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2019 sourit à Ge/Servette (TdG)

Tim Bozon a inscrit deux buts cruciaux ce dimanche à Davos pour parachever un week-end de reprise parfait

 

En anglais, il est une expression qui glorifie les «unsung heroes». Littéralement les «héros dont on ne chante pas les louanges». Ces travailleurs de l’ombre qui permettent à une équipe d’avoir du succès. Après les deux probants succès face à Lugano (6-3) et Davos (3-4), Tommy Wingles attire toute la lumière. Fantastique avec quatre buts, l’ailier de Ge/Servette a fait une partie de la différence. Mais il doit partager les lauriers avec la quatrième ligne. Celle de John Fritsche, Eliot Berthon et Tim Bozon. Les infatigables bosseurs ont gratté des pucks et poncé les bandes sans jamais faiblir.

 

Davos réussit à Bozon

 

Mieux, deux des quatre buts inscrits hier à Davos ont été réalisés par un des membres de ce trio: Tim Bozon. Et dire que le Français à licence suisse n’avait jamais fait trembler les filets cette saison. «Je n’ai jamais douté, a-t-il confié après le match. Je savais que tôt ou tard cela allait fonctionner. Dans le jeu, je me sens bien. Mais c’est vrai qu’il y a un certain soulagement à voir enfin le puck terminer sa course au bon endroit.» Son père, Philippe, l’a également encouragé à continuer dans la même direction et ce, pas plus tard que samedi après le match contre Luagno. «Je lui ai fait part de ma frustration actuelle, a-t-il enchaîné. Il regarde mes matches et me dit que je travaille dans la bonne direction. Cela m’aide à ne pas trop me poser de questions.»

 

Entre la fin du match contre Lugano (22 h 05) et le coup d’envoi à Davos (15 h 45), les Grenat n’ont eu qu’un minimum de temps pour récupérer. «J’ai dormi cinq heures, a-t-il avoué. Mais je me suis bien rattrapé dans le car. Entre Genève et Zurich, je n’ai rien vu (rires).» Lors de son dernier déplacement à Davos, le No 94 avait déjà totalisé deux points: deux assists. «Je suis un gars de la montagne, s’est-il marré. C’est peut-être pour ça que je suis en réussite dans cette patinoire.»

 

Une chose est sûre, c’est grâce au «gars de la montagne» et à ses coéquipiers de ligne que le GSHC a eu ce petit supplément d’âme nécessaire pour faire la différence lors de la troisième période. «Nous étions la meilleure équipe, a applaudi Chris McSorley. S’ils marquaient deux buts, nous en aurions mis trois. S’ils en marquaient trois, nous en aurions inscrit quatre. Ce week-end, l’équipe a été exemplaire et je suis fier du travail accompli.»

 

Routine particulière

 

Ce «back to back» (deux matches en deux jours) était probablement le plus compliqué de la saison. De quoi changer la routine alimentaire des Aigles? Pas pour Tim Bozon. «Disons que j’ai terminé ma soirée de samedi dans un fast-food, rougit-il. Je n’aimais pas le repas à la patinoire… Et puis, le jour du match, j’ai un peu tout fait à l’envers. Les pâtes à 10 h du mat’, franchement, ce n’est pas ce que je préfère.» Double buteur, va-t-il systématiser la «junk food» au détriment de la sacro-sainte tranche de poulet? «Non, je ne crois pas que ce soit une bonne idée», a-t-il pouffé.

 

Après ce week-end chargé, les Aigles ont une semaine devant eux pour recharger les batteries. «En ce début d’année, c’est quasi impossible de trouver un vrai rythme», poursuit Tim Bozon. Par chance, la quatrième triplette est là pour donner le ton.

 

Trois blessés en deux jours

 

En moins de vingt-quatre heures, les Aigles ont perdu trois hommes. Avant le déplacement de Davos, il y avait déjà eu les absences de Kevin Romy et d’Arnaud Jacquemet.

 

Si le second nommé a reçu un puck au visage et ne devrait pas en avoir pour une trop longue période, le joueur de centre neuchâtelois, lui, devra passer sur le billard. L’opération est prévue demain. Diagnostic? Fracture de la main subie contre Lugano en bloquant un puck. La durée de son absence est comprise entre quatre et six semaines. Il sera de retour pour le rush final.

 

Le même optimisme n’est pas de rigueur pour Eric Martinsson. Séché par Marc Wieser (encore lui!), le défenseur a terminé la soirée à l’hôpital après avoir été évacué sur une civière. Dans l’encadrement des Aigles, le ton était négatif. «Cela n’a vraiment pas l’air bon», a pesté Chris McSorley. Selon les premières informations, il souffre d’une sévère commotion cérébrale. Mais outre la tête, il se pourrait que le Suédois soit également touché à l’épaule.