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Yannick Weber : "J'aime cette équipe"

A une semaine de Noël, voici un nouvel interview en guise de cadeau en avance ! Et croyez-nous, ce n'est pas fini !

 

Après avoir raté de peu celle de Logan Couture, reparti quelques jours trop tôt, nous ne pouvions pas rater l'interview de notre autre NHLer, Yannick Weber. On avait beaucoup de questions, et comme il n'est pas du genre à abréger ses réponses, cela donne un entretien vraiment sympa !

 

Connais-tu 1905.ch ?

 

Non

 

En étant né à Morges, on imagine que tu connaissais déjà un peu Genève avant d’arriver ?

 

Non pas du tout,  je suis né à Morges mais on a juste habité là-bas parce que mon père travaillait à Lausanne. Nous sommes bernois et quand j’avais trois ans nous sommes partis de Morges pour retourner habiter à Berne. Je ne connais donc pas vraiment la région.

 

Quelles ont été tes premières impressions sur la ville ?

 

C’est très joli. Genève avec le lac et sa vieille ville, c’est vraiment une jolie ville.

 

Par rapport à Montréal, hormis la taille, quelle est la principale différence ?

 

C’est une ville qui ressemble un peu aux grandes villes européenne mais ce qui change surtout c’est la hauteur des immeubles.

 

Tu n’as joué qu’une seule saison en LNB avant de t’envoler pour le Canada. Comment ça s’est passé ?

 

J’ai fait toutes mes classes juniors à Berne et quand j’ai joué avec les élites, j’ai eu l’opportunité de jouer en ligue B parce que Berne et Langenthal ont un partenariat. Pour moi, c’était bien de pouvoir jouer un peu dans les deux équipes. Après ça, j’ai choisi de partir au Canada parce que j’ai eu l’opportunité de jouer dans la ligue junior là-bas. Pour moi c’était une bonne opportunité. Je me suis dit que je pouvais aller là-bas une année et voir comment ça se passait.  J’ai eu une bonne année donc je suis resté.

 

Tu avais à tout juste 18 ans, ça n’a pas été trop dur de tout quitter ici ?

 

C’est sur que ce n’était pas facile. J’étais encore jeune et c’est la première fois que je n’habitais pas à la maison. Mais c’était une grande opportunité et je voulais la saisir au moins pour une saison et si ça se passait mal je revenais à Berne. J’avais vraiment une bonne équipe là-bas.  J’habitais dans une famille qui était très bien où je me sentais vraiment bien.

 

Comment les gens ont réagi autour de toi ? On ne t’a pas dit que c’était une connerie de partir si tôt ?

 

Certaines personnes m’ont demandé pourquoi je partais alors que j’allais jouer pour Berne en LNA d’ici peu et que j’avais l’opportunité de faire une bonne carrière à Berne. D’autres m’ont dit que c’était très bien et m’ont soutenu. J’étais encore jeune et je pensais que je pouvais encore apprendre beaucoup. Je voulais aller au Canada pour jouer avec les meilleurs joueurs du monde car je pensais que c’était bien pour mon développement. C’est aussi une bonne expérience de vie.

 

Tu arrives seul dans un pays immense, comment se passe ton intégration ?

 

Très bien. J’avais une famille incroyable là-bas que j’aimais beaucoup et avec qui j’ai encore contact d’ailleurs. Ca s’est aussi très bien passé avec l’équipe. J’ai fait ma place, je n’étais pas le plus jeune et j’ai eu une très bonne saison donc ils m’ont respecté dès le début.

 

Tu joues deux saisons aux Rangers de Kitchener où tu marques 96 points. C’est énorme pour un défenseur non ?

 

Oui, j’ai eu des super saisons. J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation la première saison. J’ai beaucoup appris et la deuxième saison on avait vraiment une bonne équipe. Pour moi, c’était une très bonne saison. On a gagné le championnat.

 

En 2007, tu te fais drafter par Montréal. A ce moment là, tu te dis quoi ? Tu réalises ?

 

On m’en parlait déjà pendant la saison vu qu’elle se passait bien pour moi. Tu sais qu’il y a du monde qui te regarde durant la saison et déjà après quelques mois tu sais que tu vas être drafté mais tu ne sais si c’est au premier ou cinquième rang. Etre drafté après une saison, c’était quelque chose de spécial pour moi et je me suis dit que j’avais pris la bonne décision en partant de Berne pour venir au Canada.

 

Après une très bonne saison en AHL à Hamilton, tu débutes en NHL. Tu ressens quoi quand tu entres sur la glace ?

 

C’est vraiment quelque chose de spécial. J’étais très nerveux. C’était mon rêve en partant de la Suisse.

 

Tu te retrouves face aux « monstres » de NHL. Ca intimide où tu n’y penses pas ?

 

Tu t’entraines avec eux dans ton équipe donc tu réalises que ce sont juste des êtres humains. Mais c’est sûr que la première fois que tu joues contre Crosby ou Ovechkin, c’est spécial. Et après, tu sais qu’ils font aussi des erreurs et que tu peux les battre en un contre un. Tu ne dois pas avoir trop de respect. Tu dois avoir du respect parce que c’est un bon joueur mais tu dois aussi être fier de jouer dans cette Ligue et ne pas avoir peur de jouer contre des joueurs comme ça.

 

Le 20 avril 2009, tu marques ton premier but en NHL. A l’intérieur de toi, ça doit bouillonner non ?

 

C’était très spécial et en plus c’était pendant les playoffs. C’était contre Boston à la maison et c’est déjà incroyable de jouer les playoffs à Montréal au Centre Bell. Je sais encore exactement comment ça s’est passé. Je n’ai même pas réalisé que c’était le premier. J’étais juste content d’avoir marqué, c’était un moment vraiment spécial.

 

Tu as marqué 4 de tes 5 buts en NHL à Tim Thomas (gardien de Boston). Maintenant qu’il a pris une année sabbatique, tu vas faire comment ?

 

Oui c’est rigolo. On joue beaucoup contre Boston et j’aime beaucoup jouer contre eux. C’était peut-être bien que le lock-out se fasse maintenant vu qu’il ne joue pas…  La saison où j’ai marqué trois ou quatre buts contre lui, c’est là saison où il a reçu le titre de meilleur gardien de la Ligue donc c’est rigolo que ce soit toujours contre lui que je marquais.

 

Ce n’est pas trop dur, en tant que « p’tit Suisse » de se faire sa place ?

 

Non. Quand je suis parti de la Suisse, je suis allé à Kitchener et je n’ai jamais entendu des gens qui disaient que les Suisses n’étaient pas assez forts.  Je pense que si tu joues bien sur la glace, que tu marques et que tu joues bien pour l’équipe, ils sont très respectueux. Après deux ans, tu es comme eux, tu es Canadien. Beaucoup disent que comme j’ai fait les juniors au Canada et que j’ai déjà beaucoup joué là-bas, je ne suis pas vraiment typiquement européen. Donc pour moi c’était vraiment facile mais ça dépend aussi de ton caractère. Je suis quelqu’un de simple donc je n’ai pas de problème à m’intégrer.

 

Comment expliquer que des Von Arx ou des Riesen aient préféré rentrer en Suisse à la première difficulté alors qu’ils avaient les moyens de faire carrière outre-Atlantique ?

 

C’est difficile à dire. Ca fait quelques années que je suis là-bas donc je ne connais pas vraiment leurs situations. Peut-être que s’ils savent qu’ils n’ont aucune chance et qu’ils se disent qu’ils sont un peu trop vieux… Mais être en Suisse c’est sympa, tu es toujours à la maison, tu as ta famille et le salaire en Ligue suisse est assez bien aussi. Si tu as un peu plus que 20-21 ans, tu dois choisir entre ta famille en Suisse et aller là-bas. Il faut savoir ce que tu veux faire de ta carrière et si ton rêve n’est pas réellement de jouer en NHL et que ca ne marche pas, tu rentres. C’est chaque joueur qui doit faire son choix.

 

Si d’aventure tu n’avais plus ta place à Montréal, tu songerais à un retour en Suisse ?

 

Non pas vraiment. J’ai pris mon chemin quand je suis parti de la Suisse. J’ai mes hauts et mes bas dans ma carrière et j’ai déjà eu du succès. Si après une "mauvaise" saison à Montréal, ils ne me veulent plus, il y aura peut-être une autre équipe. Ca arrive dans une carrière d’avoir une mauvaise saison mais pour moi, mon but premier sera toujours de jouer en NHL.

 

On sait les médias de Montréal connaisseurs et très critiques. Comment vit-on avec la pression des médias là-bas ?

 

Je pense que quand tu es tout nouveau c’est difficile. J’ai appris assez vite comment il fallait faire. Mais c’est sûr que la pression est assez grande là-bas. Tu essaies de ne pas lire les journaux, de ne pas trop regarder la télé quand ils parlent du hockey. En tout cas, je ne lis jamais les journaux après un match. C’est leur travail, ils doivent écrire quelque chose… C’est sur que si tu n’es pas bon ou que l’équipe fait une mauvaise saison, ils vont critiquer. On sait qu’on doit travailler dur mais de l’autre côté quand tu fais une bonne saison ça t’aide aussi d’être à Montréal parce que c’est quelque chose de spécial. Toute la ville est derrière toi. Alors qu’en Floride, que tu gagnes ou que tu perdes ça ne change rien. A Montréal, quand tu perds, c’est dur mais quand tu gagnes c’est encore plus beau.

 

Les journalistes, comme les fans, te considèrent comme un joueur doué offensivement mais limité en phase défensive. Ce cliché te dérange ?

 

Je pense que c’est normal, je suis un défenseur offensif qui essaye souvent des trucs et défensivement je ne suis pas le meilleur de la Ligue. Mais je pense que je fais mon boulot assez bien. J’ai beaucoup appris ces dernières années. Si tu es vraiment offensif c’est normal que défensivement tu ne sois pas un des meilleurs. Il y a des joueurs qui sont très bons défensivement mais offensivement ils ne font rien. Mon but est aussi d’être solide défensivement mais ce sont les médias et les fans qui disent ça. Je pense que mon jeu défensif est assez bon par rapport à la Ligue.

 

Que penses-tu de la couverture de la LNA par les médias suisses ? Ca change du Canada hein ?

 

Oui, la différence est énorme. Là-bas à l’entrainement, il y a 10-20 journalistes qui viennent et on a des caméras. Il y a vraiment beaucoup de monde qui vient alors qu’ici, il y en a un par semaine. Pour les matches aussi il y a une différence. Ici, il y a Teleclub mais là-bas, les matches sont diffusés en Anglais et en Français et sur plusieurs chaines.

 

Au vu des dernières discussions es-tu optimiste quant à la reprise prochaine de la NHL ?

 

C’est dur à dire. Il y a des jours où je suis vraiment optimiste et d’autres jours où je me dis que ça ne va pas marcher cette saison. Je pense que c’est bien qu’on discute et qu’on essaie de trouver une solution. Il y a encore des désaccords entre les deux côtés mais on savait déjà en été que ça allait être assez long et difficile pour trouver une solution. Mais je reste optimiste sur le fait que ça va recommencer.

 

La Ligue est-elle selon toi l’unique responsable de cette situation ?

 

Oui et non. Si tu regardes le dernier lock-out, c’est nous qui avons accepté le plafond salarial mais après ça c’est la Ligue qui a dit que c’était à eux de faire du bon boulot et de faire assez d’argent parce que le plafond salarial était vraiment bien pour eux. Sept ans plus tard, ils n’ont presque rien fait et en demandent toujours plus. Pour nous les joueurs, on comprend qu’il y a des équipes qui ne font pas beaucoup d’argent et qu’il faut changer quelque chose mais parfois ils nous en demande quand même un peu trop. Maintenant, ils ne veulent pas qu’on ait des droits. Les joueurs aussi contrôlent le business. Il faut changer quelque chose.

 

Tu es arrivé à Genève très rapidement après l’annonce du lock-out. Comment se sont passés les premiers contacts avec Chris McSorley ?

 

Vraiment bien. Pendant l’été, on savait déjà que le lock-out allait sûrement avoir lieu donc alors j’avais déjà discuté avec quelques équipes en Suisse pour savoir ce que je ferais en cas de lock-out. En septembre, je suis parti à Montréal et je me suis préparé comme si la saison allait avoir lieu. Quand le lock-out a été prononcé, c’était clair pour moi que je voulais venir en Suisse pour jouer. Chris a vraiment montré de l’intérêt. C’était vraiment une bonne opportunité pour moi de venir dans une équipe comme ça et j’étais content de jouer rapidement.  Je pense que c’était une bonne décision de venir ici pendant le lock-out.

 

N’est-ce pas une déception de n’avoir pu aller à Berne plutôt qu’à Genève ?

 

Non pas vraiment. J’ai aussi parlé avec Berne durant l’été. J’ai fait la préparation en août avec eux. Pour moi, c’était clair que si Streit ou Josi allait à Berne, je n’allais pas y aller parce que si tu regardes la défense de Berne, il y a déjà beaucoup de très bons joueurs. Je ne voulais pas aller là-bas si je n’avais pas vraiment mon rôle à jouer. Si tu regardes un joueur comme Josi, qui est allé à Berne, il n’est pas vraiment heureux car il y a trop de défenseurs qui doivent jouer. Je pense que Genève était une meilleure solution pour moi.

 

Tu disputes donc ton premier match de LNA plus de 2 ans après avoir disputé ton premier match de NHL. Ca te fait bizarre ?

 

Oui un peu. Mais comme je suis parti assez jeune, c’est clair que je n’avais pas encore pu jouer en ligue A. Mais avec l’expérience que j’ai acquise là-bas, ce n’était pas si difficile que ça de faire mon premier match ici.

 

Quels ont été tes premières impressions sur le niveau de la LNA ?

 

Je savais déjà avant de venir que c’était une bonne Ligue car je connais beaucoup de joueurs ici et en août je m’entraine avec Berne sur la glace. Il y a beaucoup de bons joueurs ici. C’est un jeu rapide, peut-être pas aussi physique qu’en NHL, mais très rapide.

 

Tu as semblé avoir un peu de peine à te faire à l’arbitrage suisse au début, non ?

 

Oui, c’est différent ici. Les règles sont un peu différentes. Les arbitres sont un peu différents de ceux de NHL parce que le jeu est différent aussi. Ici, ils ne laissent pas beaucoup jouer. Ils sifflent plus mais j’ai compris maintenant qu’il y a des choses que je ne peux pas faire.

 

Si le lock-out prend fin, quel sentiment va prédominer : la joie d’y retourner ou la tristesse de quitter une équipe qui réalise une saison incroyable ?

 

Sûrement un peu des deux. Je vais être content de retourner à Montréal pour commencer la saison mais je suis ici depuis bientôt trois mois et j’aime beaucoup les joueurs et l’équipe. Je suis très content d’avoir eu du succès avec l’équipe mais c’est clair pour moi que j’aimerais que le lock-out se termine assez rapidement et retourner à Montréal.

 

L’ambiance des patinoires suisses, en particulier des Vernets, ne va-t-elle pas te manquer ?

 

Si, l’ambiance ici est vraiment spéciale. L’atmosphère en Suisse n’est pas du tout la même qu’au Canada. Au Centre Bell, il y a vraiment beaucoup beaucoup de monde. C’est aussi spécial mais ce n’est pas la même chose.

 

Y’a-t-il des joueurs du GSHC qui auraient leur place en NHL ?

 

C’est difficile à dire parce que c’est un jeu différent. Mais si tu prends un joueur comme Kevin Romy, c’est un joueur qui a beaucoup dans la tête. Il a une bonne intelligence de jeu. C’est un centre qui connait le jeu. Pour lui, je pense que ça serait possible de jouer en NHL.

 

Tu as disputé les JO avec la Nati. C’est vraiment quelque chose de spécial ?

 

Oui, à Vancouver c’était vraiment spécial. C’est un tournoi vraiment spécial pour le hockey parce qu’il y a tous les meilleurs joueurs du monde présents contrairement aux championnats du monde où certains sont encore en train de faire les playoffs. C’était aussi particulier parce que c’était au Canada, à Vancouver.

 

Comment expliques-tu les difficultés de l’équipe suisse à briller sur le plan international ?

 

Aucune idée. La Suisse a fait beaucoup de progrès les dix dernières années. On est devenu une nation assez forte qui peut battre toutes les équipes mais on sait aussi que les autres équipes comme l’Allemagne ont aussi fait des progrès. C’est jamais facile de jouer contre la France et l’Allemagne parce qu’ils ont aussi des bons joueurs. Mais je pense qu’on a beaucoup appris. On a eu des championnats du monde qui n’était pas bons et d’autre pas mal. Un tournoi c’est court, c’est sur 10 jours. Si tu perds un ou deux matches, c’est déjà presque fini. On espère qu’on fera mieux cette année que l’année dernière.

 

En 2011, tu avais un peu fait « scandale » en refusant ta sélection au motif que Simpson voulait te faire jouer attaquant. Tu ne regrettes pas un peu ?

 

Ca ne s’est pas vraiment passé comme ça. J’avais encore les playoffs a jouer alors que le championnat du monde avait déjà commencé et on n’était pas sûr si c’était une bonne idée que j’arrive au milieu des Championnats. Après les playoffs,  j’ai eu cinq jours sans glace et je n’étais pas vraiment en forme. Je ne savais pas si je pouvais aider l’équipe.  On a décidé ensemble, Simpson et moi, que je n’irais pas. Ce sont les médias qui en ont fait toute une histoire. Je pense simplement que je n’aurais pas été d’une grande aide pour l’équipe. Quand tu as une saison de 82 matches plus des playoffs difficiles, tu dois parfois être un peu égoïste et dire que ça suffit parce que tu ne te sens pas à aider l’équipe car tu es fatigué et que j’ai envie de jouer encore longtemps. Mais sinon je suis toujours prêt à y aller.

 

 

Pour ou contre

 

Le sexe un jour de match : pour

 

Les cheveux qui dépassent du casque : contre

 

Les 6 journées supplémentaires : pour

 

La traversée de la Rade : contre

 

Shawn Heins à Genève : contre

 

Yannick Weber à Fribourg : peut-être

 

La coupe mulet : contre

 

Les centrales nucléaires : contre

 

Des stades/patinoires sans ultras : ça dépend s’ils font des bêtises ou non

 

La retraite de Bernard Andrié : je ne sais pas qui c’est

 

Le Nutella avec du beurre : contre

 

 

Un dernier mot pour la fin ?

 

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