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Bozon’s 12

Pour le pénultième match de l’année 2017, les Aigles recevaient hier soir aux Vernets un EHC Kloten moribond qui pointe au dernier rang du classement et dont les résultats cette saison font écho au titre de l’émission de 18h sur Couleur 3 : les bras cassés.

 

Mais ce match était avant tout l’occasion de remercier dignement et célébrer comme il se doit un ancien joueur clé du GSHC, en retirant son numéro 12 au panthéon des Aigles. J’ai bien entendu nommé l’inénarrable Philippe Bozon. Visiblement ému, entouré de sa famille, y compris de son fils Tim qui joue à Kloten et lui apportera son maillot grenat floqué du numéro 12. La présence de ce monument du GSHC ne manquera pas de nous replonger dans certains souvenirs de la période concernée (2001-2006).

 

Je laisserai à un autre le soin de retracer de manière exhaustive la carrière de notre ancien capitaine, mais comment ne pas se remémorer une époque où les plexis étaient quasiment opaques ; où on fumait sans vergogne depuis le parterre nord (et pas que des cigarettes), alors qu’aujourd’hui le jet d’un avion en papier peut quasiment vous valoir une expulsion et une interdiction de patinoire ; où « l’expérience hockey » consistait avant tout à venir voir un match et soutenir son équipe, et pas à attraper des t-shirts ou des frisbee McDo…

 

Oui, je dois certainement vous donner l’impression d’être un vieux con à ressasser ce genre de choses, mais j’assume complètement. Je me souviens aussi d’un comportement exemplaire : pas toujours en accord avec Big Mac à l’époque, Bozon n’a, je crois, jamais cessé de se donner à 200% pour l’équipe, donnant par là même un exemple de choix au reste des joueurs. Le genre de joueur qui se fait recoudre pendant une pause pour revenir planter un but au tiers suivant. Ça change de certaines divas des patinoires qu’on a pu voir passer depuis. Alors encore bravo et merci Philippe !

 

Mais n’oublions pas qu’il y avait quand même un match à disputer hier soir et qu’au vu des circonstances et de l’adversaire, on attendait rien de moins qu’une victoire. L’entame de match nous donne d’ailleurs toutes les raisons d’y croire puisque les Aigles ne sortent quasiment pas du tiers défensif des Aviateurs qui semblent bien incapables de récupérer le puck. Le premier but tombera toutefois de l’autre côté de la patinoire puisque c’est Praplan qui trompe Giovannini à la 3e minute. Les Grenat ne regagneront toutefois pas les vestiaires sans avoir égalisé par Noah Rod. Notons aussi qu’avec un peu plus de réussite aux tirs, le score aurait pu être bien plus lourd après les 20 premières minutes durant lesquelles on a pu voir quelques belles combinaisons.

 

Aux environs de la mi-match, c’est d’abord Spaling qui donne l’avantage aux Aigles avant que Thomas Heinimann inscrive son premier but en LNA, dos au but et entre les jambes d’un Boltshauser bien peu à son affaire hier soir. Les mauvaises langues noteront le cafouillage qui précède le but et le coup de pouce de la chance dont a bénéficié Heinimann, mais où est votre esprit de Noël ?! Le match se soldera par un but de Rubin et quelques frictions entre ce dernier et Hollenstein. On regrettera d’ailleurs que notre 40 n’ait pas plus franchement remis à sa place la petite diva zurichoise tant son attitude et son comportement sur la glace hier soir ont été nauséabonds.

 

Trois points pour un match maîtrisé et un bel hommage pour un grand joueur. On ne peut qu’espérer que, vu la qualité du jeu proposé depuis son arrivée, son compatriote Da Costa se sente bien chez nous et, inspiré par l’exemple de Bozon, décide de rester dans la cité de Calvin. A priori, je signerais volontiers pour le retrait du numéro 90 dans une quinzaine années.

 

Joyeux Noël Philippe !

    Les bières

  • Noah Rod

    Un but, et un deuxième qui n’est pas passé loin, dommage.
  • Thomas Heinimann

    Pas certain que beaucoup de joueurs puissent se targuer d’avoir marqué leur premier goal en LNA dos au but entre les jambes du gardien.
  • Remo Giovannini

    Peu responsable sur l’unique but des visiteurs, il a par ailleurs bien tenu sa place dans les cages.
  • La quinzaine de banlieusards zurichois

    Qui ont fait le déplacement un jeudi soir. Ils méritent bien un petit rafraichissement.
  • L’arbitrage

    À géométrie variable.
  • Denis Hollenstein

    Qui s’est plus distingué par ses gestes de frustration que par son jeu. « Petite frappe » me semble être la description la plus appropriée pour lui hier soir.