais son budget exact à ses supporters ?

 

Parce que c'est une SA. Il y a beaucoup de clubs qui communiquent le mauvais chiffre. On a choisi de ne pas mentir au public mais on ne veut pas communiquer de chiffres. La manière de gérer une équipe a beaucoup changé. C'est un business très sérieux et on a une très grande responsabilité envers le public. On doit assurer l'avenir du club afin qu'il ne meurt jamais. Ma plus grande responsabilité n'est pas de gagner mais c'est de garantir la stabilité du GSHC. La pire chose qui puisse arriver au GSHC c'est que Hugh et moi laissions le GSHC avec des dettes et qu'il ne soit pas capable de survivre. L'équipe était là 100 ans avant moi et c'est mon objectif que le club soit là encore 100 après moi. C'est mon objectif premier.

 

Que penses-tu de la presse romande ?

 

Il y a des gens très intelligents qui écrivent et je pense qu'ils sont très justes même si j'ai droit à des critiques. J'accepte ça, ça fait partie de mon job. Je n'aime pas certaines choses mais pour nous à Genève, ça fait partie de ma responsabilité de rendre les supporters et les partenaires du GSHC fiers de leur équipe. C'est parfois dur de gagner un soutien populaire dans le pays. Mon premier objectif est de rendre les gens de Genève très fiers de leur équipe et ensuite de rendre le reste du pays heureux.

 

As-tu l’impression de parler à des gens qui connaissent le hockey quand tu te fais interviewer par certains journalistes ?

 

Certains oui, d'autres non. Certains sont très intelligents, d'autres moins mais je crois que ma relation avec la presse est bonne, je me prends le temps jour et nuit pour répondre au téléphone et me rendre disponible pour la presse. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs ou managers qui sont aussi disponibles que moi. Je n'évite pas les questions, si je n'ai pas de réponse, je ne raconte pas d'histoire. Mais je fais de mon mieux pour répondre à un maximum de questions.

 

Par rapport aux médias Nord-Américains, c’est le jour et la nuit non ?

 

C'est sûr. J'ai beaucoup d'amis qui sont dans la presse en Amérique du Nord. Je dirais que là-bas, ils parlent peut-être plus de la tactique de jeu alors qu'ici, c'est plutôt une analyse générale. Pour moi, que la personne soit entraîneur, manager ou de la presse, il y a des bonnes et des mauvaises personnes que ce soit dans n'importe quel sport, business ou dans la vie, il faut juste espérer avoir plus d'expérience avec les bonnes personnes qu'avec les mauvaises.

 

Certains te reprochent de trop vouloir en faire dans la gestion du club et d’avoir moins de temps à te consacrer au domaine sportif. Qu’as-tu à leur répondre ?

 

Les gens ne le savent peut être pas mais en 2005, cette équipe était prête à être liquidée et dissoute et si je n'avais pas un pied dedans, que je n'avais pas trouver mon partenaire Hugh Quennec, il n'y aurait pas de Genève-Servette. J'aime cette équipe, je suis consommé par ce que fait cette équipe. Certaines personnes ont des hobbies comme du golf, du tennis ou du bowling.... Pour Hugh et moi c'est notre hobby, c'est notre job, notre vie. On aime ça. Les gens n'ont pas idée de combien je travaille tous les jours de la semaine. Je m'entoure de gens qui partagent ma passion, Louis Matte, Jimmy, les gens du staff, Christophe Stucki... Quand tu travailles dans le sport, ça devient un job, tu dois vivre. Le sport est une carrière. C'est quelque chose pour lequel tu ne peux pas compter les heures, regarder ta montre. Je n'ai jamais besoin d'un réveil pour me lever le matin. Je suis toujours disponible pour les joueurs et pour l'équipe. J'ai des assistants merveilleux et un super staff matériel. 

 

Du coup, certains imaginent que tu serais plus à l’aise en tant que Directeur sportif, avec un entraîneur « en-dessous » de toi. As-tu déjà réfléchi à cette idée ?

 

On pourrait faire ça, mais je crois que que quand je ne serais pas le meilleur gars pour ce job en tant que coach, ça sera la jour ou j'aurais probablement passé une étape et il faut comprendre que quand tu travailles pour toi même, tu travailles également pour la plus grande critique...

 

Quand tu es arrivé à Genève en 2001, tu t’attendais à y rester aussi longtemps et avec autant de responsabilités ?

 

Non, en 2005 j'aurais pu prendre une décision plus facile et signer avec Berne, Lugano ou Zurich et avoir un énorme salaire pour plusieurs années mais quand je me serais réveillé, il n'y aurait certainement plus eu de Genève-Servette. C'est une décision qui avait été prise... si aucun propriétaire n'était trouvé, il n'y avait plus de Genève-Servette. Cette équipe aurait été liquidée. J'aurais pu prendre décision facile, prendre ma famille, faire mes bagages et partir mais j'ai décidé de rester derrière le club et essayer de le sauver. Je crois en Genève-Servette, je crois que Genève peut être une des meilleures équipes du pays. Hugh et moi travaillons collectivement pour ce club, on trouve que ce serait quelque chose d'incroyable que Genève devienne une des équipes les plus reconnues d'Europe. Nous sommes une des équipes avec le plus de notoriété de la ligue, tout le monde qui vient à Genève sait que nous aimons l'excellence. Notre équipe administrative avec Christophe Stucki est une des meilleures équipes, une des mieux organisées. Venir à un match de hockey à Genève est une des meilleures expérience sportive en Europe et le public a énormément augmenté ces dernières années à Genève. Ce que nous avons fait et construit ici à Genève, on peut en être vraiment fiers.

 

Est-ce que tu as déjà pensé à quitter Genève pour un autre club ?

 

Je pourrais et je serais désolé pour Genève. Je veux dire que je pourrais faire mes affaires et partir à quelque part d'autres mais j'ai juste d'énormes obligations à Genève et je sais le travail que j'ai fait ici à Genève. C'est tellement facile pour les gens de penser que la solutions pour le club serait d'avoir un nouveau coach mais ce n'est pas la solution. Il y a d'autres personnes qui pourraient être assises sur ma chaise et prendre les décisions que je prends en tant que coach. Je coache maintenant depuis 25 ans, je ne pense pas être stupide et j'espère être un peu plus intelligent chaque année. Je suis désolé mais j'ai confiance en mes capacités et si tu regardes autour de toi des gens comme Arno del Curto et moi, on fait partie de la même classe, et si j'avais décidé de partir il y a des années dans un grand club avec un grand budget, j'aurais sûrement plusieurs bagues de champion aux doigts. Tous les coachs peuvent gagner avec des grandes équipes mais montre moi un coach qui peut gagner avec une équipe qui n'est pas grande. Et mon envie à Genève est de gagner un championnat sans avoir un gros budget.

 

Certains imaginent que ton envie serait de rejoindre Lausanne…

 

Non, il y a quatre ou cinq ans, Lausanne touchait le fond. Il était à un mois de la faillite et l'équipe de management de Lausanne nous a approchés, Hugh et moi. On a pris la décision d'aider à sauver le club. Les gens s'étonnent du fait qu'on a voulu sauver notre plus grand ennemi mais si la maison de ton voisin brûle, ça ne permet pas à ta maison d'avoir plus de valeur. Si on a pris la décision d'aider Lausanne, c'est parce que le hockey en Suisse romande c'est Fribourg, Genève, Bienne, Lausanne et c'est vraiment important que ces équipes soient protégées et forment un marché. Je n'ai jamais aimé aller à Lausanne mais maintenant qu'il sont de retour en LNA, c'est une prise de valeur pour le hockey et pour le Genève-Servette. Les fans aiment les bons derbys. Il n'y a pas de meilleures derby dans le pays que Genève-Lausanne. Et je veux juste dire que vous pouvez être sur que Lausanne est de nouveau officiellement mon ennemi numéro 1.

 

Qu’est-ce que la montée de Lausanne va vraiment apporter au GSHC ?

 

Le seul avantage que nous tirons du retour de Lausanne en LNA, c'est un autre derby, donc il y aura plus de personnes. Et la valeur que Lausanne a amené par sa promotion et la popularité du hockey en Suisse romande à définitivement grandi.

 

Que va-t-il se passer désormais au niveau des relations entre nos deux clubs ?

 

C'est complètement fini. J'ai beaucoup de respect pour les personnes qui travaillent pour Lausanne mais je vais faire les mêmes transactions avec Lausanne que je fais avec Fribourg, Berne ou d'autres équipes. Je suis content d'annoncer que la mission est accomplie. Lausanne est de retour en Ligue A mais maintenant c'est fini la mission est accomplie. C'est maintenant le jour numéro un d'un nouveau début.

 

Pouvons-nous enfin savoir quel rôle toi et Quennec jouiez vraiment là-bas ?

 

Hugh s'occupait de l'aspect business à Lausanne. On voulait être sûrs qu'il y avait les bonnes personnes aux bons endroits. Je travaillais dur pour l'aspect sportif de Lausanne. Nous avons réussi à mettre les bonnes personnes là où il fallait. Nous avons été là-bas pour donner des conseils et nous sommes très contents avec la direction actuelle de Lausanne.

 

On a récemment appris le départ de Paul Savary là-bas. Ca n’a pas été trop dur à avaler pour lui ?

 

C'était vraiment mutuel. Paul voulait aller à Lausanne. Et on voulait qu'il y aille parce que nous avons réalisé en voyant jouer Byron Ritchie à Berne qu'on avait besoin d'un nouvel attaquant étranger centre. On sait qu'on ne pourra gagner un titre sans un bon étranger centre et sans donner un soutien à Kevin Romy. La décision de prendre un nouvel étranger à ce poste là pour la saison prochaine a poussé Paul en dehors du top 6. Paul Savary sera toujours grenat. Il aura toujours cette couleur. Quand tu es grenat une fois tu es grenat pour toujours. Paul est un joueur que j'ai toujours beaucoup aimé et respecté mais être correct avec Paul ce n'est pas le faire patienter en tribunes. Paul a besoin de jouer dans une des deux premières lignes sinon il ne peux pas faire son job. Ce n'est pas un checkeur, ce n'est pas un joueur énergique, c'est un joueur offensif et notre équipe est dans une position très différentes de Lausanne en ce moment. Lausanne regarde pour collecter des joueurs de LNA et Paul est très heureux de rester en Suisse romande. Certainement que Paul va revenir l'année prochaine et jouer des bons matches contre Genève mais personnellement je suis heureux pour Paul.

 

Hugh Quennec semble militer pour une ligue fermée. Penses-tu que ce soit la solution ?

 

Il y a beaucoup d'oppositions par rapport à ça. Nous croyons vraiment que la ligue devrait être fermée, il y a tellement d'argent et de ressources qui sont perdus pour les équipes qui ne font pas les playoffs et qui essaient juste d'obtenir leur licence. C'est impossible pour ces équipes de développer les jeunes joueurs si elles ont toujours peur de l'opposition et d'être reléguée. C'est impossible pour les jeunes d'avoir le temps de jeu nécessaire pour leur développement si l'équipe a peur à tous les matches d'être en position de relégable donc on pense qu'il y a beaucoup de positif à avoir une ligue fermée mais pour le moment on a pas la majorité qui nous soutient.

 

L’arbitrage dans le pays est régulièrement remis en cause. Comment pourrait-on agir pour remédier à ce problème ?

 

Ça c'est une des choses pour lesquelles nous travaillons vraiment dur. Il y a beaucoup de situations bizarres qui sont arrivées cette année avec les arbitres pour lesquelles on ne peut pas rester silencieux mais on va pousser jusqu'à ce qu'on sente qu'il y a une manière très correcte de manager les arbitres. On a vu des choses cette année et particulièrement dans notre série avec des mêmes paires d'arbitres, Berne a eu des résultats miraculeux avec ces arbitres et pour moi il y a certaines choses qui doivent changer. On aimerait juste qu'à tous les matches, les arbitres gèrent le match et n'aient pas d'influence sur le résultat. Il y a des bonnes personnes dans cette ligue et il faut qu'on aille vers ces personnes maintenant.

 

Les arbitres sont-ils réellement influencés par les réactions du public, notamment à Berne ?

 

Berne est une équipe très bien établie dans la ligue et je ne peux pas en dire trop. J'ai des opinions très fortes qui sont soutenus par beaucoup de personnes, équipes et collègues dans la ligue. Nous sommes en train de nous battre pour avoir de la qualité dans la ligue.

 

En parlant de Berne, Sven Leuenberger t’a récemment insulté dans les médias. Comment réagis-tu à ça ?

 

Pour moi ça n'a pas d'importance. Sven a réagi parce qu'on a demandé d'ouvrir une procédure contre Gardner. La ligue a ouvert une procédure et a réagi. J'aime beaucoup Sven, c'est un ami. On a eu un meeting la semaine dernière à Zoug et Sven s'est excusé. Pour moi c'est ok, ma peau est bien plus épaisse que ça.

 

Que penses-tu du système du juge unique ?

 

Je pense que c'est une personne juste et correcte. Les gens pensent qu'il est influencé par les équipes, qu'il y a un conflit avec le système mais il y en a pas. J'ai beaucoup de respect pour lui et actuellement je n'ai pas de problème avec la structure du juge unique.

 

Penses-tu que ton comportement peut faire peur à certains joueurs au moment de choisir un club ?

 

C'est sûr que je demande beaucoup aux joueurs pour obtenir des résultats. Genève n'est pas fait pour tous les joueurs. Si tu regardes des joueurs comme Hollenstein, Andrighetto et Marti qui sont de très bons joueurs et connaissent tout de moi avant de signer le contrat... Ils acceptent quand même de venir. Si tu n'est pas passionné pour ton job, Genève n'est pas fait pour toi. Genève, pour avoir du succès, a besoin de 22 joueurs sur la glace qui joue avec de la passion. Si tu n'es pas passionné, tu as probablement meilleur temps de ne pas jouer à Genève.

 

Quels étaient les problèmes avec des joueurs comme Brunner ou Schneeberger ?

 

Ils ne pouvaient pas jouer à Genève. Ils étaient incapables de jouer à Genève. Ce sont des super gars mais Brunner n'était pas meilleur que Berthon ou que Jean Savary. Il n'était pas meilleur que ce que j'avais déjà. Pourquoi continuer avec une erreur qui coûte cher ? Donc on a cherché une solution avec John Fritsche qui, pour Genève, est un nettement meilleur joueur. Brunner est retourné à Berne, il a fait un but et un assist et voilà. Cette année, il était à Langnau et maintenant il n'a plus de travail alors voilà. Je reconnais que j'ai fait une erreur, je coupe le cordon et je vais de l'avant. Schneeberger est numéro 6 ou 7 à Davos mais pour moi il était juste incapable de jouer dans un système comme le notre.

 

Gardes-tu des contacts avec tes anciens joueurs ?

 

Oui beaucoup. Beaucoup de mes vieux amis sont des anciens joueurs même si tu ne peux pas apprécier tous les joueurs. Pour moi, le but n'est pas de gagner un concours de popularité mais j'essaie juste de respecter mes joueurs et je pense qu'ils me respectent aussi. Avec certains joueurs, je m'entends bien avec d'autre moins mais ça n'interfère pas avec le business.

 

Comment expliquer que tu sois régulièrement amendé par le juge unique ?

 

Genève était dans le radar du hockey suisse il y a 12 ans. Quand je suis arrivé à Genève, je ne pouvais pas juste m'asseoir et rester tranquille. Je suis quelqu'un qui se bat pour ce qui me paraît juste, pour mes joueurs et si tu ne le fais pas, tu ne vas jamais gagner un championnat. C'est un long processus, ce n'est pas juste une petite excursion, c'est un long voyage. Crois-moi, on va avoir un titre à Genève. Et quand on le gagnera, tout l'argent que j'ai payé, ça ne sera plus important.

 

Crois-tu que les arbitres sont plus sévères avec toi qu’avec d’autres ?

 

Non mais il y a certaines équipes qui peuvent avoir une meilleurs influence et on se bat match par match sur les bases du hockey. Les arbitres ne sont pas des mauvaises personnes et ne sont pas malhonnêtes. Je pense qu'on a le même traitement que les autres clubs.

 

Quel est ton meilleur souvenir depuis que tu es à Genève ?

 

Je ne suis pas quelqu'un qui garde les souvenirs, je ne les collecte pas. Je suis quelqu'un qui croit toujours à demain ou à l'année prochaine. Je ne vis pas dans le passé. Je suis quelqu'un qui est capable de digérer rapidement le passé et aller dans le futur. Je ne dirais donc pas que j'ai gardé certains souvenirs. Ce dont je me souviens c'est que les gens viennent aux matches et ont du plaisir avec ce qu'on fait. Mon meilleur souvenir c'est ce qu'on fait pour les personnes à Genève. On donne vraiment le maximum pour gagner tous les matches à domicile. Si tu perds, perds sur la route mais pas à domicile. Cette année on avait le deuxième meilleur nombre de victoire à domicile de la ligue.

 

Le meilleur joueur que tu as entraîné ?

 

Patrice Lefebvre, Oleg Petrov, Tony Salmelainen, Logan Couture, Reto Pavoni, Brett Hauer, Kevin Romy, Thomas Deruns, Goran Bezina... il y en a beaucoup. Rivera et Mercier qui se donnent toujours à 100 %. Je respecte beaucoup plus les joueurs qui ont peut-être moins de talent mais quis'engage à 100% que celui qui a beaucoup de talent mais qui s'engage à 50%.

 

Celui que tu regrettes d’avoir engagé ?

 

Ce n'est pas vraiment regretter, c'est toujours une loterie quand tu signes un joueur. Je pense qu'on a pris des bonnes et des mauvaises décisions à Genève. Mais il faut que le joueur corresponde à notre système qui est un système assez direct et qui prend beaucoup d'énergie et de passion.

 

Et celui que tu regrettes d’avoir laissé partir ?

 

Il y a certains joueurs qu'on a pas réussi à garder comme Reto Suri que j'aurais voulu qu'on soit capable de trouver un contrat mais il avait une option qu'il n'a pas voulu activer. Je respecte ça. Il a reçu une super offre de Rappi et il est devenu un excellent joueur en Suisse. J'aurais voulu que Reto soit encore à Genève. Normalement, on arrive à garder les joueurs à part si on ne peut combler les demandes financières ou si ils ont fini un cycle de leur carrière de hockeyeur à Genève.

 

Nous avons récemment demandé aux fans d’élire leur « ligne de la décennie ». Quelle serait la tienne ?

 

J'ai quelques joueurs que j'ai trouvé très spéciaux mais je ne pourrais pas faire une ligne. Bozon et Fedulov ont était très spéciaux pour Genève. Ils ont fait plus que jouer pour Genève. Il y aussi Goran, Paul et Thomas. On oublie souvent Mercier et Rivera qui sont très loyale envers cette équipe.

 

Un mots pour les fans du GSHC ?

 

Merci pour tout votre soutien. Nous travaillons jour et nuit pour pouvoir aller chercher un titre pour Genève et nous aimons ce que nous faisons. Nous avons une très bonne équipe sur et en dehors de la glace. Nous avons toutes les pièce en place pour avoir un grand succès dans le futur. Il y a aussi Genève Futur qui nous permet d'avoir les meilleurs jeunes du pays et on les verra bientôt à l’œuvre chez nous.