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Lugano-GSHC, acte IV : Merci Patrick !

Dans le hockey suisse, il y a deux catégories d’entraîneurs : ceux qui savent manipuler les médias et les autres.

 

En déclarant à qui veut l’entendre que « L’aigle aura fini sa saison samedi », Patrick Fischer pensait certainement semer le doute dans l’ esprit de nos joueurs. C’est assez mignon comme tentative et cela témoigne bien de l’inexpérience de l’ami Fischer dans le domaine. Car quitte à faire des grandes déclarations, autant éviter que celles-ci ne prennent la forme de bâtons que l’on tend pour se faire battre.

 

De la même manière que les joueurs fribourgeois qui fêtaient déjà leur qualification pour les ½ finale en 2010 alors qu’ils menaient 3-1 dans la série, Patrick Fischer a donc cru bon d’annoncer la victoire des siens lors des 3 prochains matches. Il ignorait certainement tout de l’épisode « Fribourg 2010 » et de la réaction de nos joueurs qui a suivi.

 

Car hier, durant presque  55 minutes, nos guerriers ont livré un match proche de la perfection. Concentrés, disciplinés et refusant de céder aux provocations, il n’y avait guère que deux petites ombres au tableau à 5 minutes du terme : le score, qui aurait dû être plus sévère, et notre inefficacité retrouvée en power-play. Pour le reste, ces quasi 55 minutes furent certainement l’une des prestations d’équipe les plus abouties de la saison.

 

Puis vint cette fameuse pénalité concédée par Hollenstein à 5'50 de la fin du match. Lugano pousse dans une ambiance assez incroyable il faut bien le reconnaître. Et il reste encore 4 minutes 15 à jouer lorsque Danny Irmen ramène le score à 1-2. La Resega est sans dessus-dessous et on commence à craindre le pire.

 

Ces 4’15, chacun les aura vécues à sa manière. En s’enquillant les bières au pub pour certains ou en tentant d’encourager nos joueurs pour d’autres. Pour ma part, impossible de boire quoique ce soit ni d’émettre le serait-ce que le moindre petit son avec ma bouche. C’est assis, en sueur et presque tremblant que je vivrais ces interminables moments. Ces longues minutes dans notre zone où moins de 10 secondes séparaient un engagement d’un tir sur le phénoménal Tobias. Seule une faille spatiotemporelle pourrait expliquer pourquoi ces 4 minutes 15 ont en réalité duré 3 jours.

 

Quand finalement ce maudit puck ressort une dernière fois de la zone, c’est l’explosion. Cette boule dans l’estomac peut enfin exploser, votre voix réapparait enfin et vous réalisez. Vous réalisez tout d’abord qu’en faisant le break, la série pourrait s’achever jeudi dans une ambiance de feu aux Vernets. Mais vous réalisez ensuite que vous n’êtes pas des Patrick Fischer en puissance ; ne pas vendre l’ours avant d’avoir tué la peau.

 

Quoiqu’il en soit, et même si cette victoire ne sera magnifiée que s’il y en a encore 9 qui suivent, c’est précisément pour CE genre de moments que vous traversez la Suisse un mardi et que vous vous retrouvez au volant de votre véhicule à 22h30, avec encore 430km à parcourir.

 

Puisse cette saison 2013/2014 être aussi longue que cette foutue traversée du tunnel du Gotthard.

 

Hey on y va !

    Les bières

  • Alexandre Picard

    Un match plein et surtout, SURTOUT, une capacité à ne pas répondre aux provocations que l’on ne lui connaissant pas. Bluffant.
  • Tobias Stephan

    Si ces fameuses 5 dernières minutes resteront finalement un excellent souvenir, c’est en grande partie grâce à lui.
  • Juraj Šimek

    On l’avait un peu chahuté en début de série, mais son but tout en sang-froid nous offre cette si importante victoire.
  • Patrick Fischer

    En fait, on a envie de le remercier d’avoir été si bête. Mais on est pas fous, on va quand même pas le faire avec une bière buvable.
  • Le power-play

    Ca faisait longtemps hein ? A corriger rapidement, car même si Lugano excelle en box-play, tu DOIS marquer quand tu joues 2 minutes à 5 contre 3.
  • Les Vernets

    Vous vous demandez le rapport hein ? Simplement lorsque l’on voit la Resega et ce qu’il est possible d’y faire vocalement, on regrette amèrement d’évoluer dans la patinoire possédant la plus faible caisse de résonnance de Ligue A.