Le site non-officiel et déjanté du Genève-Servette Hockey Club
  • Les Bières
  • Les enflures
  • Forum
  • 13.10.2017
    Kolping Arena
    1-2
  • 17.10.2017
    Les Vernets
    3-0
  • 20.10.2017
    PostFinance Arena
    19:45
  • HC Biasca Ticino Rockets
  • 21.10.2017
    Biascarena
    20:00

«Mon but est d’être moi-même, pas de faire oublier McSorley!» (TdG)

Nouveau coach de Ge/Servette, Craig Woodcroft a la conviction que les Aigles peuvent gagner le titre. Confidences

 

Il a la poignée de main franche, comme ce regard conquérant et espiègle, de celui qui sait ce qu’il se veut et ce qu’il vaut. D’entrée de jeu, l’homme a su se montrer convaincant, attachant. C’est lui, Craig Woodcroft, qui aura la lourde tâche de prendre la place, derrière le banc, de Chris McSorley. C’est lui, ce Canadien de 47 ans, qu’on a choisi pour ramener un titre à Genève. Mais qui se cache derrière ces lunettes rectangulaires du bon élève qu’il a été avant que la rondelle ne fasse son printemps, son bonheur?

 

«Craig Woodcroft est un ancien joueur de bon niveau, passionné de hockey, chanceux de faire ce qu’il aime et très compétitif, lâche-t-il, derechef, un large sourire aux lèvres. Je suis très excité à l’idée de venir travailler ici aux Vernets et relever ce nouveau challenge.»

 

Marié à Kara, père de deux enfants – Holden, 14 ans, et Carla, 12 ans – cet ancien attaquant s’est fait les dents à l’Université de Colgate avant de poursuivre sa carrière en Allemagne, en Angleterre et en Italie comme joueur, puis en qualité de coach, notamment du Dynamo Minsk et d’assistant avec la Biélorussie. Il nous a reçus une bonne heure dans son nouveau bureau. Confidences.

 

Craig Woodcroft, qu’est-ce qui vous a décidé à venir coacher Genève-Servette?

 

J’étais très curieux et vraiment motivé de découvrir le championnat suisse. La bonne direction du club a su me convaincre. En effectuant des recherches sur Internet, j’ai aussi été attiré par l’histoire du club qui n’a jamais été très loin de remporter le titre. En jetant ensuite un œil sur le contingent, la valeur du vestiaire, j’étais persuadé aussi qu’il ne manquait pas grand-chose à cette équipe très solidaire pour aller au bout de son rêve.

 

Vous allez remplacer Chris McSorley à la bande. A Genève, c’est un monument. Vous êtes-vous procuré une baguette magique pour le faire oublier?

 

Je n’ai pas la volonté de le faire oublier, surtout pas. Surtout après tout ce qu’il a amené au club jusqu’à présent. Comme vous le dites, c’est une icône à Genève. Mon but, ici, c’est d’être Craig Woodcroft, d’être moi-même et d’effectuer mon job correctement. C’est une grosse responsabilité et beaucoup de pression car il prenait énormément de place. Je suis attendu, je le sais, mais cela ne m’inquiète pas, au contraire. Je vais aussi m’appuyer sur les succès obtenus par Chris pour construire la suite.

 

Quels vont être vos rapports avec lui, votre collaboration?

 

On sera très proche l’un de l’autre, surtout au niveau de la communication. Ce serait idiot de ma part de ne pas profiter de l’expérience de Chris par rapport à son passé de coach, de son savoir sur l’équipe et le championnat. On va collaborer étroitement chacun dans son rôle, le plus professionnellement possible.

 

Ge/Servette vous a engagé pour aller chercher le titre de champion de Suisse. Possédez-vous la combinaison gagnante?

 

C’est le but, oui, et on va l’assumer. Je pense posséder les bonnes recettes ou les bonnes idées pour atteindre cet objectif. Je vais faire en sorte de rassembler tout le staff autour de moi pour remporter ce trophée. A nous ensuite de donner la bonne direction aux joueurs. Cela va dépendre aussi d’eux pour que le boulot soit couronné, au bout, par un titre.

 

Chris McSorley avait son système bien particulier. Quelle est la philosophie de Craig Woodcroft?

 

On va voir en effet du changement, notamment quand l’équipe se dirigera vers l’offensive, avec un jeu un peu plus rapide, très axé sur la possession du puck. Je veux des «chiens de garde» qui se jettent sur le puck pour le récupérer. Je vais aussi demander aux gars de ne jamais abandonner, de se battre jusqu’au bout. On va montrer à nos fans et à toutes les équipes de la ligue que Genève ne sera pas une équipe agréable à jouer cette année.

 

Disposez-vous des hommes, qui ont été choisis par votre prédécesseur, pour appliquer votre système de jeu?

 

Il y a beaucoup de talent dans le vestiaire. Maintenant, la clé est de réussir à trouver tous ensemble l’alchimie. Dès le moment où les gars croiront à ce système de jeu, qu’ils s’impliqueront, les automatismes viendront tout seuls. Je n’ai aucun doute sur la qualité du vestiaire. Je me réjouis vraiment de pouvoir tout mettre en place, que les joueurs montent en puissance et qu’ils explosent leur gros potentiel.

 

Y aura-t-il des retouches dans le contingent, des arrivées et des départs?

 

On va faire preuve de souplesse et d’ouverture d’esprit durant toute la saison. Les aléas du hockey font qu’on peut avoir rapidement des blessés ou des opportunités.

 

Qu’en est-il de Goran Bezina, fait-il partie de vos plans?

 

Goran, c’est un cas particulier. Il est en négociation avec Hugh Quennec, le dossier est entre les mains du président.

 

Etes-vous, comme la rumeur le prétend, à la recherche d’un gardien étranger pour pallier l’absence de Robert Mayer ou allez-vous faire confiance à Gauthier Descloux et Christophe Bays?

 

Ce n’est qu’une rumeur! Pour l’instant, nous avons une totale confiance en Christophe Bays et Gauthier Descloux, qui ont d’énormes qualités. C’est une belle opportunité pour eux, qui vont pouvoir bénéficier de beaucoup de temps de jeu. A eux de montrer leur talent, ce qu’ils valent vraiment.

 

Que manque-t-il à votre bonheur pour jouer, à coup sûr, les premiers rôles? Quel est le joueur que vous aimeriez faire venir absolument à Ge/Servette?

 

Pavel Datsyuk, qui évolue à Saint-Pétersbourg. Mais ce n’est qu’un rêve…

 

Vous avez été nommé pour être l’un des trois assistants de Willie Desjardins avec le Team Canada, un honneur pour vous et Ge/Servette. Mais qui vous remplacera pendant la Coupe Spengler et les Jeux olympiques de Pyeongchang?

 

La plupart de mes absences pour diriger le Canada auront lieu pendant les pauses du championnat. Le club ne va donc pas en souffrir. Le but est de s’organiser sur le long terme. Jason O’Leary et Louis Matte pourront gérer des entraînements spécifiques avec ceux qui ne seront pas sélectionnés ou ceux qui éprouveront le besoin de prendre congé et de lever le pied à ce moment-là.

 

Quelles sont pour vous les trois bonnes raisons de croire en vous et en Ge/Servette?

 

Il y en a beaucoup, mais je dirais: 1. Avec Mike Gillis, Chris McSorley, Lorne Henning et moi, le management du club est très solide, 2. Nous possédons des supers gars dans le vestiaire. Et 3. On a un super plan. Avec ces trois choses, on a toutes les raisons de se réjouir de ce début de saison.

 

Coup d’envoi

 

22e édition C’est déjà la 22e édition des Hockeyades. Et Ge/Servette a pris l’habitude de prendre de l’altitude pour honorer de sa présence le sympathique tournoi estival.

 

Un premier test C’est ce soir à 19 h 30 face au club de KHL du CSKA Moscou que Craig Woodcroft fera ses débuts sur le banc servettien. En soit, c’est déjà un événement et bonne raison de se rendre au Sentier.

 

La suite Mercredi: GS - Nitra (Slq); vendredi: GSHC - Rouen.