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«Dès que l’adversaire me déteste, c’est que j’ai fait du bon travail!» (TdG)

Tanner Richard aime la provocation mais aussi gagner des engagements. Il en a fait sa spécialité. Il se réjouit de défier Jeffrey et le LHC

 

On les appelle les mises en jeu, les engagements ou les face-off. A Genève, Tanner Richard (24 ans) en a fait sa spécialité, avec un taux d’efficacité de 62,39% dans toutes les situations de jeu. Que ce soit en zone défensive, lorsqu’il s’agit de défendre un score en fin de rencontre ou en infériorité numérique pour sortir le puck du danger, il débarque sur la glace. Mais aussi en attaque, quand il est capital de mettre la pression sur l’adversaire.

 

Cet exercice primordial, qui se répète entre 45 et 60 fois par rencontre, est devenu sa marque de fabrique. «Plus tu es en possession de la rondelle, plus tu prives l’équipe en face du palet, plus tu as des chances de t’imposer», explique, comme une évidence, Louis Matte, l’un des entraîneurs adjoints des Aigles. S’il loue forcément les grandes qualités de l’ex-joueur de Syracuse et de Tampa Bay, il n’oublie pas de mettre également en avant ses autres centres Kevin Romy et Cody Almond, qui sont régulièrement en dessus de 50%. Les Grenat sont gâtés!

 

Tanner, comment devient-on un as des engagements?

 

C’est marrant, c’est un truc où j’ai toujours été en dessus de la moyenne. Quand j’étais à Tampa Bay, je me suis rendu compte que je pouvais gagner du temps de jeu avec les face-off. J’ai alors commencé à regarder des vidéos pour travailler différentes techniques et monter en puissance dans cet exercice.

 

Et c’est quoi votre secret?

 

Quand j’étais à Syracuse, en AHL, ou maintenant à Genève, des gars m’ont demandé quel était mon truc. Je veux bien partager mais chaque joueur doit trouver sa propre technique. Je n’ai jamais eu de modèle. Cela dit, je suis toujours le dernier à entrer dans le slot de l’engagement et j’observe l’autre équipe, si c’est un gaucher ou un droitier…

 

Face au LHC, vous allez pouvoir défier Justin Jeffrey, tout aussi à l’aise dans les mises en jeu…

 

Je l’ai déjà croisé en NHL, avec pas mal de réussite. Ce n’est pas le plus coriace que j’aie rencontré. Mais chaque partie est différente. Il s’est peut-être amélioré depuis. Mais je devrais normalement m’imposer.

 

Dans ce genre d’exercice, il y a aussi de la provocation?

 

Il arrive que je sourie, oui. Cela dépend du joueur qui se trouve en face. J’essaie d’entrer dans sa tête, pour le déstabiliser, en lui lâchant, par exemple, que cela va être facile pour moi. Ou alors, si je le connais, je vais essayer de le décontenancer, en lui demandant des nouvelles de sa famille, pour qu’il pense à autre chose, pour le déconcentrer. Mais cela ne fonctionne pas avec tout le monde. Certains, qui ont plus d’expérience, sont plus fermés. Et puis dès que l’adversaire commence à me détester, c’est que j’ai fait du bon travail! Je suis là pour ça, pas pour me lier d’amitié avec les joueurs d’en face.

 

Mais vous savez aussi jouer au hockey!

 

Quand je suis arrivé ici, tout le monde s’attendait, après les Mondiaux, que je sois un cogneur. Mais ce n’est pas l’image que je voulais montrer. Les gens ont découvert le vrai Tanner Richard, celui qui sait jouer physique avec de l’émotion, mais aussi gagner des engagements, marquer et réussir des passes. Cela donne un joueur complet.

 

Excité avant un derby?

 

Jouer avec de l’émotion, j’adore. Plus la foule est en délire, plus on a envie de tout donner, de nous battre et de gagner pour ce public formidable. Ce sont les fans du GSHC qui m’ont donné, en grande partie, l’envie de signer ici. Après chaque victoire, quand on retourne saluer les supporters, c’est à chaque fois pareil. J’en ai la chair de poule.

 

Pensez-vous encore à la NHL?

 

C’est dans un coin de ma tête, mais il y a plusieurs étapes à franchir avant de refaire le saut. Je veux déjà respecter mon contrat ici à Genève jusqu’en 2019, où je m’y plais, faire de bons matches pour aller ensuite aux Jeux avec la Suisse. C’est aussi un rêve de gamin. Et la NHL? Pourquoi pas y retourner un jour…

 

Power-play

 
L’affiche Genève-Servette reçoit le Lausanne HC aux Vernets à 19 h 45. Il s’agit du troisième derby lémanique de la saison. Chaque équipe s’est imposée une fois.

 

Les absents Les Aigles sont toujours privés de Bays, Rod, Douay, Massimino et Schweri. Da Costa, qui rejoindra ses coéquipiers de l’équipe de France la semaine prochaine, n’est toujours pas d’attaque avec les Aigles. Antonietti et Leonelli sont toujours prêtés à Ajoie et Olten.

 

Les retours Le capitaine Kevin Romy, qui a manqué dix parties depuis le 3 octobre à Fribourg, et Jonathan Mercier, blessé durant quatre parties depuis le 17 octobre, sont opérationnels. Tim Traber n’est plus suspendu.

 

Carnet rose Henrik Tömmernes est l’heureux papa, depuis vendredi soir, d’une petite Livia.

 

Stan Wawrinka à la volée C’est le Vaudois qui donnera le coup d’envoi du derby. Il signera aussi des autographes dans le grand hall de la patinoire de 18 h 50 à 19 h 10.