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La purge

Y a des matchs comme ça, dont tout rédacteur expérimenté sait qu’ils puent la vieille purge et, par les temps qui courent, forcément agrémentée d’une issue déprimante qui viendra là parachever l’ensemble. Ainsi, on s’observe un peu en chien de faïence sur le groupe « Whatsapp » de la rédaction : on prétend qu’on a le déménagement d’un vieil oncle ou un cours d’aqua-poney ce soir-là. Bref, on fait le mort. Mais puisqu’à l’évidence c’est moi qui ai perdu à ce petit jeu, allons-y dans la joie et la bonne humeur !

 

Le problème quand on a une production offensive toute pourrie, c’est qu’il faut par définition une multitude d’occasions pour en mettre une au fond. Le hic, c’est quand vous avez également une assise défensive toute pourrie. Parce que là vous en payez immédiatement le prix quand vous vous faites prendre en contre alors que vous vous découvrez tant et plus pour essayer de provoquer quelque chose. Ça, c’est le schéma du match de vendredi contre Langnau.

 

Puisqu’il était exclu de reproduire ce schéma-là hier soir (n’ajoutons pas l’idiotie à l’incapacité de produire un hockey décent), on aura pris garde de ne pas trop se ruer à l’attaque. Mission accomplie, puisque Robert « 87% » Mayer restera blanchi soixante minutes durant ! La faille dans le plan a priori génial, c’est que comme je le disais précédemment, notre jeu offensif étant ce qu’il est, on ne risque pas d’en planter des masses en jouant sans prendre trop de risques. Avec comme résultat un blanchissage pour Benjamin « dit le gros » Conz. Sans vouloir faire injure aux deux cerbères (même si un peu quand même), vous admettrez qu’il fallait que le niveau de purge atteigne des sommets pour parvenir à ce résultat.

 

Évidemment, pour que la purge soit belle, il faut une prestation arbitrale à niveau. Rod pourra vous en parler, lui qui s’est vu signifier par le corps arbitral de se tirer de là et un peu plus vite que ça alors qu’il se relevait après avoir passé trente bonnes secondes allongé sur la glace. Il reviendra pour un shift ou deux, puis plus du tout. Dans l’enchaînement direct de ce fait de jeu, c’est Berthon qui se fera éclater la tête contre la bande et quittera la glace en sang. Le même arbitre qui faisait des grands signes à Rod pour qu’il dégage n’aura cette fois-ci fait aucun geste. Malheureux sens du timing tant deux minutes à l’encontre du Léventin n’auraient pas été chères payées. Oh, bien sûr, Ambrì aussi aura fait les frais d’une ou deux décisions douteuses et à l’occasion empruntes de caporalisme.

 

Voila pour la purge. Quant à l’issue déprimante que je mentionnais en introduction, elle prend la forme d’un petit point obtenu, mais également des nouveaux blessés à déplorer : Berthon, Rod et peut-être Winnik. De quoi se demander à quoi pourrait ressembler notre alignement lors du prochain match si ces blessures devaient s’avérer sérieuses.

 

Le seul but de la rencontre tombera finalement lors du premier shift de la prolongation. Un énorme raté défensif de Wick (son 2e du match) qui verra Kubalik - qui d’autre - nous crucifier. Le symbole de nos manquements défensifs actuels, mais aussi du fait que s’il nous manque encore et toujours un « sniper » de grande classe, ce n’est pas forcément le cas des Ambriìou autres Langnau.

 

Sur un plan comptable, nous avons donc grillé l’une de nos dernières cartouches hier soir. Si tout n’est pas perdu, il est légitime de se demander avec quel projet de jeu, et avec quels hommes encore valides nous allons pouvoir nous en sortir.

    Les bières

  • Robert Mayer

    Bois-la doucement, t’as plus l’habitude.
  • Arnaud Jacquemet

    Au four et au moulin.
  • Eric Martinsson

    Qui joue blessé, au courage, pour l’équipe.
  • Jeremy Wick

    Deux grosses boulettes défensives, dont une fatale.
  • Tommy Wingels

    Invisible depuis peu. N’a pas l’excuse du manque de fraicheur.
  • Jannik Fischer

    Qui a réussi à blesser deux Genevois en une minute.