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Daniel Vukovic : "Genève sera toujours ma ville !"

Date de l'interview
Jeudi, Octobre 31, 2013

A Genève depuis 6 ans, Vuko est devenu une sorte d'icône pour une partie des Vernets. Son attachement au club et à la ville, son célèbre "frottage" de mains de 2010, Vuko nous dit tout.

 

Pour sa sympathie, son humour et sa franchise, on remercie sincèrement Daniel pour ce très bon moment passé en sa compagnie. On en profite également pour remercier Mélissa, sa femme, qui nous a bien aidés pour lui poser certaines questions personnelles. 

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

Oui, je vous suis sur Twitter et je regarde aussi la distribution des bières. Je trouve que c’est très bien pour les spectateurs et fans du GSHC.  C’est très intéressant et j’aime beaucoup le regard que vous avez,  j’aime le concept. 

 

Tu nous connais mais l’inverse n’est pas tout à fait vrai. Est-ce que ça te va si on essaye de faire un peu plus ta connaissance ?

 

Oui, sans problème.

 

Tu as déclaré que Genève était « ta ville », tu te sens donc plus Genevois que Canadien maintenant ?

 

Oui, ça c’est sûr mais j’espère juste que je vais encore améliorer mon français. C’est important si tu dis que tu es Genevois de bien parler français et pas anglais ou allemand. Je vais juste au Canada deux semaines par année pour voir ma famille mais ma vie est ici. C’est parfait ici pour moi.

 

Tu t’es d’ailleurs marié avec une genevoise. Est-ce que ça signifie que tu te vois finir tes jours ici ?

 

Oui, bien sûr. Pour moi, l’équipe c’est comme la famille et ça fait six que je suis ici… C’est ma famille. Je connais beaucoup de public, beaucoup d’IG et de personnes à Genève. Maintenant, ma vie est ici. Mon but est de jouer toute ma carrière à Genève et j’espère que ça se passera comme ça, parce que c’est aussi Chris qui décide et il y a beaucoup d’autres choses dans la vie… Mais pour moi, en Suisse, Genève est la meilleure ville et il n’y a pas de raisons pour moi de changer.

 

En parlant de ton après-carrière, est-ce que tu y penses déjà ? Tu as des projets ?

 

Oui, j’ai différentes idées. A l’université, j’ai étudié les finances et ma première année ici, je travaillais à 50% à l’EFG banque comme stagiaire. C’est donc une option. Et sinon, j’aime beaucoup les enfants et j’aimerais peut-être faire professeur de sport. J’ai fait un projet avec une classe d’étudiants que je vois deux fois par mois. Et cette année, je vais peut-être commencer les cours de coaching. J’aimerais travailler avec les enfants parce que tu peux vraiment voir l’amour du jeu.

 

Est-ce que tu serais prêt à « sacrifier » ton avenir pour celui de ta femme, étant donné que le sien se dessine ici ? 

 

Oui bien sûr. Toute ma vie est basée là-dessus : La famille d’abord puis le hockey puis moi. La famille est la chose la plus importante dans ma vie. Et je ne serais pas le même si elle n’était pas là. 

 

Si tu n’avais pas été hockeyeur, tu aurais fait quoi de ta vie ? Un autre sport ?

 

Oui, j’aime beaucoup le badminton mais je ne suis pas très fort. Sinon, j’aurais été enseignant.

 

Vu de l’extérieur, on a l’impression que tu es un nounours, un grand gaillard tout gentil, c’est juste ?

 

Oui, je le pense vraiment. J’ai toujours le sourire et si je vois les gens dans la rue, je peux parler avec tout le monde, je suis gentil, ouvert, je parle de hockey, de finances, de ma vie ou de la leur et  c’est cool.

 

En parlant de nounours, on croit savoir que l’un de tes surnoms c’est « Pooh » non ?

 

Oui, à Halloween en 2007, quand je jouais en universitaire, tous les joueurs cherchaient le meilleur déguisement pour l’occasion et j’ai demandé à ma mère de me faire le costume de Winnie l’ourson. Je suis allé à la soirée un peu plus tard que les autres et toutes les personnes m’ont regardé en se demandant ce que je faisais avec ce déguisement. Et Mélissa, ma femme, c’est la première photo qu’elle a vu de moi…

 

 

Puisqu’on parle de Winnie l’ourson, est-ce que tu es fan de dessins animés en général ?

 

Oui bien sûr. Je pense que tout le monde aime Disney parce que c’est magique. Mes préférés sont le Roi Lion et Aladdin. Quand on a gagné le championnat en universitaire, on est parti avec quatre joueurs en voyage à Disney, c’était magique. Je pense que dans chaque personne, il y a une part de petit enfant et je n’ai pas peur de le dire : je suis un grand enfant.

 

On sait que tu arrives presque à chanter le Cé qu’è Lainô, mais es-tu capable de nous chanter le générique du Roi Lion ?

 

Je connais quasiment toutes les chansons de Disney. Mais je suis un mauvais chanteur.

 

Et est-ce qu’un nounours écoute de la musique ? On a eu vent du fait que tu étais fans des Backstreet Boys, c’est vrai ?

 

Je suis fan de Justin Timberlake, c’est la première chose. J’aime beaucoup la musique, j’aime aussi beaucoup la country. Justin Timberlake et les Backstreet Boys c’est… pas comme les Beatles parce que ce sont les meilleurs mais ce sont les meilleurs des années 90. Ils sont très talentueux et font de la bonne musique. 

 

On sait que ta femme et toi possédez deux petits chiens. Rassure-nous, c’est elle qui les a choisis ? T’aurais pas préféré un gros chien toi ?

 

Oui, c’est sûr. Toute ma vie, j’ai eu des labradors. Mais là, on habite en appartement et pour moi les gros chiens ont besoin de beaucoup d’espace. Si j’achète une maison, là je prendrais un grand chien mais j’aime beaucoup mes deux petits chiens et je ne les échangerais pas contre un grand chien.

 

Dernière question personnelle : on sait que tu aimes bien jouer au poker. Si on organise une soirée entre nous et qu’on t’invite, tu viens ?

 

Oui, bien sûr. C’est quand tu veux si il n’y a pas de match.

 

Bon il est temps de t’avouer que ta femme nous a bien aidés pour te poser toutes ces questions. Tu pourras la remercier, parce qu’elle a vraiment insisté pour qu’on ne soit pas trop méchants avec toi.

 

Ah je comprends mieux pourquoi tu m’as parlé de tout ça. Ok, mais je ne vais peut-être quand même pas la remercier…

 

Si on te propose de signer un contrat à vie au GSHC, est-ce que tu le signes ?

 

Si je pense que c’est un prix juste pour ça, oui je signe tout de suite. Si je peux jouer encore quelques années jusqu’à environ 35 ans, oui c’est mon but. Pas beaucoup de joueurs peuvent dire qu’ils ont joué dans une seule équipe toute leur vie. Ça serait vraiment super pour moi de pouvoir le faire.

 

Et si Chris te dit qu’il veut que tu quittes le club, comment réagirais-tu ?

 

Je pense que ça n’arrivera jamais mais si c’est comme ça, je parlerai avec Chris pour pouvoir rester ici. Mais si vraiment il veut que je change d’équipe et que c’est mieux pour l’équipe, je chercherai un autre travail dans une autre équipe. Si je dois jouer pour une autre équipe, je pense que je resterai toujours ici dans la tête parce que Genève sera toujours ma ville.

 

On te voit comme un joueur qui pense d’avantage au collectif qu’à lui-même, c’est comme ça que tu penses être ?

 

Pour moi, le plus important c’est le championnat, de gagner le championnat. Si je suis blessé et que l’équipe gagne, c’est ok pour moi. Quand je suis arrivé ici pour la première fois avant de signer mon contrat, j’ai dit à Chris que mon seul but était de gagner le championnat. Pour moi, être le meilleur joueur ou marquer 25 buts, ce n’est pas le plus important, ce qui compte c’est vraiment le championnat. Si tu prends un joueur à la fin de sa carrière, tu peux avoir un joueur qui aura marqué 20 buts chaque année mais qui n’aura pas gagné de championnat et tu peux avoir un joueur qui aura gagné deux ou trois championnats sans marquer de but. C’est qui le joueur qui aura eu le plus de succès ? C’est celui qui aura gagné les championnats.

 

Quels sont tes rapports avec Chris McSorley ? Il est exigeant avec toi ?

 

Il demande beaucoup mais la relation est bonne. Quand tu joues avec l’équipe et Chris depuis cinq ans, tu sais ce qu’il veut de toi. Et pour moi, je pense que je joue vraiment le style du GSHC. Chris parle plus avec moi à propos de leadership ou de la manière pour aider les autres. Si je joue mal, Chris sera fou avec moi, comme avec tout le monde d’ailleurs. Mes premières années étaient plus difficiles mais maintenant je pense que tout va bien avec Chris.

 

Dans notre interview de Louis Matte, celui-ci nous avait dit de toi que tu étais « probablement le meilleur défensif de la ligue » et Chris dit de toi que tu es « un des joueurs les plus respectés dans le vestiaire », ce sont des mots très forts qui doivent te faire du bien niveau confiance…

 

Je ne savais pas ça. Il y a beaucoup de bons joueurs défensifs mais c’est un grand compliment, un grand merci à lui. Et pour le respect dans le vestiaire, je pense que quand tu es dans une équipe depuis un bout de temps et que tu fais beaucoup de choses pour l’équipe, les joueurs respectent ça mais il y a beaucoup d’autres joueurs très respectés. De nouveau, c’est un très beau compliment pour moi. Moi je fais juste mon job et si je suis respecté, c’est un honneur.

 

On a l’impression que tu fonctionnes beaucoup à la confiance, justement. C’est juste ?

 

Oui. La confiance est très importante dans la vie et dans le hockey. Ici, avec l’équipe, le système, les fans, ma femme,  j’ai beaucoup de confiance avec moi et ça m’aide beaucoup. Je pense que si tout le monde me détestait, ma confiance serait plus basse. J’essaie de rester stable dans mon jeu mais la confiance est vraiment importante pour un joueur.

 

Tu as marqué les esprits du public genevois lors de la finale de 2010 quand tu as refait le portrait de Neuenschwander. Tu peux nous décrire ce moment et ce fameux geste que tu as fait ? 

 

A ce moment là, on est à 2-1 dans la série et on perdait le match donc on était à 3-1. Je me suis dit que perdre 3-1 contre Berne, ça allait être très difficile. Toute la série était physique et Neuenschwander jouait très bien. Je me suis dit qu’il n’était pas petit et voilà… j’ai fait quelque chose pour l’équipe. Je voulais marquer les esprits… par pour le match car il était perdu mais pour la suite de la série. Je me suis battu et je ne sais pas à quoi j’ai pensé à ce moment car en juniors je n’ai jamais fait de célébration mais avec les 16'000 Bernois et l’ambiance du moment, j’ai fait de la provocation pour montrer qu’on était là. Et maintenant, on est en 2013 et les gens se souviennent toujours de ça. Peut-être que c’était une bonne chose…

 

Comment juges-tu le début de saison du GSHC ?

 

L’équipe est jeune, ça c’est sûr. La défense est jeune et je pense que c’est la plus jeune équipe en LNA cette année. Avec les jeunes, tu peux voir la progression des joueurs comme avec Noah Rod qui est un junior mais qui joue comme un joueur plus expérimenté. La progression d'Iglesias et Antonietti… ils jouent beaucoup mieux que l’année passée. Ils ont fait une bonne préparation cet été et ils sont prêts pour la saison. Mais avec une équipe jeune ce n’est pas facile parce qu’il y a beaucoup d’erreurs. On a vu dans les derniers cinq matches : trois victoires, une défaite aux pénaltys à Kloten, ce qui est déjà pas mal. Et après quatre bons matches, on a un match très difficile et ce n’était pas un bon match. Avec une jeune équipe, c’est ce qui est difficile mais ça fait partie de la progression.

 

C’est intéressant parce qu’on a un bon potentiel. On le voit quand tu regardes par exemple le match contre Ambri, qui n’est pas le Ambri de ces dernières années. Le but est d’avoir une progression et d’être stable dans les matches. Par exemple contre Zurich, Zurich a bien joué mais on s’est battus nous-mêmes et c’est le problème. Mais je pense qu’avec le talent des attaquants, la progression des joueurs défensifs et Tobias au but, ça peut donner quelque chose de très bien. Nous sommes actuellement sixièmes mais je n’ai pas peur de jouer contre n’importe quelle équipe. Si on arrive à jouer tous ensemble, c’est une équipe dangereuse et on a toutes les pièces pour avoir une équipe qui peut gagner le championnat.

 

Les deux défaites contre Lausanne ont été particulièrement difficiles à digérer pour le public. Est-ce que tu peux comprendre que l’on ait eu l’impression, de l’extérieur, que vous n’avez pas tout donné ? Sinon, comment expliquer ces deux défaites inattendues ?

 

Je comprends complétement. Je suis moi-même un grand fan des Toronto Maple Leafs et quand ils perdent, ça me fend le cœur chaque année et je suis très critiques envers eux. Mais je pense qu’un joueur ou une équipe, ne va jamais ne pas tout donner. Peut-être qu’on l’a pas fait de manière intelligente ou correcte mais avant le match si tu regardes le vestiaire, les joueurs étaient comme les fans… c’est le derby. Et là, c’était deux matches qui étaient nuls et surtout deux défaites… C’est comme ça de temps en temps. Tu ne gagnes pas les grands matches mais je préfère perdre quatre fois contre Lausanne et six fois contre Fribourg mais gagner le titre. C’est dur pour les spectateurs et dur pour moi aussi. Je déteste Fribourg et Lausanne et j’espère vraiment que les prochains matches ça sera mieux. Pour le Winter Classic aussi. Je suis sûr que tous les joueurs et la ville sont prêts pour ce match et là c’est une victoire obligatoire. 

 

Est-ce que pour toi c’est un match particulier ou c’est juste un match comme un autre ?

 

Non, contre Lausanne ou Fribourg c'est spécial, parce que quand je suis arrivé il y avait juste Fribourg et pour moi, Fribourg c’est vraiment le grand derby. Mais Fribourg et Lausanne, je ne veux pas perdre contre eux.  On connait beaucoup de joueurs dans l’équipe et pour moi ce sont des matches qui ont plus d’importances même si pour la saison les trois points sont les mêmes. Mais je pense que pour tous les joueurs, ça reste quelque chose de particulier.

 

 

Penses-tu réellement que cette équipe a les moyens d’aller au bout ?

 

S’il n’y a pas de blessés, oui je pense. Parce qu’on a de très bons attaquants. Ce début de saison on a eu beaucoup de joueurs différents blessés même si il n’y a pas eu de grosses blessures. Mais si on a toute l’équipe, je pense que c’est possible et ce n’est pas comme ça chaque année.  Tu peux rêver et te dire que oui c’est possible mais cette année, oui, je pense vraiment que c’est possible.

 

Tu as 27 ans et fais donc partie des « vieux » de la défense ? Tu sens que tu as plus de responsabilités ?

 

Oui, un peu sur la glace mais cette année mon nouveau partenaire c’est Christian Marti et il a un énorme potentiel. Il patine, il shoote, il sait tout faire mais il a 20 ans et il a donc moins d’expérience. J’essaie de l’aider en partageant mon expérience. Quand je suis arrivé, j’ai pu profiter de l’expérience de différents joueurs et notamment avec Marek Malik qui m’a appris plein de choses. Et j’essaie donc de faire la même chose en lui donnant de petits conseils. Si je peux faire juste un pourcent de ce qu’a fait Malik pour moi, je serais content. C’est donc la responsabilité qu’on les joueurs plus expérimentés dans une équipe jeune.

 

Est-ce qu’il ne manque pas un défenseur d’expérience pour pouvoir rêver du titre ?

 

Ça c’est une question pour Chris. Mais je pense vraiment que quand Kamerzin sera en bonne santé, on aura sept bons défenseurs. Eliot et les nouveaux auront aussi progressé d’ici les playoffs et je pense que ça ne sera pas un problème de gagner le titre avec ces sept là.

 

Tu ne fais pas partie des joueurs qui jouent en power-play, mais comment expliques-tu la difficulté que l’on a à en présenter un correct ? Vous travaillez pourtant beaucoup à l’entraînement non ?

 

Vraiment, je pense que le power-play, c’est une partie du jeu très difficile et c’est très difficile pour nous mais je pense que lors des deux ou trois derniers matches c’étaient en progression. Je ne suis pas un joueur de power-play et je n’ai pas la réponse, je pense qu’il faut shooter le puck et travailler ça à l’entrainement et c’est ce qu’on a beaucoup fait. Si on arrive à améliorer ça, je pense que ça peut beaucoup aider et amener quelques victoires en plus. C’est important mais on a un très bon box-play.

 

Est-ce qu’à l’entraînement, un mec comme Lombardi et ses 500 matches de NHL t’impressionne ?

 

Oui, normalement c’est impressionnant mais un mec comme Lombardi est très gentil et dès son arrivée, il était comme tout le monde, pas comme un étranger, il parle français, est super gentil avec tout le monde et il est simple. Donc pour cette raison, je dirais non mais il a joué au Toronto Maple Leafs donc je suis un fan de Lombardi ça c’est sûr.

 

En parlant de NHL, on imagine qu’en tant que Canadien, ça te fait envie ou tu n’y penses pas ?

 

Oui, c’est le rêve de tous les joueurs et d’autant plus pour un joueur qui habitait avant à Toronto. C’est un rêve mais je joue maintenant en LNA et c’est ma NHL à moi. J’ai 27 ans et je sais que la NHL c’est passé mais la LNA c’est ma NHL et pendant le lock-out, j’ai joué contre les meilleurs  joueurs et  maintenant avec des mecs come Lombardi, Daugavins, Picard, etc., c’est vraiment intéressant pour moi. C’est une super expérience. Le rêve est toujours là mais j’ai d’autres rêves maintenant comme peut-être de passer une journée avec l’équipe suisse ou de gagner le championnat.

 

Penses-tu que d’autres joueurs du GSHC pourraient-y jouer ?

 

Oui peut-être deux ou trois mais le problème c’est que c’est difficile. Il y a beaucoup de joueurs qui jouent en AHL mais qui ne vont jamais jouer en NHL. Mais certains jeunes ont une possibilité et Hollenstein aussi. Beaucoup de joueurs pourraient y  jouer mais le problème est l’opportunité… J’espère pour eux mais je ne suis pas sûr.

 

Tu pourrais, dans un futur proche, côtoyer des joueurs du GSHC en équipe nationale Suisse. Est-ce que tu y penses ?

 

Je pense que c’est difficile mais c’est un rêve pour moi. Parce que jouer pour son pays est un énorme honneur. Mais si je ne peux pas le faire ce n’est pas grave. Je joue ici est c’est déjà un rêve parce que chaque jour, je peux jouer au hockey ici à Genève et c’est un rêve. Je joue un sport pour gagner ma vie et un joueur qui ne pense pas ça ce n’est pas un vrai joueur. C’est un rêve de pouvoir faire son  sport comme métier.

 

Quels sont les 5 attaquants jouant en Suisse les plus difficiles à affronter en tant que défenseur ?

 

Julien Sprunger est très difficile à affronter quand il est en bonne santé. Il y a aussi Ambühl, Paulsson, Wick et Metropolit.

 

Compose-nous la ligne de tes rêves avec des joueurs jouant en Suisse ?

 

Stephan au but. Dubois et Bezina en défense. Wick, Romy et Metropolit en attaque.

 

Si on te donne un crédit de 5 charges violentes mais correctes à distribuer à des joueurs jouant en Suisse, à qui les mettrais-tu ?

 

Ah, ça c’est ma question favorite ! Helbling, Birbaum, Tristan Vauclair mais je l’aime bien, Rüfenacht et un ami à moi, Rubin.

 

Et si on te donne un crédit de 5 upercuts suivis d’un frottage de mains, qui seraient les victimes ?

 

Parce qu’il est très fort et que c’est un bon bagarreur, Heikkinen, ensuite Helbling, pas Birbaum parce qu’il est petit, Rüfenacht, Schäppi je l’aime pas du tout et Rubin mais c’est un compliment.

 

Potins de vestiaires

Dans le vestiaire du GSHC, qui est :

 

Le plus drôle : Picard

 

Le plus fou : Rivera

 

Le plus intelligent : Tamo

 

Le plus coincé : Savary et Rod

 

Le plus dragueur : pas de commentaire

 

Le plus chambreur : Simek

 

Celui qui chante le plus mal : moi je pense

 

Celui qui a les pires goûts musicaux : Tamo

 

Et les pires goûts vestimentaires : Almond parce qu’il est toujours en training

 

Un petit mot pour la fin ?

Merci à tous les supporters car pour l’équipe vous êtes vraiment très importants et j’espère que nous pourrons gagner le titre. On a besoin de votre aide ça c’est sûr. 

 

Et j’aimerais bien que vous rechantiez le chant : « Eh on y va, on va chercher  le championnat, le championnat » c’est mon chant préféré.

 

Un grand merci pour tout, vous êtes vraiment importants pour le club et pour moi. Et je pense que vous êtes les meilleurs fans en Suisse et dans le monde.