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À Ge/Servette, Chris McSorley est de retour dans la lumière (TdG)

Le directeur sportif des Aigles peutà nouveau travailler sereinement dans un club qui devrait bientôt annoncer qui sera le coach

 

Selon la mouche qui se trouvait dans les parages à ce moment-là, quand il est ressorti de son entretien avec les nouveaux responsables de Ge/Servette, il mesurait «au moins» trois mètres. Il avait ce sourire révélateur qui laisse à penser que le club est prêt à repartir sur de bonnes bases. Que lui, Chris McSorley, mis au ban il y a douze mois, menotté par ses anciens patrons, est à nouveau dans la lumière. La preuve, il a accepté cette interview qui eût été impensable encore en début de cette saison. Mais que se cache-t-il derrière cette métamorphose?

 

Son rôle de directeur sportif

 

«Je suis très content d’assumer ce rôle de directeur sportif, sourit l’Ontarien de 56 ans. Même si avant j’occupais la casquette de coach, ce job de manager je l’ai d’ailleurs toujours exercé depuis 2001.» Dans les couloirs des Vernets, il y avait, mardi, des sourires sur les visages des joueurs qui ne trompent pas. L’atmosphère dans la patinoire n’est plus aussi irrespirable qu’elle l’avait été jusque dans cette série éphémère des play-off. Même si la prudence est de mise quand on évoque certains points chauds. Comme celui de l’entraîneur, remis en question.

 

Le cas de l’entraîneur

 

Craig Woodcroft est-il toujours à Genève, fidèle à son poste? Même si la porte de son bureau était fermée mardi, la réponse est oui. «C’est une décision qui ne m’appartient pas, précise d’emblée le directeur sportif. Elle va être prise de manière collégiale entre des gens de l’administration et la Fondation 1890, pour le meilleur futur du club.» Et si l’ex-entraîneur des Aigles revenait derrière le banc? Là aussi, il dégage le puck. «Je dirais simplement que le coach actuel est Craig Woodcroft et que le profil que souhaite Ge/Servette lui correspond.»

 

Autrement dit, Chris McSorley n’est pas en mesure de s’exprimer sur ce dossier. Ni sur les noms qui ont circulé, comme ceux de Sean Simpson, de Larry Huras ou de Hans Kossmann. Le sujet demeure confidentiel. Si au niveau de l’entraîneur, le Canadien est contraint de jouer cartes sur table, ce n’est pas le cas pour le reste de son cahier des charges. À savoir la reconduction des contrats de ses joueurs. Tout comme les probables renforts qu’il cherche à attirer à Genève.

 

Le cas Bezina

 

«Ce que je peux vous assurer, c’est que nous posséderons une belle équipe.» Il aurait pu ajouter, comme il aimait le répéter à l’envi, la meilleure qu’il n’a jamais eue, mais l’homme a changé. Comme Goran Bezina. Comme sa relation avec son ancien capitaine. «On a beaucoup parlé, admet McSorley. On a l’envie mutuelle de continuer l’aventure ensemble. C’est un magnifique leader qui a énormément aidé l’équipe, que ce soit dans le vestiaire ou sur la glace. Cette saison, il a été solide et discipliné, répondant parfaitement à ce que le club lui avait demandé.»

 

Il y a de fortes chances pour que le Valaisan, qui a aussi reçu d’autres offres, demeure en grenat à la reprise.

 

Joueurs en suspens

 

Également en fin de bail, Floran Douay est aussi en discussion avec celui qui lui a donné sa première chance à Genève. «C’est un bon joueur et une bonne personne qui a l’ADN de Ge/Servette, s’exclame le directeur sportif. Mais il doit travailler encore davantage sa confiance pour être meilleur et gagner plus de temps de glace. On va tout faire pour le conserver.» Tout comme Kay Schweri. Ou Will Petschenig d’ailleurs, qui a d’ores et déjà déposé sa candidature pour devenir le nouveau capitaine des Grenat!

 

Le départ de Loeffel

 

Autre thème en cours pour Chris McSorley, le remplacement de Romain Loeffel, parti à Lugano. «Dans un club, des joueurs viennent, jouent et s’en vont, raconte le Canadien. Romain a eu l’opportunité d’aller chercher un gros contrat à Lugano, une carrière est courte et je suis content pour lui. Maintenant une porte se ferme et une autre va s’ouvrir d’un autre côté. J’ai quelques bonnes idées», sourit-il. Dont un Suisse binational en Amérique du Nord?

 

Quid de Stéphane Da Costa?

 

Et qu’en est-il des étrangers? Si Henrik Tömmernes et Johan Fransson sont encore liés avec le club cette saison, ce n’est plus le cas de Nick Spaling et de Stéphane Da Costa. Le Français, impressionnant durant les play-off, se plaît beaucoup à Genève. Mais cela ne signifie pas qu’il va rester. «Il y a de nombreux gros clubs de KHL qui l’ont suivi, reconnaît McSorley. Et là, on ne peut pas rivaliser avec de telles offres. Mais s’il s’en va, cela sera la fin du chapitre, pas du livre.» Si vous préférez, l’attaquant est bien décidé à revenir.

 

Des jeunes dans le contingent

 

Concernant les jeunes, Neil Kyparissis, Mike Wyniger, Enzo Guebey, voire Arnaud Riat, qui ont effectué quelques apparitions cette saison avec Woodcroft, devraient en principe être incorporés dans le prochain contingent des Aigles. Ou être prêtés dans une organisation de LNB pour qu’ils puissent continuer à se développer. «On est en train de chercher un club partenaire pour leur permettre de bénéficier de davantage de minutes de jeu, explique McSorley. Pour la fondation, la formation est clairement une des priorités.» Et de nous rappeler cette anecdote: «Quand je suis arrivé à Genève, M. Claude Barbey, le président, m’avait donné un gros coup de canne sur le tibia, pour que je fasse jouer les jeunes. Rien a changé pour moi!»

 

Un vent nouveau

 

Chris McSorley apprécie ce vent nouveau qui souffle autour de son club de cœur. «Je me réjouis de travailler avec le président Laurent Strawson, s’exclame-t-il. J’ai déjà connu beaucoup de succès avec lui quand on a fait monter l’équipe en LNA. Il était vice-président. Il a le sang grenat et il adore ce club depuis toujours. J’ai aussi beaucoup de respect pour le travail de Christophe Stucki, tout comme celui réalisé par Pierre-Alain Regali et l’ancienne organisation.»

 

Quand il a dit ça, il y avait une mouche qui volait dans les parages…