Le site non-officiel et déjanté du Genève-Servette Hockey Club
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Enquart raté !

Comme l’an passé, les Aigles quittent la Coupe en quarts. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils se sont ratés !

 

La Coupe, cet univers merveilleux où tout semble à la fois si similaire à la routine et si différent, si intriguant. Est-ce le fait qu’elle ne s’est pas jouée aux Vernets depuis bientôt deux ans ? Toujours est-il que pour mon neuvième match consécutif dans cette compétition, c’est du côté de l’Ilfishalle qu’il me fallait me rendre. L’Ilfis, pour ceux qui n’auraient jamais eu la chance d’y mettre les pieds, c’est une sorte de grande salle communale moderne dont la chambre froide est faite de bois et dépasse en taille la partie consacrée aux réceptions.

 

Après avoir visité le haut-Valais et la cité du kirsch, ce voyage au fin fond de l’Emmental avait presque un air de derby, tant le trajet semblait court et bucolique. Quoiqu’il en soit, cette étrange sensation s’est très vite envolée dès l’arrivée au parking, lorsqu’après avoir demandé un renseignement au préposé, nous avons hésité à lui prodiguer les premiers secours en pensant qu’il faisait un AVC avant de réaliser qu’il était en réalité simplement en train de nous indiquer qu’il nous fallait « rebrousser chemin et prendre la route derrière la station service » dans son dialecte natal.

 

Après quelques atermoiements, nous arrivons finalement dans l’enceinte où se déroulera ni plus ni moins qu’un quart de finale de Coupe de Suisse, Mesdames et Messieurs ! A 18 heures, l’engouement reste toutefois très contenu et l’atmosphère est plus proche d’un apéro communal que d’un événement sportif de premier plan. Surprise également au moment de rejoindre la salle de presse : comme il ne s’agit pas du même opérateur TV qu’à l’ordinaire, on y croise des visages plutôt habitués à la Challenge League qu’au hockey sur glace.

 

Comme c’est assurément pour ce sport que vous lisez ce résumé, passons donc au match. Un premier tiers genevois plutôt bien maîtrisé, dans la continuité du match à Fribourg samedi dernier. On se prend même à rêver d’une deuxième victoire consécutive à l’extérieur, une performance qui n’est jamais arrivée sous l’air McSorley 2.0. Malgré un effectif extrêmement réduit en raison des blessures et suspensions, les Grenat mènent 0-2 après vingt minutes face à un adversaire qui flirte avec le podium de LNA cette année. Le plus surprenant ? Ce score est obtenu malgré deux pénalités pour surnombre.

 

Oui mais voilà, l’adage qui dit qu’on commence un match de hockey comme on a terminé le précédent ne sous-tend pas qu’on va garder ce rythme tout du long. Et comme John Fritsche ne trouve rien de mieux à faire que d’écoper de deux minutes avant la fin de la deuxième pénalité pour surnombre, les Servettiens vont être contraints d’encaisser le premier but adverse du jour à un joueur de moins sur la glace. Pas grave, se dit-on alors, il reste un but d’avance, un accident peut arriver, il faut vite l’oublier. Ce n’est d’ailleurs pas Tim Bozon qui va me contredire, lui qui a pu profiter d’un cafouillage à la 29e pour marquer son premier but de la saison. 1-3 à mi-parcours, les Genevois maîtrisent leur sujet et semblent bien partis pour accrocher une nouvelle demi-finale à leur palmarès…

 

… Sauf qu’un match de hockey ne dure pas 30, mais bien 60 minutes. Rapidement après le but de Bozon, Leeger se charge de relancer une nouvelle fois les siens. Trop enthousiastes, ils oublient par contre qu’Antonietti était un jour connu pour son tir à la ligne bleue. Certes, cela remonte à sa période en juniors, mais tout de même. 33’23 à la pendule, 2-4 au score, même si la partie s’est considérablement emballée, on ne se fait alors pas trop de souci dans le camp Grenat puisque le score est pratiquement toujours resté doublement positif.

 

C’est bien mal connaître cette équipe et son incommensurable capacité à se tirer une balle dans le pied. Comme bien (trop) souvent, Rubin sera le premier à se jeter sur le pistolet et à jouer à la roulette russe avec ses orteils. Une pénalité largement évitable et un box-play à nouveau compliqué plus tard, ça fait 3-4, un score qui ne bougera plus jusqu’à la pause.

 

Bon, un but d’avance et vingt minutes à jouer, malgré la baisse de forme entrevue en fin de tiers, ça devrait passer se dit-on. Les huit premières minutes laissent d’ailleurs penser que Langnau n’y arrivera pas. Puis intervient une pénalité de Mercier qui pour le coup a surtout payé les errements de ses coéquipiers sur l’ensemble du shift. Un box-play difficile plus tard, Langnau a égalisé et son public s’est réveillé. Genève doit se remettre dans le sens de la marche et retrouver son allant du premier tiers.

 

Une consigne que Daniel Rubin n’a pas su appliquer le moins du monde. Sans doute frustré de ne pas pouvoir regarder tranquillement le match d’YB, il décide de les imiter en taclant un adversaire à la ligne bleue et prend logiquement deux minutes sur cette action. Après s’être improvisé rugbyman la saison dernière, le voici footballeur. Malheureusement, l’utilité reste la même : passer dans les bêtisiers comme exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire. Bien évidemment, ses coéquipiers ne font aucun effort pour sauver leur collègue et concèdent fort à propos le 5-4 à cinq minutes du terme d’un match que les locaux n’ont jamais mené auparavant. Tout ce qu’il ne faut pas faire, on a dit.

 

Malgré un ultime baroud d’honneur dans les trois dernières minutes qui verra les Grenat évoluer à deux et un joueur de plus suite à la seule pénalité emmentaloise de la soirée, on sent bien que ce coup de massue a frappé fort sur la tête d’une équipe dont les vieux démons ne sont vraiment pas si loin que cela.

 

Défaite 5-4 donc et élimination sans gloire de la Coupe de Suisse avec une sensation d’inachevé. Il faut bien le reconnaitre, les Servettiens se sont battus tout seuls et ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

    Les bières

  • Tim Bozon

    Il marque enfin son 1er but de la saison qui sera assurément libérateur tant il semblait tourner autour avec acharnement.
  • Daniel Rubin

    Pour ses 30 premières minutes où son pressing et sa pugnacité lui ont permis d’inscrire un but et de créer plusieurs opportunités pour ses coéquipiers.
  • La Coupe

    Honnêtement, je n’ai aucun argument rationnel à exposer mais j’adore ce format. Vivement septembre pour découvrir de nouvelles patinoires champêtres !
  • Les blessures

    Le GSHC est en train de subir son avalanche traditionnelle de blessures. Et si le club se penchait un jour sérieusement sur ce problème ?
  • Daniel Rubin

    Pour ses 30 dernières minutes où son intelligence de jeu a coûté deux buts et assurément la qualification.
  • Le box-play

    Il semblait aller mieux depuis quelques temps. Il a gelé dans l’Emmental avec 4 buts pris en 6 opportunités. Catastrophique.