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«Au club, on veut tous la même chose: amener le titre à Genève!» (TdG)

Retour des Aigles sur la glace. Intronisé capitaine, Kevin Romy a hâte de ce nouveau départ, avec un nouveau coach

 

Après avoir joué, pour la majorité d’entre eux, les cigales tout l’été sous les cocotiers, les voilà de retour aux Vernets avec plein de fourmis aux pieds. La sortie prématurée en quarts de finale des play-off contre Zoug est déjà loin derrière, oubliée. «Unis, fiers, généreux et persévérants», le nouveau slogan est écrit en gros à l’entrée de la patinoire. Les Aigles sont prêts à prendre leur envol en altitude: un nouveau départ.

 

A l’exception de Romain Loeffel, Nathan Gerbe et Nick Spaling, toujours en vacances, une bonne partie des Servettiens a repris, entre lundi et mardi, le chemin de la patinoire. Toujours le mot pour rire et détendre l’atmosphère, Aurélien Omer, le chef matériel, est déjà à pied d’œuvre depuis quelques jours pour que tout soit parfait. Depuis cette saison, il bénéficiera de l’aide de Jordan – et il en avait bien besoin.

 

Si Noah Rod est encore avec les Grenat, il est en stand-by, en attendant de repartir à San José pour tenter de dégoter une place avec les Sharks en NHL. Les autres sont là pour remettre le feu à la glace, pour montrer ce qu’ils ont dans le coffre à leur nouvel entraîneur, même si ce n’est que ce mercredi qu’ils le retrouveront avec eux au milieu du rink.

 

Alors que le baromètre affichait un bon 23 degrés à l’intérieur des Vernets, Craig Woodcroft s’est contenté jusque-là de prendre des notes en tribune aux côtés de ses assistants, l’ancien Louis Matte et Jason O’Leary venu, lui, de Langenthal. Il ne manquait que Chris McSorley, le nouveau «general manager», qui n’a débarqué qu’en fin d’entraînement, juste en coup de vent. Il n’a plus de bureau, il faudra s’y faire. «Depuis que je suis arrivé ici, il y a neuf ans, je n’avais connu que lui», sourit Daniel Vukovic, qui se réjouit tout comme ses camarades de vivre ce nouveau challenge.

 

Nommé capitaine, Kevin Romy a hâte, lui aussi, de tourner la page après un été où il a profité de passer du bon temps avec sa femme et ses deux filles. Mais aussi de bien soigner ses petits bobos. C’était un bon moyen également d’oublier sa non-sélection pour les Mondiaux avec l’équipe de Suisse. «C’est vrai que la déception a été grande, même si j’étais conscient que l’an dernier avait été difficile physiquement pour moi, rappelle l’attaquant de 32 ans, qui aborde une dixième saison avec les Grenat, sa sixième d’affilée. J’avais raté trois mois de compétition et, avec l’équipe nationale, je manquais de rythme. Mais cet été, j’ai travaillé dur pour me remettre à 100% au niveau de mon épaule, je me suis bien préparé.»

 

Kevin Romy, vous voilà dans un nouveau rôle, celui de capitaine. Qu’est-ce que cela va changer pour vous?

 

Pas grand-chose. C’est un honneur d’avoir été choisi capitaine de Genève-Servette et je vais faire de mon mieux pour assumer cette nouvelle responsabilité. Mais le hockey reste un sport d’équipe, un travail de groupe. Je ne suis pas le seul leader dans le vestiaire. Il y a un bon mélange entre l’ancienneté et la jeunesse, à nous de faire en sorte que la cohésion soit respectée. L’important est que tout le monde éprouve du plaisir et se sente à l’aise pour être ensuite le plus performant possible.

 

Avec l’arrivée de Craig Woodcroft, c’est un nouveau départ pour Ge/Servette, une nouvelle philosophie, une nouvelle motivation?

 

C’est, comme vous le dites, une nouvelle ère. On n’a pas encore parlé avec le coach de ses attentes, mais s’il y a eu beaucoup de changement cet été, le club demeure très professionnel, la direction est bonne. Au club, on veut tous la même chose: amener le titre à Genève. Que ce soit sur la glace ou dans les bureaux, tout le monde œuvre dans cette optique. On sera aussi compétitifs que les autres années avec des jeunes qui auront un an de plus, donc avec plus d’expérience, plus forts…

 

Et, comme d’habitude, on va retrouver Berne et Zurich devant, les équipes à battre…

 

On n’aura pas l’étiquette de favori pour la saison, c’est parfait pour nous. Mais dans l’organisation, tout est fait pour nous amener le plus haut possible, pour qu’on aille chercher ce titre qui fait défaut à Genève. On a une équipe compétitive et on espère que cela se passera bien. On est tous excités à l’idée que le championnat redémarre enfin…

 

D’ici là, les fourmis auront toutes disparu!

 

Bays veut saisir sa chance

 

Comme l’avouait Pierre Richard dans La Chèvre, il n’a pas toujours eu de la chance! Depuis son arrivée aux Vernets, il y a trois saisons, Christophe Bays a surtout enfilé un maillot à poisse. Dans l’ordre: une déchirure du labrum acétabulaire et fissure au niveau du cartilage, une commotion, une contusion au visage (la carotide avait été touchée lors de la Coupe Spengler) et, au final, une opération des deux hanches il y a deux ans. Un mois d’hôpital, la chaise roulante, il n’a pas été loin de raccrocher. Mais «Bobby» s’est accroché et le revoilà à son meilleur niveau, prêt à tourner définitivement la page. La scoumoune, il a déjà donné.

 

Le portier vaudois (26 ans), qui a peaufiné sa forme durant deux semaines avec son entraîneur Sébastien Beaulieu à Leysin, est de retour avec le sourire, des bonnes sensations et le plein de confiance. «J’ai passé un bon été, je me suis bien entraîné, prêt à gagner ma place…» Le Vaudois, qui s’est astreint à un gros régime, a fondu sous la canicule, perdant sept kilos! «Je suis plus léger, plus rapide, c’est tout bénéfique pour mes hanches!»

 

Après la blessure de… Robert Mayer, qui s’est fracturé les côtes et perforé les poumons lors d’une chute en quad, Christophe Bays est conscient qu’il a une belle carte à jouer. «Comme on dit, le malheur des uns fait aussi le bonheur des autres, sourit-il. Je suis tout excité par cette opportunité, à moi d’en profiter.»

 

C’est également le discours de Gauthier Descloux, qui a été rappelé d’Ambri pour faire jouer la concurrence. «J’ai entendu cette rumeur comme quoi Ge/Servette recherchait un goalie étranger, mais les dirigeants m’ont aussi clairement dit qu’ils comptaient sur moi, que j’allais sans doute commencer la saison dans la cage.» A lui de saisir sa chance.

 

S’il fait le poids…