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Ge/Servette veut redevenir cette équipe qui dérange (TdG)

Les nouveaux dirigeants ont lancé la saison. Avec un seul souhait: que l’on ne parle, enfin, que de hockey aux Vernets

 

Rien n’a changé. Et tout a changé. C’est le paradoxe qui s’impose aux Vernets. Chris McSorley est là. Comme toujours. Ou presque. À ses côtés, Louis Matte, l’adjoint fidèle, a retrouvé ce sourire communicatif. Et au centre du jeu, il y a Laurent Strawson, le nouveau président. Un homme du sérail, aux antipodes de son prédécesseur, un certain Hugh Q., porté disparu du monde sportif genevois depuis son naufrage de l’hiver dernier.

 

Le discours de l’avocat n’emprunte aucune circonvolution au moment d’évoquer la saison à venir. «Je vais être bref. Notre envie à tous est simple: nous voulons parler de hockey et de rien d’autre. Et je crois que grâce à la Fondation 1890, nous avons des bases solides pour que ce soit le cas.»

 

Pas de saison de transition

 

Les Vernets vont donc redevenir une patinoire et plus une Arena. les fans seront à nouveau des spectateurs et non plus les membres d’une communauté obscure. Le mot NHL est banni du discours. Les pontes qui ont distillé leur sainte parole pendant deux ans sont repartis vers Vancouver. L’histoire ne dit pas si ce vol sans retour s’est fait en première classe. Peu importe d’ailleurs.

 

Dans l’antre des Aigles, personne ne veut évoquer ces deux dernières saisons pleine de turbulences hors glace. Qui laisseront forcément des traces? Pas forcément… «Il n’est pas question de parler de saison de transition», tonne le président qui balaie immédiatement la tentation de se chercher des excuses. «Nous avons, et j’en suis persuadé, une bonne équipe. Nous ne serons pas toujours spectaculaires mais nous serons à nouveau durs à jouer.»

 

Pour aller dans le sens de son président, Chris McSorley, qui a lui aussi retrouvé le sourire, use de l’une de ses métaphores préférées. «Jouer contre Ge/Servette, c’est comme aller chez le dentiste, sourit-il. Personne n’aime ça mais chacun doit y passer à un moment donné.»

 

Pendant une saison, Chris McSorley a été mis à l’écart. Il jure la main sur le cœur qu’il a pris du recul. Qu’il a beaucoup appris. Mais sera-t-il pour autant un coach différent? «Il y aura certaines petites adaptations, souligne Tim Kast, lui aussi de retour d’exil (à Zoug). Mais dans l’absolu, on va retrouver l’ADN de Ge/Servette. Avec un jeu physique, direct. On dit souvent que ce n’est pas toujours beau à voir. C’est parfois vrai. Mais quand les résultats suivent, on n’entend plus ce genre de critiques. Je ne me souviens pas que les gens râlaient quand l’équipe donnait tout et allait jusqu’en demi-finale.»

 

Faire mal aux autres

 

Vu de loin, Tim Kast a eu le recul nécessaire pour mieux cerner le problème qui a miné le dernier exercice des Aigles sous la houlette de Craig Woodcroft. «C’était parfois joli à voir. Il y avait parfois de belles sorties de zone. Mais après… Il n’y avait plus grand-chose. Je pense que le souci venait du décalage entre les options tactiques du coach et les joueurs qu’il avait à disposition. Là, je pense que Chris a choisi les bons éléments pour son système. Il a pris des gars qu’il connaît et qui vont coller à son jeu. C’est notamment le cas de nos deux renforts nord-américains en attaque. Ils vont clairement nous faire du bien et faire du mal aux autres équipes.»

 

Ge/Servette veut redevenir cette équipe désagréable qui dérange. Comme si rien n’avait changé.

 

Quelques promesses malgré tout

 

Pour le deuxième et dernier match de préparation aux Vernets, contre les Suédois de Lulea, la nouvelle équipe dirigeante du GSHC avait convié ses sponsors. Un joli buffet et quelques verres, il n’y a rien de tel pour reconquérir les cœurs des fans les plus généreux. Face au vainqueur de la Ligue des champions en 2015, les Aigles avaient visiblement envie de faire plaisir à leurs précieux soutiens. Après 18 secondes, Tanner Richard levait les bras. Il était imité quelques minutes plus tard par Noah Rod et puis Floran Douay. À 3-0, l’affaire semblait même classée. Sans ses deux attaquants nord-américains Lance Bouma et Tommy Wingels, qui attendent leur permis de travail, Ge/Servette s’est laissé endormir et a concédé 4 buts en infériorité numérique. Mené 4-3, il a égalisé par Rod avant de céder définitivement à la 54e.