Le site non-officiel et déjanté du Genève-Servette Hockey Club
  • Les Bières
  • Les enflures
  • Forum
  • 19.03.2019
    PostFinance Arena
    4-3AP
  • 21.03.2019
    Les Vernets
    2-3AP
  • HC Sierre
  • 09.08.2019

    19:00
  • HK Ardo Nitra
  • 13.08.2019
    Le Sentier
    19:30

Voir Berne et sourire

Après la mortifiante défaite de mardi soir dans les conditions qu’on connaît, c’est de retour dans la fosse aux Ours que les Grenat venaient hier affronter la meilleure équipe de Suisse, dans la plus belle patinoire de Suisse garnie du meilleur public de Suisse. Décidemment j’ai toujours autant de peine avec les commentateurs de la RTS (sic).

 

Ce match voyait surtout le retour de Wingels dans l’alignement genevois. Quand on sait la pénurie de buteurs dans les rangs grenat on constate avec plaisir dès le premier tiers qu’il se montre présent même s’il ne parvient pas (encore) à allumer la lampe. Ce premier « 20 » voit les deux équipes faire jeu égal, Mayer se met déjà en évidence et confirme qu’il a retrouvé un très bon niveau même s’il ne peut empêcher l’ouverture du score par le meilleur duo bernois, pourtant en infériorité numérique. Dommage !

 

Si la première période était plutôt équilibrée, la seconde s’avère extrêmement crispante. Les joueurs de la capitale donnent l’impression d’avoir passé la seconde pendant qu’on se demande ce qui avait bien pu couper les ailes des Aigles. C’est encore grâce au bon travail de Mayer que l’équipe résiste, même s’il ne parvient pas à empêcher le 2-0 sur un tir chanceux, dos au but, de Heim qui glisse le puck entre les jambières de Robert.

 

Au vu du deuxième tiers, on pouvait craindre le pire pour la dernière période. C’était sans compter sur l’improbabilité de l’univers. En 120 secondes, c’est d’abord un tir de Wingels, détourné par un défenseur bernois qui va lober la diva Genoni ; et moins d’une minute plus tard c’est un tir à la bleue de Tömmernes qui remet les deux équipes à égalité. On ne le sait pas encore à ce moment du match, mais c’est ce but qui va nous offrir une longue et suffocante prolongation, car les choses auraient pu tourner autrement sans une nouvelle série d’interventions décisives de Mayer.

 

Comme toute prolongation de playoffs qui se respecte et comme le disait très justement un de mes collègue rédacteur, le livre des règles de l’IIHF perd 3 pages par minute qui s’écoule. On tremble à chaque contact mais les arbitres semblent avoir laissés leurs sifflets au vestiaire. C’est en retenant notre souffle pendant 20 minutes (Jacques Mayol n’a qu’à bien se tenir) qu’on survit à la première prolongation. Quelques occasions des deux côtés de la glace mais le score n’évolue pas.

 

La deuxième prolongation débute. On voit vite que les jambes des joueurs se font lourdes et, probablement parce qu’on est à deux doigts de s’asphyxier, on a l’impression que nos boys montrent plus de signes de fatigue que les Bernois. On rate un ou deux battements cardiaques quand un tir bernois rebondis sur l’épaule droite de Mayer et prend la direction de la cage, mais Völlmin bien placé intervient pour dégager la rondelle.

 

Il est finalement 23h50 quand un tir de Fransson trouve le fond du filet bernois et qu’un voisin vient s’enquérir de la raison du hurlement qui vient de réveiller tout mon immeuble. La patinoire bernoise ne résonne plus que des chants de supporters grenat qui ont fait le déplacement et le meilleur public de Suisse prouve qu’il sait se montrer rapide et efficace quand il s’agit de filer au lit.

 

Rendez-vous aux Vernets samedi pour démontrer qu’on sait aussi gagner à domicile.

 

GSHC : Hell Yeah !!!

    Les bières

  • Henrik Tömmernes

    ...et Johan Fransson. Le premier pour son but qui nous a entraîné au bout de la nuit, le second pour celui qui a envoyé les bernois au lit.
  • Robert Mayer

    Qui semble avoir retrouvé sa meilleure forme au meilleur moment de la saison.
  • Tommy Wingels

    Dont le retour a largement animé l’offensive genevoise et dont on espère que sa charge du premier tiers ne lui vaudra finalement pas de suspension malgré l’enquête ouverte.
  • Tim Bozon

    Dont la pénalité évitable de la première prolongation aurait pu nous coûter très cher.
  • Tristan Scherwey

    Insupportable teigne talentueuse qu’on adore détester (surtout quand il perd).
  • Leonardo Genoni

    Pour l’aider à conserver sa fébrilité jusqu’à la fin de la série.