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«La barbe!» Eliot Antonietti invente le choc pileux pour se relancer au mieux (TdG)

Après un début d’hiver pourri par deux blessures, le défenseur a rasé ses poils

 

Il s’est dit que ça suffisait… La barbe! Sans crier gare, Eliot Antonietti a joué du rasoir. Un véritable choc pileux pour se relancer au mieux. «J’ai pris tout le monde par surprise. Même mes proches n’étaient pas au courant, sourit le gentil géant des Vernets. Mes coéquipiers non plus ne s’y attendaient pas. Lorsque je suis arrivé vendredi aux Vernets, certains ne m’ont pas reconnu et m’ont dit: «Bonjour monsieur!»

 

Que faut-il donc chercher comme explication à ce changement de look radical? «Il n’y a pas grand-chose à en dire, poursuit le No 47. Mais visiblement, ça a suscité pas mal de réactions sur les réseaux sociaux.» Il faut dire que par les temps qui courent, les supporters de Ge/Servette sont ravis lorsque la discussion évoque autre chose que les errements extrasportifs. Alors évidemment, quand la plus belle barbe du championnat disparaît du jour au lendemain, ça fait causer. «J’avais envie de prendre un nouveau départ en 2018, dit celui qui est surnommé «Shrek» dans le vestiaire. C’est un geste symbolique, comme pour marquer la fin d’une période compliquée dans une saison qui l’est tout autant.»

 

Ce championnat s’apparente à un véritable chemin de croix pour le défenseur. Une première grave blessure à une cuisse l’a d’abord privé du début du championnat. Et comme il paraît que les absents ont toujours tort – un adage réducteur mis en pratique par Craig Woodcroft – il a été placé sur une voie de garage par les dirigeants. Son nom est apparu dans une liste de joueurs proposés à d’autres organisations. En mal de liquidités, Ge/Servette a cherché, sans succès jusque-là, à dégraisser un effectif pléthorique.

 

Eliot Antonietti aurait pu baisser les bras face à ces basses manœuvres. Il a plutôt choisi de bosser et d’attendre son heure. Il est revenu au jeu à la mi-novembre et c’est alors une nouvelle fois la poisse qui l’a frappé à la tête alors qu’il se refaisait un moral et une santé avec Ajoie en LNB. «J’ai subi la deuxième commotion cérébrale sévère de ma carrière, révèle-t-il. C’est la pire des blessures car elle est évolutive. Difficile de savoir quand est-ce que l’on pourra revenir au jeu. Un jour, ça va. Le lendemain, ça ne va plus. Et en plus, c’est également une blessure qui impacte réellement la vie privée.»

 

C’est donc de loin qu’il a assisté au réveil des Aigles. À cette embellie de décembre qui a permis au groupe de Craig Woodcroft de s’éloigner de la zone dangereuse au classement. Dix victoires en onze matches, voilà qui vous soude un groupe, pensait-on. Mais en 2018, les Aigles semblent avoir perdu cette rigueur indispensable pour patiner dans la bonne direction. «Sur les derniers matches, nous ne sommes plus assez précis sur le plan défensif, explique-t-il. On ne défend plus à cinq comme on devrait le faire. Nous devons cesser de perdre nos duels en un contre un. Et devant le but, on doit à nouveau faire le ménage, comme on dit.»

 

Curieux destin que celui d’Eliot Antonietti cette saison. Lui que le coach ne voulait plus revient au plus fort de la tempête extrasportive. Dépeuplée de joueurs de métier (Vukovic, Bezina, Mercier et même Arnaud Jacquemet), la défense des Aigles fait peine à voir en 2018. C’est donc presque par la force des choses que le coach canadien a réintégré Eliot Antonietti dans l’alignement. L’aurait-il trompé avec son changement de look? Craig Woodcroft l’aurait-il pris pour un autre? «Il faut lui poser la question!» lance-t-il avec un grand sourire. Et ça change quoi de jouer avec le visage nu? «Rien! Ah si, je vais plus vite!»

 

Pour un peu, il dirait que «ça suffit avec ces questions. La barbe!»

 

Power-play

 

L’affiche Ge/Servette reçoit le leader, Berne, à 19 h 45 aux Vernets.

 

Les absents Ge/Servette sans Bays, Schweri, Descloux, Bezina, Vukovic, Mercier, Jacquemet, Spaling Hasani. Retour de Da Costa.

 

Un bilan positif Ge/Servette présente étonnamment un bilan positif cette saison contre Berne, avec six unités récoltées sur neuf possibles lors des trois matches déjà disputés.

 

Saison terminée On ne reverra plus Kai Schweri cette saison avec Ge/Servette. Le jeune attaquant s’est cassé le bras vendredi contre Davos.