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Romain Loeffel : "J'ai toujours du plaisir à me lever le matin pour venir au vestiaire"

Date de l'interview
Vendredi, Février 27, 2015

Il est le meilleur défenseur offensif Suisse de la saison et il répond à nos questions

 

Attention, accrochez-vous ! Cet interview de Loeffel n'a pas comme thème principal son échange de l'annèe passée. Dingue non ?

 

On sait que tu connais 1905.ch, mais peux-tu nous dire ce que tu en penses? 

Oui, je trouve bien qu'il y ait des résumés de chaque match avec les bières à la fin. 

Il y a eu des histoires concernant certains articles qui étaient un peu trop poussés et qui avaient déplu à certains mais c'est la liberté d'expression. Ça plait à certains comme ça peut déplaire à d'autres. C'est à nous de savoir si on veut lire ce genre de choses ou non. Si on est plus sensibles à ce genre de critiques, il ne faut pas forcément les lire. Je peux comprendre qu'on se sente touché par ce genre d'articles. Un joueur qui lit un article et qui sait déjà au fond de lui qu'il n'a pas fait un bon match, s'il n'est pas dans une bonne période, ça peut le mettre encore un peu plus au fond du trou.

 

Tu es sensible aux commentaires? Tu lis les articles?

Je ne lis pas les articles, je regarde juste les bières. Il y a souvent des choses assez drôles vu que les bières ne sont pas uniquement distribuées aux joueurs. Concernant la presse de manière générale, c'est sûr que quand tout va bien, ça fait plaisir de lire les commentaires, ça fait du bien au moral. Quand ça ne va pas, j'essaie d'éviter parce que je sais qu'on va être pointé du doigt et je suis déjà assez critique envers moi même en temps normal donc je n'ai pas besoin d'aller en plus regarder la presse.

 

Ça fait maintenant un peu plus d’un an que tu as été au cœur du fameux échange avec Fribourg. On va donc te proposer ta première interview qui n’en fera pas mention, ça te va ? 

Parfait. C'est vrai que ça fait partie de ma carrière donc si on veut me poser des questions à ce sujet je réponds parce que j'ai toujours répondu aux questions. Je pourrais d'ailleurs répondre encore la même chose maintenant mais je pense qu'on en a assez parlé un peu partout.

 

Tu es partie en stage avec l’équipe nationale il y a quelques semaines, comment ça s’est passé ?

Ça c'est plus ou moins bien passé. On a fait un bon match contre les Allemands et le lendemain c'était assez difficile contre les Slovaques. On avait une équipe très jeune avec peu d'expérience mais c'était une bonne opportunité de se montrer en vue des mondiaux cette année. Mais ce qui m'importe vraiment c'est de bien finir la saison avec Genève. Si une seconde opportunité s'offre à moi avec l'équipe de Suisse c'est tant mieux et je ferais tout mon possible pour aller au bout. C'est un objectif pour moi de faire des mondiaux et pourquoi pas des JO mais il n'y a pas de miracle, c'est en jouant bien avec son équipe qu'on se montre et qu'on peut prouver sa valeur.

 

Tu as côtoyé pour la première fois le nouveau sélectionneur, Glen Hanlon. As-tu pu discuter avec lui de ton avenir en équipe nationale ?

Non, je n'ai pas eu de gros échange avec lui. J'ai juste pu discuter brièvement avec lui à l'aéroport en rentrant. Dans l'ensemble, il était assez content et il y a des chances pour que je sois rappelé.

 

Penses-tu que les responsabilités qui te sont données à Genève sont un avantage pour te faire plus facilement remarquer par le sélectionneur ?

Sans aucun doute. C'est ce que je recherchais et c'est ce que tout joueur recherche, avoir des responsabilités et avoir le plus de temps de glace possible. Avec mon style de jeu, je peux jouer énormément sur le power-play. Ils m'ont fait comprendre qu'il fallait que je sois plus hargneux et encore plus efficace en zone défensive. J'ai essayé de travailler sur ces points durant toute la saison. 

 

Est-ce que ça a pesé dans ta décision au moment de prolonger ton contrat ici ?

Ça a clairement pesé. J'ai tout de suite senti qu'on me faisait confiance dans ces situations là et que je pouvais être un apport pour l'équipe. Je suis vraiment content d'être là. J'ai très vite été intégré. Je fais vraiment partie du groupe à part entière et je me sens très bien ici. Je n'avais vraiment aucune raison de partir avec le temps de glace que j'ai et avec les chances qu'on me donne ici.

 

Tu n’as prolongé « que » d’une saison, c’est toi qui ne voulais pas un bail d’une durée plus longue ?

Oui, il y a d'abord eu cette histoire de transfert qui a fait que je n'étais là que pour une année et par la suite je ne voulais pas m'enflammer. Je crois que c'était comme ça pour les deux côtés. On a trouvé une entente sur une saison et c'est très bien pour moi.

 

Vu de l’extérieur, on a tendance à penser que McSorley voit en toi le successeur de Goran comme leader de la défense, on se trompe ? 

Il faudrait poser la question directement à Chris. C'est vrai qu'il avait un gros rôle, il est capitaine et il est là depuis 11 ans mais c'est surtout sur la glace qu'il montrait de quoi il était capable. C'est clair que pouvoir jouer un grand rôle dans cette équipe et avoir autant de responsabilités, ça fait plaisir. Mais je ne pense pas qu'après une année, je puisse me désigner comme successeur de Goran Bezina.

 

En tout cas, niveau points tu en prends le chemin puisque tu réalises ta meilleure saison en terme comptable. C’est important pour toi ?

C'est clair que les statistiques ne reflètent pas tout mais ça reflète quand même une bonne partie de l'impact que tu peux avoir sur le jeu et j'en suis assez fier. J'ai cette chance de pouvoir beaucoup jouer sur le power-play et c'est là que j'ai fait la plupart de mes points. C'est une de mes qualités et Chris m'a voulu principalement pour ça. 

 

Comment juges-tu ta saison à titre personnel jusqu’à maintenant ? Tu finis notamment meilleur défenseur offensif suisse du championnat avec 29 points.

Je ne vais pas le cacher, je suis vraiment content et il va falloir continuer comme ça pour montrer que ce n'était pas juste un hasard. Je veux montrer que je peux faire partie des meilleures défenseurs offensifs suisses.

 

Tu viens d’ailleurs d’être nommé à 6 reprises parmi les meilleurs défenseurs du championnat par les entraîneurs et capitaines et tu as été nommé dans l'équipe type de la saison par un site tessinois. Tu es sensible à ce genre de choses ? 

C'est une récompense et une reconnaissance du travail effectué. C'est clair que ça me fait très plaisir de savoir que je ne suis pas passé inaperçu cette saison.

 

Et au niveau de l’équipe ? Cette 6ème place est conforme au talent de l’équipe selon toi ?

On a perdu des points à gauche et à droite et c'est toujours facile, après 50 matches, de se dire que si on avait fait tels ou tels points, on serait plus haut mais je pense que sur l'ensemble de la saison on est à notre place. On aurait peut-être pu faire 5ème mais le top 4 cette année était assez difficile à atteindre. Les playoffs, c'est un autre championnat qui commence. Les places n'importent plus, ça se joue sur 60 minutes.

 

La défense dans son ensemble est souvent pointée du doigt cette saison. Toi qui est un de ses leaders, qu’as-tu à dire pour la … défendre, justement ?

Quand ce sont des problèmes de goals encaissés, on critique souvent les défenseurs mais il ne faut pas oublier qu'on est cinq sur la glace. Je ne veux pas pointer du doigt les attaquants mais le travail défensif doit être accompli par les cinq joueurs présents et ce n'est pas simplement les deux défenseurs qui doivent être montré du doigt.

 

La défense inclut le gardien, et il y a eu passablement de bouleversements à ce poste cette saison. Comment réagit-on à cela quand on est défenseur ?

On a pas le temps ni le droit d'y réfléchir. On doit jouer notre jeu. On a toujours essayé de jouer le mieux possible défensivement peu importe le gardien dans les buts. Les gardiens qui ont fait des piges ici ne peuvent pas être critiqués, au contraire, ils ont fait du bon travail. Ces changements de gardiens étaient assez bizarres parce qu'on avait régulièrement une nouvelle tête dans les vestiaires mais au niveau des automatismes ça ne change pas grand chose.

 

Même si tu n’as joué que quelques matchs avec lui la saison passée, on imagine que le départ de Tobias Stephan n’a pas été évident à supporter. On a l’impression qu’avec lui, même en cas d’erreur, on pouvait se dire « C’est pas grave, y’a Tobi derrière »…

C'est clair que Tobias, c'est Tobias. C'est un des plus grands gardiens ces dernières années en Suisse. C'était un grand plus mais je pense que Mayer nous a montré qu'il était aussi capable de faire de bonnes choses. Ça ne change rien à notre façon de jouer.

 

On dit souvent que les attaques gagnent des matchs mais que ce sont les défenses qui gagnent des championnats. Penses-tu que la défense du GSHC a le profil de celle du futur champion ?

Je pense vraiment que c'est l'ensemble de l'équipe qui doit faire un gros travail défensif et je pense qu'on a les qualités pour aller au bout. Si tout le monde y met du sien pendant les 60 minutes, il y a quelque choses à faire.

 

Ton arrivée est synonyme d’amélioration notable du power-play, qui était jusque-là le point faible du GSHC. Comment l’expliquer ?

Comme je l'ai dit, Chris savait que c'était une de mes qualités et il m'a tout de suite fait confiance. Il m'a tout de suite donné de grandes responsabilités. Si je peux rester les deux minutes de power-play sur la glace, il n'y a pas de problèmes pour eux. Ca fait partie de mes forces de bouger le puck sur la bleue, j'ai aussi une bonne vision de jeu et un shoot assez rapide. J'ai donc essayé d'apporter ma patte en restant dans le cadre du système et c'est clair que ça fait plaisir que ça marche bien.

 

Est-ce que l’agrandissement des zones de défense a passablement modifié la façon de jouer en power-play ?

Oui il y a plus de place et donc plus d'espace. C'est clair que ça crée plus d'ouvertures et de temps pour faire le jeu.

 

Notre adversaire en playoffs sera donc Lugano, dès demain (interview réalisée le 27 février). On sait qu’il n’y a pas de « bon tirage » en playoffs, mais disons que Lugano vous convient assez bien non ?

Je pense que oui. Il faut qu'on arrive à contenir les gros joueurs qui ont fait leur force cette année. Ils ont aussi un très bon power-play donc il faut éviter de se mettre dans cette situation là. Mais on a vraiment une équipe pour pouvoir les titiller et même plus, je pense qu'on est capable de les battre. On a une équipe assez physique qui est capable de faire mal à son adversaire et ça va être un point important.

Loeffel.jpg

On parle beaucoup de leur attaque, quel est le secret pour la museler ?

C'est sûr qu'ils ont de très bons joueurs avec les Pettersson, Klasen, Brunner et Simek qui a trouvé un nouveau rôle à Lugano. Ils ont aussi d'autres bons joueurs, il ne faut pas se focaliser uniquement sur ces joueurs mais on sait que quand ils ont le puck, ils sont très dangereux, il faudra spécialement faire attention à eux.

 

Au vu des derniers événements (playoffs la saison passée, incidents dans le tunnel à la Resega), on s’attend à une série tendue, c’est aussi ton avis ?

Oui mais ce sont les playoffs de manière générale qui amènent plus de tension. Il y a aussi plus d'engouement au niveau du public. On joue le championnat pour ces playoffs donc la tension, la vitesse, les charges vont augmenter. C'est donc indépendamment de ces événements que la série sera tendue.

 

Tu as connu les Fribourg-Berne, Genève-Lausanne et Genève-Fribourg dans les deux sens. Quels sont selon toi les matchs les plus chauds ?

Je trouve que c'est à Lausanne qu'il y a le plus d'ambiance. C'est un des grand public en Suisse et je pense que le Genève-Lausanne reste un des plus gros derbys.

 

Est-ce que l’on peut encore parle de derbys chauds alors que la plupart des joueurs se connaissent et/ou ont déjà joué pour « l’ennemi » ?

C'est vrai que j'ai l'impression que, en tout cas sur la glace, ce n'est plus pareil. Le fait de se retrouver six fois par saison ça enlève quelque chose. On veut gagner tous les matches et il y a toujours ce petit truc en plus quand c'est un derby mais ce n'est plus autant marqué qu'avant.

 

Il y a eu pas mal de conflits entre Genève et Fribourg, notamment entre certains joueurs « du cru ». Comment on fait pour passer d’un vestiaire à l’autre sans avoir trop d’a priori ?

C'est toujours comme ça quand on ne connait pas les gens, C'est comme dans la vie de tous les jours, quand on ne connait pas quelqu'un on a des a prioris sur eux et quand on les côtoie tous les jours, on a une tout autre image de la personne. C'est vrai qu'en arrivant ici, je me suis dit qu'il y en avait peut-être un ou deux qui paraissaient un peu con ou niais mais au final, c'est vraiment des bons gars. Le rôle qu'on a sur la glace peut aussi influencer l'image qu'on donne. Certains joueurs ont un rôle de fouteurs de merde mais en tant que personne ils ne sont pas du tout comme ça.

 

Toi qui as connu les deux en tant qu'entraîneurs, qui est le plus dur entre Kossmann et McSorley ?

Kossmann était à l'école McSorley pendant un certain temps donc il a beaucoup pris de lui mais il était beaucoup plus négatif et c'est ce qu'il lui a peut-être valu sa place. Il avait plus de peine à faire passer son message.

 

Comment se passe ta relation avec Chris ?

Ca se passe bien. J'essaie de faire un maximum de ce qu'il me demande et de ne pas en faire qu'à ma tête. A moi de rester dans le système et de ne pas m'en écarter et tout ira bien.

 

De plus en plus de jeunes joueurs suisses partent outre-Atlantique avec la NHL comme ambition. Tu n’as jamais eu d’opportunité de tenter ta chance ?

Non, je n'ai jamais eu l'opportunité. Ca reste un rêve de gosse. Si ça devait arriver, je saisirais l'opportunité, c'est clair, mais il faut vraiment faire des grosses saisons en Suisse pour avoir une chance. C'est quelque chose qui est dans un coin assez lointain de ma tête.

 

Tu avais déjà connu la Coupe d’Europe avec Fribourg et tu as remis ça cette année à Genève. Penses-tu que cette compétition est un plus pour le hockey européen ou pas du tout ?

Je trouve que c'est bien parce que le début de la compétition est durant le mois d'août et donc durant la préparation ce qui met déjà un certain rythme dans notre préparation. Je ne veux pas critiquer les tournois qu'il y a en Suisse mais les tournois d'Yverdon et du Sentier par exemple, ce n'est pas la même intensité. Commencer avec des matches de Coupe d'Europe, ça te met tout de suite dans le bain.

 

Que penses-tu de ces transferts annoncés de plus en plus tôt dans une saison pour la saison suivante (Stephan, Bodenmann pour ne citer qu’eux) ? Ne devrait-on pas faire comme en NHL et interdire aux joueurs de parler avec d’autres clubs durant la saison ?

C'est difficile à dire. C'est sur que pour les fans, c'est difficile de se dire qu'un joueur a signé ailleurs alors que la saison a à peine commencé mais en tant que sportif, il n'y a aucun intérêt à saccager sa saison parce qu'on sait qu'on a déjà signé ailleurs. Pour la motivation, pour l'image qu'on donne et pour son propre ego, on a envie d'être compétitif et donner le meilleur de soit à chaque match. Je comprends que ça puisse déplaire. Il faudrait peut-être instaurer une date limite mais je sais pas si ça changerait vraiment quelque chose. Il suffit de signer et de l'annoncer plus tard. Pour moi, l'erreur est plutôt de l'annoncer trop tôt. En tant que sportif professionnel, tu es assez grand pour savoir que tu dois faire ta saison à fond mais je pense que c'est le fait de l'annoncer aussi tôt qui est une erreur.

 

Le système du juge unique est aussi passablement remis en cause ces temps. Sans parler du cas te concernant, trouves-tu que ce système soit le bon ?

Je ne veux pas me mettre à dos le juge unique mais je pense que ça pourrait être bien de faire un petit regroupement avec un ancien joueur et un ancien entraîneur et en gardant le juge unique. Je pense qu'un groupe de personnes serait plus en mesure de prendre les bonnes décisions. Ça permettrait d'avoir plusieurs points de vue.

 

Si tu pouvais distribuer 5 charges violentes, mais qui ne nécessiteraient pas d’ouverture d’enquête par ledit juge, à des joueurs jouant en Suisse, tu les donnerais à qui ?

Je ne suis pas un joueur physique et je n'ai pas l'habitude de mettre des grosses charges, je n'ai pas de nom à donner. 

 

Qui est le meilleur joueur avec qui tu as joué ?

C'est quelqu'un que j'apprécie, c'est aussi en partie pour ça que j'ai pris ce numéro, c'est Sandy Jeannin à Fribourg C'est quelqu'un qui avait déjà une grande carrière derrière lui. Il m'a beaucoup appris. 

 

Compose nous la ligne de tes rêves avec des joueurs évoluant en Suisse :

Romy, Brunner et Wick en attaque. Bergeron et Dubois en défense et Stephan au but.

 

Le vestiaire de Genève est régulièrement cité pour l’excellente ambiance qui y règne, tu confirmes que c’est le cas ?

Oui je confirme. Je me suis tout de suite bien intégré, c'est vraiment un bon groupe, on rigole beaucoup. J'ai toujours du plaisir à me lever le matin pour venir au vestiaire.

Alors dans ce vestiaire, qui est :

 

Le plus drôle : Iglesias

Le plus fou : Rivera

Le plus intelligent : Romy

Le plus coincé : Kast

Le plus dragueur : Rod

Le plus chambreur : Mercier

Celui qui chante le plus mal : Antonietti

Celui qui a les pires goûts musicaux : Antonietti

Et les pires goûts vestimentaires : Ranger

 

Un petit mot pour la fin ?

J'avais critiqué les supporters à propos d'une banderole qu'ils avaient déployée en début de saison. J'avais dit qu'on n'avait pas besoin de ça, qu'on n'était pas non plus contents de nos prestations et qu'il n'y avait pas besoin d'en rajouter une couche. J'aimerais revenir sur ce que j'ai dit et leur dire qu'ils ont fait un gros travail de 7ème homme et on espère vraiment qu'ils vont continuer et nous pousser durant ces playoffs à Genève et à Lugano pour ceux qui peuvent nous suivre jusque là-bas. Continuez à faire du bruit. On a vraiment un public qui nous pousse et c'est un gros plus pour nous.