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Douay et Riat à l'interview

Date de l'interview
Mercredi, Février 17, 2016

Une pierre deux coups aujourd'hui avec l'interview croisée de Douay et Riat, notre jeune garde.

 

Connaissez-vous 1905.ch ? Si oui, pouvez-vous nous dire ce que vous en pensez ?

 

Damien Riat : J’en ai entendu parler mais je ne connais pas plus que ça.

Floran Douay : Je vous suis sur Twitter. J’ai déjà regardé quelques articles, c’est fait avec beaucoup d’humour, c’est sympa.

 

L’équipe est partie deux jours à Champéry la semaine passée, c’est important de se retrouver ainsi avant les playoffs ?

 

DR : Ca s’est très bien passé, on s’est bien amusé là-bas et on a profité de s’entraîner en altitude. Ca  a fait du bien pour la cohésion et l’esprit d’équipe.

FD : Je n’étais pas là-bas, j’étais avec l’équipe nationale française. Mais c’est sur que c’est important pour l’équipe, être ensemble pendant 48h et passer une bonne soirée tous ensemble.

 

On ne peut pas dire que ça a eu un impact positif sur le match d’hier, que c’est-il passé ?

 

DR : Pas grand chose justement. Il y a des soirs comme ça et on n’était pas prêt à jouer contrairement à Davos. Ils sont rentrés directement dans le match et ça a payé pour eux.

FD : Je dis toujours qu’une bonne claque ça fait du bien et je pense que c’est bien qu’on l’ait pris maintenant. On a pu  voir ce qu’on ne doit pas faire sur les prochains matches. On va faire une bonne séance vidéo. On connait tous notre capacité à rebondir et on connait le talent de notre équipe donc je ne pense pas qu’il faille s’alarmer pour ça.

 

Est-ce que ces pauses dédiées aux équipes nationales ne vous coupent pas un peu les jambes parfois ?

 

FD : C’est sur que le fait de ne pas avoir de matches pendant une ou deux semaines ça fait un peu bizarre mais on a l’habitude depuis tout petit d’avoir des coupures et ce ne doit pas être une excuse.

DR : Je pense qu’une coupure peut faire du bien de temps en temps, on peut se remettre en jambe si on est fatigué donc c’est plutôt bénéfique.

 

La liste de nos adversaires potentiels en playoffs se réduit (Fribourg, Kloten, Lauranne, Berne ou Ambri). Quelle est votre préférence ? Et l’équipe à éviter absolument ?

 

FD: On en a pas trop discuté mais je pense que le hasard fera bien les choses. Il faut être capable de battre toutes les équipes mais on n’a pas d’équipes favorites ou au contraire contre laquelle on n’aimerait pas tomber. C’est sur qu’un petit derby pourrait être sympa même si ça peut aussi se retourner contre nous. On prendra chaque adversaire de la même manière.

DR : Oui exactement. On voit que le classement du championnat est très serré et on ne saura probablement pas contre qui on va jouer avant la fin. Un petit derby romand ça pourrait être pas mal. Ca me plairait bien.

 

Le début de la saison a été un peu compliqué, l’équipe a mis du temps à trouver son rythme de croisière. Pensiez-vous à ce moment-là terminer dans le top4 ?

 

DR : On savait qu’on avait un système de jeu à assimiler en début de saison mais maintenant que c’est fait, ça se passe bien et on a de bons résultats.

FD : On est des petits diesel mais on a une équipe pour être dans les quatre premiers. Je pense que c’est l’objectif pour tout le monde voir même aller un peu plus haut.

 

Y-a-t il eu un déclic, un moment à partir duquel vous vous êtes libérés ?

 

DR : Je pense qu’il y a eu un petit déclic quand on a gagné quelques matches d’affilée et ça nous a  vraiment lancé et donné le ton de la saison.

FD : Oui, exactement.

 

Vous étiez coéquipiers en Mini Top lors de la dernière participation du GSHC à la finale du championnat. Vous retrouvez sous le même maillot 6 ans plus tard, c’est un signe que l’on est bon pour la finale cette année ?

 

FD: Oui c’est un signe du ciel, c’est sur. Mais cette fois on va aller la gagner.

 

Vous êtes tous deux partis à l’étranger très jeune, même si pour l’un ça a été plus lointain que pour l’autre. Floran, comment le GSHC est-il venu frapper à ta porte ?

 

J’étais avec le Hockey 74 en France qui est une sélection entre plusieurs clubs. On faisait le championnat suisse et puis la ligue ne voulait plus qu’on participe au championnat suisse. A ce moment là, j’ai eu des contacts avec Genève-Servette. J’ai beaucoup réfléchi car j’avais beaucoup de route, j’étais jeune et j’avais des cours à finir. Je me suis décidé à venir même si ce n’était pas facile. Mes parents m’ont beaucoup aidé et ont fait la route avec moi, sans eux ça  n’aurait pas été possible et je serais resté dans mes montagnes. Ensuite, je suis resté à Genève. J’étais en  famille d’accueil puis en appartement et voilà où j’en suis.

 

Quant à toi Damien, comment se retrouve-t-on, à 15 ans, à jouer pour Notre Dame Argos Midget, au fin fond du Saskatchewan ?

 

J’ai eu des contacts avec un entraîneur que je connaissais et j’ai eu la possibilité d’y aller. C’était une super expérience pour moi.

 

Comment vit-on, en était si jeune, l’éloignement de sa famille ?

 

C’est sur que ce n’était pas facile les premiers mois. C’était aussi une langue différente qu’il fallait que j’apprenne mais je m’y suis vite fait.

 

Floran, as-tu déjà eu des offres pour aller parfaire ton évolution outre-Atlantique ?

 

Oui beaucoup, j’en ai tous les jours. Sérieusement, j’ai fait mon développement très tard et je me sens bien à Genève. Chris me donne mes responsabilités et après on verra de quoi sera fait le futur mais non, je n’ai pas eu d’offres.

 

Damien, après le Canada, tu t’es retrouvé à Malmö, où tu as joué en juniors puis en première équipe. Comment était le niveau là-bas ?

 

La Suède a du très bon hockey, c’est rapide et technique. Il y a du bon jeu.

 

Pourquoi as-tu décidé de revenir à Genève plutôt que de continuer ton parcours à l’étranger ? Floran te manquait ?

 

Oui ça doit être ça. Non, ça faisait déjà quelques années que j’étais en contact avec Chris et c’était la bonne année. J’étais prêt à jouer en LNA et j’ai signé ici. C’est mon club de cœur donc ça me faisait plaisir de revenir ici.

 

Pour l’un comme pour l’autre, est-ce que la NHL est un rêve, un fantasme ou un réel objectif ?

 

FD : Pour un vrai hockeyeur, ce sont un peu les trois. Il ne faut pas se fixer là-dessus mais c’est un rêve pour les tout-petits. En tout cas, un passionné de hockey doit avoir ça comme rêve. C’est un fantasme aussi et pourquoi pas un objectif même si ce n’est pas pour tout de suite, il ne faut pas griller les étapes et y aller marche par marche. Il faut plutôt se concentrer sur le job qu’il y a à faire ici et le faire bien.

DR : Comme Floran l’a dit, c’est un rêve pour tous les hockeyeurs mais c’est quelque chose qui est difficile à accomplir. Objectivement, c’est sur que tout le monde veux y aller mais il faut travailler pour.

 

Vous vous retrouvez maintenant tous deux en première équipe, dans des rôles très différents. Est-ce que Damien a toujours été un joueur plus offensif que Floran ?

 

FD : Oui et non. Mon rôle est plus défensif parce que Damien a plus de capacité offensive. En Junior, j’avais un rôle plus offensif qu’ici. Mais pour l’instant, j’ai ce rôle et j’essaie de le faire bien. Et pourquoi ne pas avoir, plus tard, d’autres rôles plus offensifs. Pour l’instant, je fais le travail qu’on me demande.

DR : J’ai toujours été plus offensif et un peu moins défensif.

 

Si vous deviez piquer trois qualités à l’autre, ce seraient lesquelles ?

 

FD: Sa copine…Non je rigole. Je dirais son énergie, sa vision du jeu et ses yeux bleus.

DR : Son jeu physique, sa grosse puissance et ses yeux de chinois.

 

Damien, à peine revenu à Genève tu te retrouves aligné aux côtés de Lombardi et Rod et présent en power-play. Tu t’attendais à autant de responsabilités ?

 

Non, c’est vrai que je ne m’attendais pas du tout à avoir autant de temps de jeu. Chris me fait confiance et j’essaie de lui donner en retour et pour l’instant ça se passe bien. J’espère continuer sur cette lancée.

 

Même si tu es confiné à un rôle en 4ème ligne Floran, Chris te fait également confiance cette saison. Comment se passent vos rapports à tous les deux avec lui ?

 

FD : On a beaucoup parlé en début de saison, il m’a dit ce qu’il attendait de moi cette année. Il me fait confiance et j’essaie de le lui le rendre au maximum car c’est grâce à lui si je suis là. Ca se passe très bien avec lui.

DR : Ca se passe très bien aussi.

 

Quand on a votre âge et qu’on se retrouve aux côtés de joueurs d’expérience comme Pyatt, Lombardi, D’Agostini ou Bezina, ça impressionne ou ça reste des joueurs comme les autres ?

 

FD: Ca reste des joueurs comme les autres mais on connait leur passé et leur carrière. On est toujours admiratif et on a beaucoup de respect pour eux. Ils sont supers, on n’a pas l’impression qu’ils ont cette carrière derrière eux. Ils nous parlent beaucoup. On n’a vraiment pas à se plaindre ici. Ils sont toujours là pour nous si on a besoin. Ils nous poussent et nous donnent des conseils et ça se passe super bien.

DR : Oui c’est sur, ce sont des joueurs expérimentés et quand ils nous donnent un conseil, on les écoute. C’est comme ça qu’on peut progresser, c’est important.

 

Comment on se fait une place dans un vestiaire composé de tels joueurs ?

 

DR : On a un très bon esprit d’équipe à Genève et peu importe si tu es un jeune ou pas, tu seras bien intégré. Ca facilite beaucoup la tache.

FD : Oui exactement et il faut montrer aux gars qu’on bosse dur sur la glace et qu’on ne reste pas sur nos acquis parce qu’on joue avec l’équipe première. On leur montre qu’on bosse et qu’on donne tout pour l’équipe et en retour on a leur confiance et leur plaisir de nous voir jouer avec eux.

 

Damien, cette année tu as joué avec la 1ère, les juniors élites mais aussi la Suisse M20 durant ces Mondiaux. Comment tu vis cette accumulation de matchs ?

 

C’est vrai que ça faisait un peu beaucoup avant la pause de l’équipe nationale. Je le ressentais au niveau physique mais cette pause m’a fait du bien. De toute manière, c’est comme ça, je suis hockeyeur et c’est mon job, je ne veux pas me plaindre.

 

Pensez-vous que la planification des mondiaux M20 durant la saison est une bonne chose ou est-ce qu’il faudrait revoir le calendrier ? Damien, tu as notamment raté quelques matchs du GSHC en raison de ces mondiaux…

 

Je ne sais pas si ça serait bien de le faire à la fin de la saison car ça la rallongerait mais ça ne me pose pas de problème que ce soit à cette période même si ça nous fait manquer quelques matches de Genève.

 

Floran, tu as épisodiquement joué à Red Ice et Ajoie. Comment prends-tu ces matchs ? Comme une corvée ou une bonne expérience ?

 

J’ai déjà joué avec Red Ice la saison passée, c’était une très bonne expérience. Ca m’a permis de faire une transition et de prendre confiance dans le milieu professionnelle. J’ai pu faire quelques matches ici en fin de saison et je pense que sans ces matches avec Red Ice, j’aurais été un peu perdu. Cette année, le match avec Ajoie m’a aussi fait du bien. J’ai pu jouer dans des situations dans lesquels je ne joue pas spécialement avec Genève avec plus de responsabilités offensives. Ca m’a aussi permis de reprendre confiance et de revenir avec un autre état d’esprit. Je ne le prends pas du tout comme une punition, au contraire.

 

Vous êtes tous deux internationaux juniors et Floran a même été sélectionné avec l’équipe de France A fin 2015. Vos équipes nationales font partie de vos priorités ?

 

FD : Oui, il y a le club qui est très important et l’équipe nationale c’est un rêve de gosse. On a toujours voulu représenter notre pays et quand on y va, on a les couleurs de notre pays sur le dos donc on doit tout donner pour ce maillot comme on doit tout donner pour le maillot du GSHC. Il y a donc deux priorités : le club et l’équipe nationale.

DR : Oui pour moi aussi, les deux sont importants. C’est toujours un honneur de porter la croix suisse.

 

Un petit France-Suisse à Paris durant les Mondiaux 2017 avec Riat et Douay sur la glace, vous y croyez ?

 

FD: J’aimerais bien y croire parce que ça serait bien. Après, il faudra que Damien lève la tête parce que je n’aimerais pas lui faire mal.

DR : Je vais déjà me concentrer sur l’équipe U20 et l’équipe A, on verra par la suite.

 

On vous lance un défi : si ça arrive, vous invitez la rédaction de 1905 pour une bouffe. Chiche ?

 

FD: Ok ça marche.

 

Ces derniers temps, on a beaucoup parlé de Hugh Quennec et de ses histoires avec Lausanne. Est-ce que vous en parlez entre vous ou vous vous dites que ça ne vous concerne pas ?

 

FD : On n’est pas trop au courant. Je peux comprendre que les gens en parlent mais au niveau du vestiaire, ça ne nous touche pas plus que ça.

DR : On n’en parle pas du tout. On entend les mêmes choses que vous mais on n’en sait pas plus. On se concentre sur ce qui se passe sur la glace et par sur ce qui se passe en dehors.

 

En début de saison, vous avez disputé la CHL. Que pensez-vous de cette compétition, que vous risquez bien de rejouer la saison prochaine ?

 

FD : C’est sympa et je pense qu’avec le temps ça sera beaucoup plus médiatisé. C’est sympa d’aller affronter les équipes d’autres pays, voir leurs styles de jeu et éventuellement s’en inspirer. C’est une bonne compétition

DR : Je pense que c’est pas mal. Surtout en début de saison, ça nous met en jambe et ça nous permet de bien commencer la saison.

 

En parlant de la saison prochaine, les prolongations se disputeront à 3 contre 3. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose pour vous ?

 

FD: C’est bien et pas bien. Comme on peut le voir en NHL, ça part dans tout les sens et il y a beaucoup de goals. De toute manière, ce sera pareil pour toutes les équipes.

DR : C’est spécial mais ca peut être intéressant. A voir.

 

Si vous pouviez distribuer 5 charges appuyées mais qui ne vous vaudraient ni pénalité ni suspension à des joueurs jouant en Suisse, vous les donneriez à qui ?

 

DR : Je n’ai pas de joueur à citer en particulier.

FD : Aux cinq top scorer des  cinq premières équipes sauf, évidemment, le notre que je protégerai bien sûr.

 

Qui est le meilleur joueur avec qui vous avez joué ?

 

FD : Je vais en citer deux : D’Agostini et Slater

DR : Nos étrangers à Genève.

 

Et le pire ?

 

FD : On le dit ?! On charrie toujours Romain Chuard mais on sait qu’il fait du bien à l’équipe mais sérieusement je n’ai pas joué avec des mauvais joueurs.

 

Composez-nous la ligne de vos rêves avec des joueurs évoluant en Suisse :

 

DR : D’Agostini, Bouchard et Slater en attaque et  Loeffel et Blum en défense

FD : D’Agostini, Lombardi et Slater en attaque et Loeffel et Fransson  en défense et Mayer au goal.

 

Le vestiaire genevois est régulièrement cité pour l’excellente ambiance qui y règne, vous confirmez que c’est le cas ?

 

Les deux : Oui, on confirme.

 

Alors dans ce vestiaire, qui est :

 

Le plus drôle :  FD : Lombardi  

                         DR : Simek

 

Le plus fou :  FD : Simek

           DR : Traber

 

Le plus intelligent : FD : Romy              

DR : Kast

 

Le plus coincé :  les deux : Pyatt

 

Le plus dragueur : les deux : Descloux

 

Le plus chambreur :  Les deux : Bezina

 

Celui qui chante le plus mal : FD : Riat

                                               DR : Douay

 

Celui qui a les pires goûts musicaux : les deux :Traber

 

Et les pires goûts vestimentaires :  FD :Traber                    

DR : Wick

 

 

Un petit mot pour la fin ?

 

FD : Merci d’être là pour le GSHC. Vous êtes toujours là derrière nous. Sans vous, on ne serait pas grand chose. Faites du bruit.

DR : Merci de nous soutenir à chaque match. Continuez comme ça ! On sait qu’en playoffs, vous allez être important pour nous et qu’il faudra faire du bruit.