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Quand janvier rime avec morosité

Morosité : « climat économique [ou sportif] peu dynamique, terne, passif ». Voici qui résume en un mot la performance des Aigles hier soir.

 

Après la lourde défaite concédée samedi à la Tissot Arena, on se demandait comment le GSHC allait aborder cette sorte de « match retour » trois jours plus tard. Se prendre un 7-3 après une belle série victorieuse d’une dizaine de matchs peut soit servir de bonne claque pour rappeler à tout le monde qu’il ne suffit pas de jouer à 90% pour gagner un match et permettre à l’équipe de retrouver une meilleure concentration, soit briser la toujours très fragile confiance d’un groupe et laisser présager quelques matchs moins bons le temps de retrouver les bons réglages. Malheureusement, c’est plutôt cette deuxième option qui semble s’être imposée sous les casques grenats, du moins si l’on s’en tient à la partie disons très moyenne qu’ils ont disputée hier soir.

 

Et pourtant, avec les différents retours de blessure (Hasani, Antonietti voire même Mayer), on aurait pu penser que les Aigles allaient vers le mieux, d’autant qu’ils n’ont cette fois pas encaissé l’ouverture du score après douze secondes comme ce fut le cas samedi. Oui mais voilà, comme souvent cette saison, c’est lorsqu’on pense que le GSHC a de bonnes chances de réussir un résultat qu’il a tendance à faire n’importe quoi, et inversement. Par ailleurs, une impression de tension semble se dégager du vestiaire depuis le début de l’année. L’approche des JO ? L’accroissement de la concurrence pour figurer sur la feuille de match ? La lutte pour se qualifier pour les Playoffs ? Ou alors les problèmes extra-sportifs du club qui ont finalement atteint le moral (et la fiche de paie) des joueurs ? À l’heure actuelle, il est impossible de répondre à cette question. Toujours est-il que cette tension semble avoir des effets concrets sur la lucidité de certains joueurs.

 

L’ouverture du score biennoise en est d’ailleurs un bon exemple : en possession du puck en zone défensive, Fransson choisit de le porter malgré la présence d’Antonietti à ses côtés et surtout le pressing haut des Seelandais (le même qui avait d’ailleurs beaucoup gêné les Grenat samedi). La suite ? Fransson se fait subtiliser la rondelle en zone neutre (peut-être fautivement) tandis que le grand Eliot avait lâché la couverture pour offrir une solution à son camarade et les visiteurs peuvent partir à deux battre un Mayer peut-être un petit peu lent mais pas fautif sur cette action.

 

Par la suite, les Genevois vont aussi galvauder une double supériorité numérique en réussissant l’exploit de ne quasiment pas être dangereux. Plus globalement, il faut bien reconnaître que la première moitié de ce match n’atteint pas des sommets, loin de là. Hormis quelques pénalités sifflées de chaque côté, c’est un spectacle plutôt plat et à l’avantage des visiteurs qui est proposé aux 5'346 spectateurs des Vernets. Du coup, c’est assez logiquement qu’ils vont mettre le 0-2 en power-play suite à une faute sévère mais bel et bien existante du neo-défenseur Jeremy Wick. Et c’est Mathieu Tschantré qui en fut l’auteur, pour son troisième but en deux matchs, ce qui signifie au passage qu’il a inscrit plus d’un tiers de son total de la saison contre le GSHC.

 

La dernière reprise commence plutôt bien pour les Genevois puisqu’ils parviennent à profiter d’une pénalité infligée à Schmutz en fin de période précédente pour débloquer leur compteur par un Juraj Šimek qui semble revivre depuis le début de l’année. Un but de retard et un tiers presque complet à jouer, l’espoir d’arracher des points renaît dans les rangs servettiens malgré une prestation clairement insuffisante jusque-là. Mais dans ce duel entre deux équipes qui ont réussi un superbe mois de décembre, on sent que les Biennois ont pris un ascendant psychologique samedi. Et quand une équipe est en confiance, la réussite vient d’elle-même, on le sait. C’est ainsi que Pouliot réussira à dévier un peu chanceusement (mais de fort belle manière) un tir puissant de Rajala au fond des filets de Mayer à 3’18 de la fin du match. Le staff grenat va bien tenter le tout pour le tout directement ensuite en rappelant son portier au banc, mais ses joueurs vont s’arranger pour offrir le quatrième but aux visiteurs d’une manière improbable puisque, suite à un mauvais contrôle en zone neutre, deux attaquants genevois se percutèrent au moment exact où les deux défenseurs étaient en train de changer, laissant ainsi tout loisir à Mikflickier de soigner ses statistiques.

 

Un match, une double confrontation, voire même un début d’année à oublier au plus vite pour les Aigles tant leurs prestations actuelles semblent en deçà du niveau réel de l’équipe. La bonne nouvelle, c’est que dès ce week-end, cela ne sera plus Bienne en face et, comme les Seelandais font figure de bête noire pour les Genevois, il est tout à fait possible que l’on retrouve un tout autre GSHC très rapidement !

    Les bières

  • Juraj Šimek

    Il avait disparu, il revient en forme au moment où ses coéquipiers ont besoin de lui. Tant mieux !
  • Eliot Antonietti

    Content de le revoir sous nos couleurs, même si ce n’était que pour 2’21.
  • Tim Traber

    Parce qu’il a réussi à terminer un match sans prendre de pénalité. Bon, peut-être que son temps de jeu (0’00) l’a aidé, mais ça mérite quand même une bonne bière.
  • Johan Fransson

    Trop nerveux depuis quelques matchs, il perd souvent sa lucidité. Espérons qu’il marque bientôt son 1er but histoire de le libérer un peu !
  • Nathan Gerbe

    Vu tout l’air qu’il brasse dans le vide, il doit être largement plus utile en plein été au bord d’une piscine qu’en janvier aux Vernets.
  • Stéphane Da Costa

    Ok, Tschantré n’est pas grand et était baissé. Ok, c’est frustrant de le voir marquer 3x et de ne rien inscrire. Mais est-ce une raison valable pour le descendre gratuitement ? Non.