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  • 15.12.2017
    Malley
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  • 21.12.2017
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Dans la tempête, les joueurs font bloc avec un coach impassible (TdG)

Les Aigles assument au lendemain de la claque reçue à Lausanne. Il n’y aura pas de révolution aux Vernets

 

Mieux vaut prévenir que guérir. Sentant la pression monter, le mécontentement gronder, le ras-le-bol s’insinuer même chez les plus fidèles des supporters, Ge/Servette a décidé de prendre les devants. Comme souvent, c’est Goran Bezina qui s’y colle. Dans une vidéo, il s’adresse au public, reconnaissant les manquements de l’équipe avec la sincérité qui le caractérise. Puis, il demande de l’indulgence. «C’est justement dans ces moments difficiles que le soutien du public prend toute son importance. Nous avons besoin de vous.»

 

McSorley pas à Lausanne

 

Au lendemain d’une déculottée mémorable à Malley, la révolution a eu lieu chez le vainqueur! Visiblement, le sort de Dan Ratushny était déjà scellé avant que son équipe écrase plus faible qu’elle. Dans un fantasme collectif, les fans lausannois appelleraient presque de leurs vœux un certain Chris McSorley à la bande. Lui qui avait contribué, avec Hugh Quennec, au sauvetage financier du rival lémanique, récidivera-t-il sur le plan purement sportif? Il y aurait tout de même une certaine forme d’ironie à voir Jésus Chris, le coach honni, le chantre du «hockey-boucherie», comme l’ont souvent qualifié les fans vaudois, en sauveur de Malley.

 

Ce scénario plus qu’improbable ne signifie pas qu’une révolution de palais se prépare aux Vernets. Ici aussi, ceux qui aimeraient voir le retour de Chris McSorley à la bande peuvent mettre une croix sur ce doux rêve. Il ne faut pas oublier que depuis que Hugh Quennec a fait rentrer les loups de Vancouver dans la bergerie genevoise, le chef de meute, Mike Gillis, et ses acolytes ont tout fait pour pourrir la vie de l’ancien homme fort du club. Qui paie décide. Il est donc bien légitime que Mike Gillis souhaite faire avancer le bateau avec l’équipage de son choix. Le gros souci, en l’occurrence, c’est que l’ex-capitaine est au bénéfice d’un contrat en béton que personne ne semble disposé à racheter. En attendant que le temps fasse son œuvre, Chris McSorley est sous surveillance. Il se mure dans le silence, de peur de commettre l’impair qui lui coûterait cher.

 

Les dirigeants sont décidés à aller au bout de leurs idées. Ils ont envisagé l’avenir avec Craig Woodcroft. Ils continueront avec Craig Woodcroft. Rappeler Chris McSorley reviendrait à se contredire soi-même. Il ne faut pas oublier que c’est suite à une analyse profonde de la situation, à l’issue de la saison passée, que Mike Gillis et ses conseils ont décidé de réorienter la carrière de Chris McSorley.

 

D’aucun souhaiteraient également que Craig Woodcroft soit démis de ses fonctions. Là encore, la cellule sportive ne souhaite pas agir sous le coup de l’émotion. Et ce n’est pas ce début de saison famélique qui va changer quoi que ce soit. Craig Woodcroft est l’homme de la situation. Et il faut bien admettre que le principal intéressé reste d’un calme olympien. Comme un mantra, il répète sans cesse que «ce sont les joueurs qui ont la solution».

 

L’homme de la situation

 

De Chris McSorley, directeur sportif, à Mike Gillis, en passant par Lorne Henning et les entraîneurs adjoints, tous pensent la même chose. Du temps. Il faut encore du temps. Et quid des joueurs dont certains ne sont que l’ombre d’eux-mêmes? Le vestiaire est étrangement silencieux. Il y a ceux qui souffrent en silence. Il y a ceux qui baissent la tête. Il y a ceux qui assument et livrent un message somme toute assez rassurant. Damien Riat est de ceux-là. Il ne se voile pas la face. «Je sais que ce n’est pas facile à entendre mais je peux vous assurer que nous gardons confiance en notre groupe. La situation est très difficile à vivre pour le public genevois. Je le comprends parfaitement. J’ai été moi aussi dans les tribunes avant d’être sur la glace et j’ai aussi ce côté râleur, exigeant.»

 

Quand le vent souffle dans la mauvaise direction, il porte inévitablement avec lui son lot d’explications basiques. Les joueurs jouent contre le coach. Il y a des scissions dans le vestiaire. Certains en gardent sous le pied, trichent. Visiblement, tous ceux qui ont accepté de s’exprimer sans être cités confirment que tout cela n’est que pur fantasme. «On est clairement dans une spirale négative, reconnaît Damien Riat. Mais nous sommes absolument unis dans ces mauvais moments. Tout cela n’a rien à voir avec le coach ou son système. Il y a comme un engrenage de petites choses négatives qui se propagent comme un virus.»

 

Le temps est donc le meilleur des remèdes. C’est le message lancé par les joueurs aux fans. Mieux vaut prévenir. En attendant de guérir…

 

Power-play

 

L’affiche Ge/Servette reçoit ce soir Ambri Piotta à 19 h 45 aux Vernets.

 

L’effectif Douay, Romy, Massimino sont blessés. Petschenig est éligible. Antonietti est toujours à Ajoie. Gauthier Descloux pourrait faire son retour en No 2. Il attendait le feu vert des médecins.

 

La tuile Elle est tombe sur Noah Rod, touché dans le bas du corps. Sa présence est plus qu’incertaine. A moins qu’il soit possible de jouer avec des béquilles.

 

La situation L’importance de ce match n’échappe à personne. Avant de se rendre vendredi chez la lanterne rouge, Kloten, Ge/Servette doit faire 3 points contre Ambri. Pour éviter un déplacement qui aurait pour enjeu la dernière place du championnat.