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Dan Fritsche : "J'ai vraiment eu une super expérience ici"

Date de l'interview
Vendredi, Janvier 11, 2013

Il est actuellement la cible de pas mal de critiques concernant son implication dans le jeu depuis l'annonce de son transfert à Lugano. A défaut de pouvoir prouver qu'il ne se donne pas à fond sur la glace, on a fait ce qu'on sait faire, à savoir l'interviwer.

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

Non

 

Tout d’abord, comment vas-tu ? Tu as connu pas mal de soucis de santé ces derniers temps.

 

Bien. Je me sens en bonne santé. L'année dernière était une longue année difficile pour moi avec plusieurs blessures et une grosse maladie mais j'ai bien récupéré. J'ai eu une petite blessure à l'épaule cette année mais rien d'important et je me sens bien, je me sens fort.

 

Tu as souffert d’une terrible maladie l’année passée. Comment traverse-t-on ce genre de moments ?

 

Quand on m’a donné le diagnostic de Guillain Barré, ça a été une période très effrayante de ma vie mais j'ai eu beaucoup de chance d'être dans un endroit comme Genève où il y a des bons hôpitaux avec des bons médecins. Oui, c'était une période effrayante avec des nouvelles perspectives de vie pour moi mais en même temps je pense que ça m'a rendu plus fort sur et en dehors de la glace.

 

Tu es revenu très rapidement après ta dernière blessure à l’épaule. C’était moins grave que prévu ?

 

Oui. J'ai eu de la chance, ce n'était pas trop important. Je n'aime pas manquer des matches et heureusement j'ai pu revenir rapidement. Il fallait juste un peu de temps pour que mon épaule soit de nouveau forte. J'ai eu de la chance et j'ai travaillé dur pour que ça se fasse rapidement.

 

Tu as fondé ta propre fondation, peux-tu nous en dire un peu plus ?

 

Oui, ça s'appelle Hockey's Heroes Foundation. C'est pour la lutte du cancer chez les enfants. On travaille beaucoup pendant l'été pour récolter de l'argent. On fait bénéficier les familles de Cleavland et alentours. On ne donne pas de l'argent pour la recherche mais l'argent va directement aux familles pour financer les dépenses médicales ou pour certaines choses comme des vacances quand l'enfant ne va pas bien et qu'il a besoin de se changer les idées. C'est une bonne chose et on a beaucoup de plaisir à faire ça.

 

Tu as disputé plus de 250 matches de NHL. Comment expliquer que tu n’aies pas poursuivi l’aventure là-bas ?

 

C'est devenu une ligue très compétitive et c'est une ligue jeune maintenant. Tous les nouveaux drafts concernent des jeunes joueurs qui arrivent dans le système. C'est dur de garder ta place. Quand on te donne ta chance, tu dois vraiment tout donner et faire tes preuves. Si tu ne le fais pas, tu te fonds dans la masse et c'est difficile de revenir. Mais j’ai eu une bonne expérience en NHL et je ne regrette rien. J’aime beaucoup être ici et je n’ai jamais regretté d’être venu ici.

 

Est-ce un rêve d’y retourner ?

 

Non, enfin si ça arrive, ça arrive mais si ça n’arrive pas ce n’est pas grave. Comme je l’ai dit, je suis vraiment heureux de jouer en Suisse.

 

Tu as joué à Colombus, New-York et Minnesota. De quel club garderas-tu le meilleur souvenir ?

 

Probablement de Columbus. Avec chaque équipe, c’était une expérience unique mais à Columbus, c’est là où je suis resté le plus longtemps, pendant quatre ou cinq ans. Columbus est à deux heures de chez moi à Cleavland donc c’était un peu comme si je vivais à la maison. C’était vraiment agréable. J’avais des amis et des gens de ma famille qui venaient me voir jouer à tous les matches. J’avais beaucoup de plaisir à jouer là-bas et je pense que c’est de ce club que je garde le meilleur souvenir.

 

Le lock-out est maintenant enfin terminé. C'est une bonne chose?

 

Oui, c'est une bonne chose pour le hockey. Si ça avait duré toute la saison ça aurait été négatif pour le jeu parce que je pense que le hockey a énormément évolué. Et les fans aurait été vraiment frustrés et mécontents avec les deux côtés, les joueurs et les propriétaires. Je suis content qu'ils aient trouvé un accord. C’est vraiment bien pour le jeu.

 

Avant ton arrivée à Genève, cela faisait déjà 2-3 ans que Chris McSorley te voulait non ?

 

Oui, Chris et plusieurs autres équipes savaient que j’avais la double nationalité Suisse et Américaine donc plusieurs équipes étaient intéressées. Je voulais être sur que c’était le bon moment pour moi de venir ici et en 2010 j’ai senti que ce moment était arrivé. C'est pour ça que j’ai pris la décision de venir.

 

Qu’est-ce qui t’a décidé à venir à Genève, en 2010 ?

 

Il y avait une bonne équipe et j’ai pensé que c’était probablement la meilleure possibilité pour moi par rapport à l'équipe en place et sa manière de jouer.

 

Que penses-tu de la vie à Genève ?

 

C’est un endroit fantastique pour vivre. C’est magnifique. C’est un peu cher mais je pense que c’est la seule chose négative qu’il y a à dire. Ah oui, il y a le trafic aussi. Mais sinon, c’est une très belle ville, c’est propre et les gens sont très agréables. C’est vraiment une ville fantastique.

 

Quelles sont les principales différences entre une organisation de NHL et un club comme le GSHC ?

 

Il y a beaucoup de différences entre les deux ligues et pas seulement entre deux équipes en particulier. Je pense qu’en NHL, tu voyages beaucoup plus, tu es toujours sur la route parfois une semaine ou dix jours d’affilée et ici tu dors dans ton propre lit toutes les nuits. Ce qui est super, spécialement pour les gars qui ont une famille. Il y a moins de matches, 50 contre 82. Il y a beaucoup plus de temps libre ici. Le jeu n’est pas pareil avec la différence de superficie de la glace. Les joueurs ici sont individuellement plus rapides que ceux de la NHL mais en NHL c’est le jeu qui est plus rapide. Ici, il y a plus de place pour faire des choses. C’est un jeu différent. Les joueurs qui viennent d’Amérique du Nord en Europe ont besoin d’un temps d'adaptation. Ce n’est pas le même jeu mais c’est aussi du très bon hockey.

 

L’année passée a été très difficile. Comment le vit-on quand on n’est pas sur la glace ?

 

L’année passée était une année comme aucune autre pour moi avec mes blessures et ma maladie et ça l'a aussi été pour toute l’équipe avec les nombreuses blessures qu’on a eu. Il y avait beaucoup de malchance. C’était fou mais pour moi chaque année et une nouvelle année, où je commence quelque chose de nouveau. Je ne veux pas garder cette année dans ma mémoire, je ne veux pas y penser. Maintenant, c'est une nouvelle saison avec une nouvelle équipe et plein de nouveaux joueurs. On est heureux avec cette saison jusqu’à maintenant.

 

Comment expliques-tu le départ canon de cette saison ?

 

On a eu une bonne préparation et on était prêts. On a une nouvelle équipe et on a une très bonne alchimie. On a un bon groupe. Tous les gars amènent quelque chose de bien pour l’équipe et on est des amis. Pour moi, notre début de saison n’était pas une surprise. Je savais qu’on allait faire quelque chose de spécial.

 

Est-ce grâce à Paul le blaireau ?

 

Ah Paul le blaireau !!! Oui, c’est drôle. On était à Chamonix est on a pris Paul. Ensuite, on l’a pris partout avec nous. Il est devenu un porte bonheur. Beaucoup de joueurs de hockey sont superstitieux, je le suis moi-même donc toutes les victoires sont un peu grâce à Paul le blaireau.

 

On a rapidement senti des affinités sur la glace entre toi et Kevin Romy, juste ?

 

Oui, je pense que c’est un bon gars. On a joué ensemble une partie de la saison et on a une bonne entente. Ca a l’air de marcher. On se trouve souvent. Il y a une bonne entente depuis le premier camp d’entraînement.

 

Qu’est-ce qu’une star comme Logan Couture a pu amener à l’équipe durant son passage ?

 

C’est une star de NHL. Il a amené beaucoup sur le plan offensif à l’équipe. Quand il jouait avec Kevin et moi, on avait une bonne alchimie ensemble. On a eu beaucoup de succès. Maintenant que le lock-out est terminé, ça ne sera pas facile de retrouver un gars comme lui qui faisait du bien dans toutes les phases de jeu. C’était bien de l’avoir, il a fait du bien à notre ligne et à toute l’équipe ça c’est sûr.

 

Est-ce que McSorley est le coach le plus fou que tu aies connu ?

 

Le plus fou ? J’ai eu beaucoup de coachs fous dans ma vie. Le hockey est fait de coachs fous donc je dirais que c’est un coach fou parmi tous les coachs fous que j’ai eu.

 

Que penses-tu de l’ambiance des Vernets ?

 

C’est fantastique, c’est super. Surtout cette année avec les victoires. Les fans nous donnent de l’énergie. Ce n’est pas dur de jouer devant des fans comme ça, c’est sûr. Ils rendent ça vraiment facile.

 

Ton transfert à Lugano a été annoncé récemment. Pourquoi ce choix ?

 

Il y a plusieurs raisons. Je pense que j’étais prêt pour une nouvelle expérience. Ma fiancée et moi aimons beaucoup explorer et découvrir et nous avions envie d’aller dans la région suisse italienne, au Tessin. Mon oncle jouait là-bas. J’ai toujours aimé la région. Et à Lugano, ils ont aussi une bonne équipe et un bon coach. J'ai toujours eu envie de retourner au Tessin. C'était probablement mon unique et dernière opportunité d’aller là-bas.

 

Est-ce que Chris t’a fait une offre également ?

 

Oui, il l’a fait. Et c’était très dur, c'était surement une des plus dure journée de ma vie de devoir venir ici et de lui dire que j’avais choisi de signer ailleurs parce que j’ai vraiment eu une super expérience ici. C’était vraiment difficile de lui parler et de lui annoncer que j’avais choisi d’aller ailleurs parce que cette organisation a fait tellement de choses pour moi. Mais j’avais vraiment envie de retourner au Tessin et d’essayer autre chose.

 

Qu’espères-tu trouver là-bas que tu n’as pas ici ?

 

De la bonne nourriture italienne. Il rit. Non, la Suisse est la Suisse. Lugano et Genève sont deux belles villes.

 

Penses-tu avoir plus de chances de décrocher le titre là-bas ?

 

C’est difficile à dire. Tu ne peux jamais dire ça parce que tu ne sais jamais comment ça va se passer avant d’entrer sur la glace. Il y a beaucoup de choses qui peuvent se produire. Et avant de faire la préparation d’été et de voir l’entente de l’équipe, tu ne peux jamais faire de prédiction.

 

Est-ce que le fait de n’avoir jamais pu jouer à ta vraie place, à savoir centre, a pesé dans la balance ?

 

J’ai joué centre mais je peux jouer aux deux postes. Je me sens bien avec les deux positions mais maintenant on a beaucoup de très bons centres et du coup c’est mieux pour moi de jouer ailier. A Lugano, il faudra voir au camp d’entrainement, voir les joueurs et voir ce qui est le mieux pour l’équipe. Ce qui est bien, c’est que je peux jouer aux deux postes, ça donne plus de flexibilité au coach et à l’équipe afin qu’il puisse me mettre là où c’est le mieux.

 

Qui est le meilleur joueur avec qui tu as joué ?

 

J’ai joué avec beaucoup de bons joueurs. J’ai joué avec Fedorov, Nash, Naslund, Gaborik… Comment choisir…. Je dirais, pour moi, Nash ou Gaborik.

 

Et le pire ?

 

Je ne peux pas répondre à ça.

 

Que penses-tu des arbitres en Suisse ?

 

Il faut me donner un joker pour cette question. Il faut que je fasse attention à ce que je dis. Les arbitres suisses peuvent être très rapides en jugement, mais en même temps c'est le cas de tous les arbitres… et voilà... C'est tout.

 

Si tu pouvais distribuer 5 charges violentes mais correctes à des joueurs jouant en Suisse, tu les donnerais à qui ?

 

A 5 joueurs de Fribourg.

 

Potins de vestiaires (Dans le vestiaire du GSHC, qui est :)

 

Le plus drôle : Picard

 

Le plus fou : Rivera

 

Le plus intelligent: Vukovic

 

Le plus dragueur : Almond

 

Le plus chambreur : Picard

 

Celui qui a les pires goûts musicaux : Simek

 

Et les pires goûts vestimentaires : Simek

 

Un petit mot pour la fin ?

Merci pour votre soutien et l'ambiance de fou que vous mettez tous les jours. Je me réjouis de voir les fans en playoffs.