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Jimmy Omer a tapé en plein dans le mille (TdG)

Le responsable matériel de Genève-Servette est en place depuis 2002. Que de beaux souvenirs pour ce Breton

 

Il avait 13 ans quand sa maman l’a déposé, comme chaque mercredi, pour qu’il aille nager. Mais le destin a voulu que ce jour-là la porte de la piscine soit fermée «pour cause de nettoyage». La voiture de sa mère étant repartie, Aurélien Omer s’est retrouvé juste à côté du complexe, à la patinoire, pour tuer le temps. C’est là que le chef matériel du HC Reims l’a appelé. Juste un coup de main, lui avait dit Thierry. Tu parles, Charles!

 

«Je me souviens de mon premier match, rigole le Breton. C’était à Amiens pour le derby et il y avait eu une immense bagarre générale. J’avais 13 ans et j’étais encore assistant. On était parti en déplacement avec une petite caisse à outils et des sacs avec les maillots. Aujourd’hui, on remplit un camion!»

 

Depuis 2002, c’est désormais à Ge/Servette que ce quadra transmet ses vingt-sept ans d’expérience. Celui que tout le monde surnomme Jimmy a été fêté, ce mardi, pour ses mille matches!

 

«Comme l’Association des responsables matériels américains ne comptabilise pas les parties avant 18 ans et ceux des play-off, j’en ai forcément beaucoup plus à mon compteur. Mais l’essentiel est que cela fait surtout beaucoup de belles rencontres. Comme l’a dit Confucius, si tu choisis un métier que tu aimes, tu n’auras jamais l’impression de travailler.» Le mari de Nathalie, père de trois enfants (Timo, Matti et Helmi), est un homme comblé. À quoi ça tient, une carrière!

 

Pourquoi Genève

 

La proposition de Philippe Bozon

«Le hockey en France n’était pas professionnel. Pour un joueur c’était difficile d’en vivre, alors pour un chef matériel c’était quasi impossible. J’avais l’opportunité d’aller en Finlande, à TPS Turku, mais j’ai rencontré Philippe Bozon lors du Tournoi du Mont-Blanc avec l’équipe de France. Il m’a proposé une place à Genève. Chris McSorley m’a appelé quelques mois plus tard. C’était en mai 2002…»

 

Chris McSorley

 

Un vieux couple

«Je suis certainement la personne aux Vernets qui a travaillé le plus longtemps avec lui. L’un de ses frères qui vendait du matériel et avec lequel je faisais des affaires ne voulait d’ailleurs pas croire que j’avais résisté autant de temps avec Chris. Il m’a dit sur le ton de la plaisanterie que seize ans de longévité avec lui c’est plus qu’avec toutes ses femmes! C’est une bonne relation. Il a toujours été très correct. Je n’ai rien à lui reprocher.»

 

Jimmy Super Fly

 

Parce qu’Aurélien, c’était trop dur!

«C’est un joueur à Reims qui s’appelait Dino Grossi qui était incapable de prononcer Aurélien. Comme celui que j’avais remplacé, Jean-Marie, était surnommé Jimmy, il m’a dit qu’il m’appellerait désormais ainsi. À part Tim Bozon ou Paul Savary, il y a peu de monde qui utilise mon vrai prénom dans le milieu. Je suis même devenu Jimbo, Jimmy Super Fly ou Au. C’est parfois compliqué lors des réservations où il n’est pas inscrit Jimmy sur ma carte d’identité!»

 

Le plus sympa

 

Il n’a pas qu’un seul pote…

«C’est difficile pour moi de n’en pointer qu’un seul sur le millier de joueurs que j’ai croisés. Il y a eu Thomas Déruns, Paul Savary, Jan Cadieux mais pas seulement eux. J’ai créé de belles relations avec beaucoup de personnes et tissé des liens improbables avec des stars de NHL comme Kubina, Armstrong, Lombardi ou Couture. La nouvelle de mes mille matches a été mise sur le compte Instagram du club et j’ai reçu encore plein de messages de gars que je n’avais plus revus depuis des années comme Kolnik, Antisin ou Mona. Slater m’a aussi envoyé une vidéo. Il y a peu de joueurs avec lesquels je ne m’entends pas…»

 

Les autres clubs

 

Collaboration pour laver le linge

«Avant je préférais aller à Langnau ou à Lugano mais aujourd’hui, il n’y a pas une patinoire plus accueillante que l’autre. On est bien reçu partout. Nous sommes un groupe de dix clubs sur douze à collaborer. On se donne les fruits et l’eau, on lave le linge des autres, nos maillots d’échauffement, on se prête des serviettes de douche ou la machine à café. En Allemagne, en Finlande, en Suède ou en France, on travaille de la même manière. Il n’y a qu’à Zoug et à Berne qu’on n’a pas compris. Sinon, la patinoire la plus pourrie, c’est aux Vernets! J’espère pouvoir travailler dans une nouvelle enceinte avant de fêter mon 2000e match!»

 

Treize Mondiaux

 

Il a même participé aux JO

«C’est une chance pour quelqu’un qui n’est pas sportif d’élite et qui a mon physique de faire ce que je fais. Avec l’équipe de France, j’ai effectué énormément de stages de préparation, j’ai beaucoup voyagé. Je suis même allé aux Jeux olympiques à Salt Lake City et, de 2000 à 2013, j’ai participé à treize championnats du monde. De pouvoir côtoyer des jeunes gens dynamiques comme des hockeyeurs, c’est hypercool. Après avoir coupé pendant cinq ans, je vais retourner avec la sélection tricolore. Je n’ai pas eu le choix. C’est Philippe Bozon, le nouveau sélectionneur, qui m’a demandé de revenir.»

 

Le 1003e match

 

Tobias Stephan et la bête noire

«Zoug, ce vendredi, c’est le retour de Tobias Stephan aux Vernets. C’est également un bon ami que j’ai toujours apprécié et avec lequel j’ai bien rigolé. Il m’a aussi félicité pour mon millième match. J’espère bien, pour ma 1003e rencontre, qu’on batte enfin son équipe. Cela fait un moment que cela ne nous est plus arrivé. Mais après toutes ces défaites, le jour où on va gagner, on va vraiment pouvoir savourer. Comme après une mauvaise journée, on apprécie toujours celle du lendemain. Je me souviens encore de notre premier succès à Lugano, cela faisait quatre ans qu’on attendait ça. Je compte bien me souvenir de celui de ce vendredi contre Zoug.»

 

L'avant-match

 

On ne change pas… une équipe qui gagne depuis le 8 décembre! Après deux succès d’affilée (à Zurich et contre Lausanne), Chris McSorley, content de la performance de son équipe mardi face aux Vaudois, devrait reconduire ses mêmes blocs. C’est, en principe, Gauthier Descloux qui défendra la cage des Aigles.

 

Une équipe qui gagne! C’est aussi le cas de l’adversaire du jour. Les Zougois n’ont plus perdu depuis le 23 novembre. Depuis, les coéquipiers de Tobias Stephan, véritables casse-tête chinois pour les Aigles, ont aligné cinq succès de suite, pour occuper la tête du classement. Les Grenat n’ont plus battu le leader en championnat depuis le 11 décembre 2015 (4-2 aux Vernets), trois ans déjà. Ou depuis 15 matches!

 

À l’infirmerie Juraj Simek, Tim Bozon, Johann Fransson, Mike Völlmin, Tommy Wingels, Lance Bouma ainsi qu’Eliott Antonietti sont toujours hors de combat. Arrivé hors de forme de Bienne, après un échange avec Will Petschenig, Mauro Dufner n’est toujours pas prêt à jouer.

 

Samedi, c’est Bienne Les Servettiens joueront encore une dernière fois en 2018, à la Tissot Arena, où, là-bas, leur ultime victoire remonte au 9 janvier de cette année (1-4).