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Sébastien Beaulieu : "Genève est ma terre d’accueil, c’est chez moi"

Date de l'interview
Mardi, Mai 22, 2012

Suite de notre série d'interviews avec aujourd'hui notre entraineur de gardiens préféré.

 

Rencontre avec un vrai passionné du poste de gardien, tout en franchise en en analyse pointue. De Mona à Conz en passant évidemment par Stephan et Tamo, Sébastien nous dit tout.

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

J’en ai entendu parler mais je ne connais pas plus que ça.

 

Quelle est ta principale qualité ?

 

Je suis quelqu’un de très passionné.

 

Et ton principal défaut ?

 

J’ai la peau fine. Je suis sensible à la critique, j’aime bien que tout soit bien perçu.

 

Quels sont tes hobbies à côté du hockey ?

 

Le hockey me prend beaucoup de temps mais j’aime bien le cinéma, le tennis, le jogging et surtout le golf. C’est un sport qui, comme le hockey, demande beaucoup de mental. J’aime aussi beaucoup le lac et j’apprécie beaucoup Genève pour ça.

 

On te présente comme un exceptionnel formateur de gardiens, mais l’as-tu été toi aussi ? A quel niveau ? On te connait assez peu finalement.

 

J’étais un gardien très moyen. Je jouais au niveau élite, je faisais partie des meilleurs gardiens de ma ville mais ça ne suffisait pas pour percer à Québec. Et c’est parce que je n’ai pas réussi à faire le sport comme athlète que j’ai voulu le faire comme entraineur, ça c’est sûr.

 

Quel est ton parcours ?

 

Après avoir mis fin à ma carrière à 18 ans, j’ai fait l’université en sport à Québec. J’ai fait quatre ans à l’université avec des cours très poussés sur la mécanique du mouvement, la biologie et la psychologie. Ca m’a donc amené à être un jeune coach de gardiens vers 22-23 ans. J’ai rapidement travaillé dans le mouvement juniors au Québec. Puis, il y a presque dix ans maintenant, j’ai eu un coup de fil de Louis Matte pour venir travailler en Suisse avec les jeunes gardiens. Depuis que je suis arrivé ici, ça a été le tremplin pour moi. J’ai fait seulement 3-4 ans avec les enfants puis ma première occasion s’est présentée avec Reto Pavoni. Ca a été très particulier pour moi parce que je ne voyais pas comment je pouvais travailler avec un gardien atypique comme lui, mais il était en perte de confiance et on a travaillé ensemble. C’était mon point de départ. Ensuite, ils m’ont demandé de choisir entre deux gardiens, Mona et Schürch. Et j’ai choisi Mona. Ils m’ont engagé pour travailler avec et ma carrière était lancée…

 

Comment se passe ton emploi du temps, entre tes occupations à Genève et à Lausanne ?

 

Mon emploi du temps évolue beaucoup car je suis quelqu’un qui déteste faire toujours la même chose, mais depuis quelques années, je passe 50 % du temps ici à BKP qui est mon lieu privé où tous les gardiens viennent travailler de manière individuelle. Mon emploi principal est au GSHC ou je passe environ 75% du temps par rapport à Lausanne qui est un emploi complémentaire. J’y vais tous les jeudis et quand il y a des conflits de calendrier, je suis de toute manière à Genève. Genève est ma terre d’accueil, c’est chez moi.

 

Qu’est ce que ton centre BKP amène au GSHC ou au hockey suisse ?

 

Il amène tout. C’était un vieux rêve d’avoir un centre comme celui là, où les gardiens peuvent travailler seuls, où il y a un espace vidéo et un espace fitness. Ca apporte beaucoup parce que beaucoup de gardiens ont envie de s’installer à Genève parce qu’il y a un centre comme celui-ci, ce qui n’existe pas ailleurs. Ca permet aussi d’avoir une main mise en terme de dépistage sur tous les gardiens parce que je connais vraiment le marché et s’il y a un vrai bon gardien qui vient s’entrainer chez moi, c’est une porte ouverte pour l’intégrer à notre club. Le but est de faire de Genève la plaque tournante des gardiens en Suisse et que quand on parle gardien, on ait envie de venir chez nous, chez Beaulieu à Genève.

 

Quel est ton rôle auprès des gardiens ? Est-ce que tu travailles uniquement la technique ou est-ce que tu travailles aussi sur le mental ?

 

C’est ce qui fait souvent la différence entre les coaches qui ont été gardien avant et ceux comme moi qui ont étudié les quatre dimensions de l’athlète, c’est-à-dire le physique, la psychologique, la technique et la tactique. La technique et la tactique se travaillent sur la glace. Le mental est vraiment hyper important. Avec Stephan, c’est ce que je lui ai le plus apporté. Même si je n’ai pas une grande carrière, j’ai beaucoup étudié d’où venaient la pression et la pression négative. Quel effet elle avait sur la tâche et quelles sont les tactiques mentales à utiliser qui fonctionnent. Tobias a beaucoup utilisé ça parce que, de son propre aveu, c’est ce qui lui a manqué pour réussir en NHL. Comme il jouait qu’une fois toutes les six semaines, il était tellement tendu qu’il n’arrivait pas à produire son jeu. Le physique je m’en occupe un peu moins parce qu’il y a des préparateurs physiques et ça me préoccupe donc moins que le mental, qui joue un rôle capital pour le gardien.

 

A ce propos, quelle est la part de mental dans la réussite d’un gardien ?

 

C’est aléatoire, ça dépend de chaque gardien mais c’est plus de 50%. Parfois, on voit des chiffres exagérés comme 90%. C’est clair que quand on voit un gardien dominer ou craquer, on voit bien que le mental joue un rôle important mais les capacités physiques jouent un rôle aussi.

 

Et la part de chance ?

 

La part de chance est très faible. Si on doit faire confiance à la chance ça peut aller une ou deux fois mais on le voit avec les championnats du monde actuellement, si on compte sur la chance avec le niveau qu’il y a, c’est foutu, ça ne suit pas. Au contraire, chaque erreur majeure coûte un goal. La chance je n’en parle jamais, c’est un mot que je ne côtoie pas du tout. Quand un arrêt est mal fait, je dis que c’est un arrêt chanceux mais c’est pour dénigrer. Ce n’est rien de positif.

 

On parle souvent des gardiens comme des mecs à part, isolés : légende ou réalité ?

 

Ce n’est pas une légende, il y a la moitié des gardiens qui sont très spéciaux par leur caractère. Pour choisir d’être gardien, il faut d’abord aimer soit se mettre en avant soit en retrait. L’un ou l’autre mais c’est un poste qui te fait te mettre en avant et en même temps t’es dans une équipe avec un poste à part donc ce sont des personnes assez spéciales. Il y a les deux. Il y a des personnes hyper spéciales mais qui prennent de la place et des personnes très discrètes. Par exemple, Stephan c’est le gars le plus timide ou plutôt le plus réservé de notre vestiaire, et comme par hasard il est gardien. Et Tamo, c’est peut-être un des plus extravertis. On a un bel exemple pour cibler ce qu’est un gardien. C’est vraiment quelqu’un d’anormal…sauf moi !

 

Il ne faut pas être un peu maso pour choisir de devenir un mec qui se fait canarder à longueur de match ?

 

Moins qu’on ne le pense. J’ai fait essayer ici à quelques célébrités comme Yann Lambiel. Pour eux, c’est comme si t’étais complètement cinglé. Mais au niveau de la protection de l’équipement ça s’est beaucoup développé. A mon époque et avant, c’était dangereux. Sans casque et peu de protection, là en effet… Mais maintenant ce n’est plus le cas. Au centre, on est à 2000 heures de cours par année et des vraies blessures je me demande s’il y en a eu dix. Ils sont hyper protégés donc c’est plus un truc de fou, sauf pour quelqu’un qui n’en a jamais fait. Il y a d’autres sports comme le baseball, quand tu es au bâton et que la balle arrive à 160km/h… faut être cinglé aussi.

 

Pourquoi Tobias Stephan n’a-t-il pas eu plus sa chance en NHL ?

 

Il a eu sa chance. C’est beaucoup une question de timing parce qu'il a le niveau. Il pourrait jouer en NHL demain matin, j’en suis convaincu. C’est incroyable qu’un athlète de ce niveau là ne joue pas dans la meilleure ligue. C’est une question de timing et ça on ne peut le reprocher à personne. Il a été repêché, une équipe lui a fait confiance et mis dans son club ferme en AHL. Puis il a fait une saison en NHL. Il a avoué que cette saison là, il n’était pas prêt mentalement à faire face au rôle qui lui était confié. Il était derrière Marty Turco qui est un excellent gardien et il n'a joué que 10 matches et pour ça il faut vraiment être fort dans la tête. S’il était tombé dans une équipe qui lui avait fait confiance pour 30-40 matches, il ne serait peut-être pas ici. Ca s’appelle le destin. Et lui aussi a fait son choix. C’est un gars qui ne veut pas ça à tout prix. Il est bien ici, il a signé un contrat à long terme.

 

A-t-on vu Benjamin Conz trop beau ou est-il vraiment un surdoué ?

 

Il est surdoué dans quelques éléments qui peuvent l’emmener à des points optimum. Il peut se rendre très loin parce qu’il a de fortes dominantes mentales. Mentalement il est inébranlable. Il a des qualités tactiques très fortes. Il voit le puck très facilement. Mais le problème des surdoués, c’est ce qu’il vit actuellement, quand tout va toujours bien, on a souvent besoin de travailler un peu moins fort et on se retrouve parfois coincé dans ces moments là. Mais il ne faut pas juger trop vite parce que remettre un athlète sur les rails ça se fait facilement mais créer un athlète à partir de rien, ça ne se fait pas facilement. Donc pour résumer, il a le talent. Il y a peut-être des échecs qui vont le faire grandir et qui feront de lui un meilleur gardien mais ça n’enlève pas les qualités qu’il a.

 

Et que penses-tu du fait qu’il change de club chaque année ?

 

C’est positif et négatif. Ca a été positif quand il était jeune. A Langnau, ça a été salutaire pour lui de faire un changement comme ça et d’être livré un peu à lui-même. Mais c’est un gars qui aime la stabilité. C’est clair que quand il a appris qu’il allait à Lugano pour une seule saison, ce qui était assez clair depuis le début, ça ne lui plaisait pas et ça a peut-être affecté sa manière de se sentir là-bas. Je suis heureux pour lui qu’une équipe lui fasse confiance et qu’il puisse s’établir pour quelques saisons.

 

Au moment où beaucoup de monde pensait qu’il allait devenir numéro 1 aux Vernets, McSorley a engagé Stephan. Comment Benjamin l’a-t-il vécu ? Et toi ?

 

C’était un choc. C’était un choc pour lui, pour moi et pour Mona qui était encore là. C’était un choc pour tout le monde. Mais avec du recul, c’était juste une décision hyper courageuse de la part de Chris. Et moi j’ai découvert un athlète et une personne que j’aime beaucoup. Ma première réaction était de la déception et de la stupéfaction. J’avais envie d’amener Benjamin à haut niveau et de continuer avec Gianluca. Mais maintenant, je suis chanceux d’avoir une personne avec autant de talent avec moi comme partenaire et je dirais que c’est un ami. Tobias est un gars extraordinaire.

 

Comment réagit Stephan lorsqu’il sort un match d’extraterrestre mais que ses coéquipiers foirent, comme ça a souvent été le cas cette saison ?

 

Il s’est beaucoup amélioré sur ce point car c’était un de ses principaux problèmes. C’est un gars très fier et très orgueilleux qui n’arrivait pas à dissocier sa performance de celle de l’équipe. Et ça c’est super important pour un gardien parce que même si tu as fait une super performance et que ton équipe a perdu, oui c’est un sport d’équipe et tu as perdu mais tu as fait une bonne performance. Tu dois garder les bonnes bases. A long terme, c’est payant pour l’équipe. D’où le fait que gardien est un sport individuel.

 

Je compare souvent au tennis. T’es simplement le mec qui fait le service et ce qui se passe après tu ne le contrôles plus. Si tu sers bien, ça se peut que les gars derrière foirent leurs revers pendant un certains temps mais généralement si on a un bon service ça va donner du résultat pour l’équipe. Tu te concentres sur ton service et tu ne perds pas ton temps à te concentrer sur le reste.

 

Il a beaucoup mieux gérer ça cette saison et il a pris plaisir à faire une bonne saison. Il voulait absolument tenir et je l’ai aidé pour ça. Même si ça n’allait pas bien, il voulait tenir et être le dernier à lâcher et ça il l’a très bien fait et je suis fier de lui. Il a eu une saison très régulière, il est exceptionnel.

 

Frederico Tamo a un rôle important dans le vestiaire, est-ce que tu penses qu’il pourrait un jour avoir le même sur la glace en LNA ou LNB ?

 

Oui mais pas en LNA, ça c’est sûr. Il part de très très loin. Il a eu une amélioration fulgurante dans son jeu. Tous les matins, il « compétitionnent » avec Stephan à l’entraînement. Et si tu comptes les buts à la fin de l’entraînement, tu vas arriver à compte égal presque tous les jours. Mais il y a une différence entre être performant à l’entraînement et avoir le niveau de LNA en match. Ca aurait été possible qu’il aille jouer en LNB avec une équipe pour s’essayer comme 2ème gardien et se faire une place. Mais le temps a passé et il est bien ici. A chaque fois qu’il a eu la chance de le faire, il a préféré rester. Il préfère cette place là et il préfère Genève. Il a Genève-Servette tatoué sur le cœur. Quand il part, il est triste. C’est un choix qu’on doit respecter.

 

Comment as-tu réussi à transformer Mona en un bon gardien ?

 

Je ne peux pas nier que notre rencontre a été bénéfique pour lui et elle l’a été pour moi aussi. C’est ce qui a donné l’impulsion à mon coaching en Suisse. C’est le timing encore une fois. On m’a demandé de choisir entre lui et Schürch qui sortait d’une très bonne saison, bien meilleure que celle de Mona. Je voyais en lui un potentiel mais il avait perdu confiance en lui à Fribourg. Il jouait comme un gardien qui n’avait plus confiance, il courait dans tous les sens et laissait beaucoup de cage vide. J’étais convaincu que mon analyse du jeu correspondrait à ce qu’on avait besoin. J’étais sûr de ça. Il avait déjà performé avant et il a des yeux incroyables, c’est très difficile de le battre sur un tir qu’il voit. Avec un point de départ comme ça, j’étais persuadé que je pouvais faire quelque chose. Pour résumer, son style et ce que moi je pouvais lui apporté, c’était le mariage parfait et au parfait timing. Et puis ça a fait ce que ça a fait.

 

On a pu voir que Manzato était prêt à ne presque pas attacher ses jambières pour gagner en surface, que penses-tu de ce procédé ?

 

Moi, ça m’énerve. Je comprends et ce n’est pas comme s’il prenait des stéroïdes. C’est de la triche contrôlée mais c’est de la triche quand même. J’ai Tobias de mon côté qui n’est pas un tricheur et qui joue tout petit et tout serré. Le talent doit être fait avec les mêmes contraintes. Mais ce n’est pas le seul. Il y en a beaucoup qui jouent avec ça car c’est un sport de couverture. Et ça a failli payer donc respect.

 

Quelle est ta relation avec Chris ?

 

C’est le premier qui m’a fait confiance. C’est une relation spéciale. C’est aussi le seul coach que j’ai eu depuis que je suis professionnel. Il y a une grande écoute. Il vient souvent vers moi pour un avis externe et je l’entends souvent répéter mes mots. Je connais mon rôle avec lui. C’est lui qui a la pression. Il a été beaucoup critiqué et beaucoup adulé mais il y a une raison simple, c’est que c’est lui qui prend tout sur ses épaules. Pour ça, c’est une facilité de travailler avec lui. Il y a beaucoup de respect. Il sait que je fais un bon travail avec les gardiens et il me laisse tranquille. C’est lui qui prend la pression, c’est lui qui subit. Quand on perd, c’est jamais Matte, c’est jamais Beaulieu, c’est toujours McSorley. J’aime beaucoup notre relation de confiance. Il est têtu et parfois dur à vivre parce qu’il est intense mais je préfère ça que des relations compliquées où tout le monde veut se mêler du travail de tout le monde.

 

Et celle de Stephan et Chris ? Ils communiquent ?

 

Il y a un respect incroyable. Chris a toujours respecté les gardiens et il leurs fout la paix. Ils ont une relation incroyable. Il regarde souvent si tout va bien pour Stephan. Chris le traite super bien et Tobias le lui rend bien en étant fidèle au niveau des contrats. Comme Chris a confiance en moi, il ne se mêle jamais du côté gardiens. Donc rien à dire à part qu’il y a un respect énorme entre les deux hommes. On agace souvent Tobias avec ça parce que c’est comme s’il avait une relation privilégiée avec Chris.

 

Hormis Stephan, qui est le meilleur gardien de LNA, et surtout pourquoi ?

 

Berra et Genoni. Avec Stephan c’est les trois que j’aime beaucoup. Ils sont très bons. L’année dernière, Genoni avait été meilleur et ça m’avait bien dérangé. Cette année l’objectif était d’être meilleur que Genoni et Stephan a bien répondu et a été meilleur que Genoni, mais Berra est apparu avec une superbe saison.

 

Et à l’inverse, le moins rassurant ?

 

Il faut que je fasse attention à ce que je vais dire… Je n’étais pas un grand fan d’Aebischer par son style passif. Cette année, j’ai toujours eu des doutes sur les gardiens de fin de peloton comme Baümle mais il a été surprenant quand il a joué contre nous et il était pas mal quand il a du remplacer l’autre.

 

Le meilleur gardien que tu aies vu en activité ?

 

Marc-André Fleury, probablement parce qu’il vient aussi du Québec. C’était un peu le produit de notre nouvelle vague de gardiens. Il a de l’agilité, de la folie et de la vitesse. Ce n’était pas le plus efficace mais c’était le gars qui m’impressionnait le plus.

 

Si tu pouvais choisir les 2 gardiens qui évoluerait sous les couleurs du GSHC la saison prochaine tu prendrais qui ?

 

Stephan et Conz

 

Quel gardien aimerais-tu entraîner ?

 

C’est une bonne question... Reto Berra.

 

Peux-tu nous balancer quelque chose sur Stephan et Tamo ?

 

Oh purée…Personne ne va comprendre… Stephan et Tamo, quand ils vont mettre fin a leurs carrières, veulent devenir champion de volleyball de plage. Eux ils vont comprendre.

 

Même si tu n’es pas sur la glace, on te pose la question : on te donne un crédit de 5 charges violentes mais correctes. Tu les mets à qui ?

 

Je ne sais pas quoi te répondre à ça parce que je n’ai pas beaucoup de gars que je n’aime pas. J’aime bien les agitateurs. J’adore Rüfenacht de Zoug. Je ne le frapperais pas, je le prendrais dans mon équipe.

 

L’accent québécois, ça t’aide avec les femmes ?

 

Enormément… A la blague j’ai toujours une réplique parce qu’on me le dit souvent. Je dis souvent que je suis marseillais et ça fonctionne encore mieux…

 

Pour ou contre

Le sexe un jour de match : contre

 

Les cheveux qui dépassent du casque : pour

 

Les 6 journées supplémentaires : pour, j’en voudrais même 6 de plus.

 

La traversée de la Rade : pour

 

Shawn Heins à Genève : pour

 

Sébastien Beaulieu à Fribourg : contre

 

La coupe mulet : contre

 

Les centrales nucléaires : contre

 

Des stades/patinoires sans ultras : malheureusement je suis pour

 

La retraite de Bernard Andrié : contre

 

Le Nutella avec du beurre : aïe aïe aïe, je suis contre

 

As-tu un commentaire pour la fin ?

 

J’ai hâte de vous lire parce que c’est des trucs intéressants donc j’ai hâte de lire les suivants qui vont passer.
Et j’aime bien la différence qu’on a ici à Genève au niveau des fans par rapport à certaines autres villes. J’aime bien la classe.