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Les jours de Craig Woodcroft à la tête de Ge/Servette sont comptés (TdG)

Ex-coach national, Sean Simpson est le favori pour devenir le nouvel homme fort des Aigles. En coulisses, le club ne dément pas

 

Un an après la révolution de palet aux Vernets, qui avait vu l’éjection du banc de Chris McSorley, l’histoire se répète au bout du lac. Si cette saison de Ge/Servette s’est terminée en queue de poisson mardi soir à Berne, elle se poursuit désormais en coulisses à Genève, dans les bureaux de rue de la Gravière, aux Acacias.

 

Selon nos informations, le dossier le plus urgent est celui de l’entraîneur. Craig Woodcroft ne serait plus l’homme de la situation et devrait laisser son poste aux Vernets. Son jeu sans émotion sur la glace et son manque d’audace devant son banc ont irrité plus d’une fois les fans: il n’a jamais convaincu.

 

Les murs ayant des oreilles, le Canadien a d’ailleurs répété à plusieurs reprises à ses joueurs qu’il ne les avait pas choisis, qu’il ne pouvait pas faire mieux avec eux. Ce manque de psychologie s’est semble-t-il retourné contre lui. Il serait détesté par son groupe et une partie de son staff. Sous le sceau de la confidence, beaucoup d’entre eux se sont plaints de son attitude arrogante.

 

Plusieurs absences

 

Si on ne l’a pas engagé pour se faire aimer, son implication dans le club laisse toutefois songeur. Comment a-t-il pu laisser son groupe en plan une semaine en novembre pour aller en Finlande, une autre durant la Coupe Spengler et surtout presque un mois à PyeongChang avant un match capital à Langnau? Même s’il avait l’accord de son employeur, la situation urgente et inquiétante des Aigles aurait dû le faire changer d’avis, d’autant plus qu’il n’était que le troisième assistant du Team Canada, que son rôle n’était pas indispensable.

 

Trouver un arrangement

 

«On travaille sur la prochaine saison, mais laissez-nous encore quelques jours», s’exclame Pierre-Alain Regali, le directeur général des Grenat, qui collabore étroitement avec Chris McSorley et François Bellanger. La question est de savoir aujourd’hui, pour la Fondation 1890, combien coûterait le départ de Woodcroft, sachant qu’il a encore un an de contrat. Il s’agit pour les deux parties de trouver en bonne intelligence un arrangement humain, financier, pour le libérer à moindres frais. «Tout le monde doit être impliqué dans cette décision et convaincu, les joueurs y compris», explique une personne proche du dossier, consciente qu’un changement à la bande s’impose.

 

Plus que trois candidats

 

On sait que les dirigeants de Ge/Servette ont étudié ces dernières semaines une douzaine de candidats susceptibles de le remplacer. Aux dernières nouvelles, il ne resterait plus que trois noms, et le favori serait l’ex-coach national Sean Simpson. Le Canado-Britannique (57 ans), champion avec Zoug (1998) et vainqueur de la Ligue des champions avec les Zurich Lions (2009), connaît bien le hockey helvétique. Personne n’a oublié que c’est avec lui à sa tête que la sélection nationale avait décroché de l’argent aux Mondiaux de Stockholm en 2013. Même s’il a connu moins de succès par la suite, en KHL, à Kloten ou en Allemagne, ce technicien a souvent laissé de bons souvenirs où il est passé. Si personne ne confirme encore son arrivée, aucun membre proche du club ne dément cette information. Tout juste a-t-on lâché les noms d’autres papables comme Hans Kossmann ou Larry Huras.

 

«Nous avons un budget indicatif, mais c’est trop tôt pour donner les chiffres, expliquait le président François Bellanger dans nos colonnes le 22 février. Nous allons le réduire substantiellement. Mais nous demeurerons ambitieux sportivement. À nous d’être intelligents afin de bâtir la meilleure équipe possible en misant sur des recrutements de joueurs de talent, la conservation de nos meilleurs éléments et la promotion de jeunes joueurs issus de notre académie genevoise.» En coulisses, après la reprise très prometteuse du club par la Fondation 1860, on cherche la meilleure solution pour repartir dès septembre du bon patin. Probablement sans Craig Woodcroft.

 

Rod va terminer sa saison à San José

 

À l’instar de ses camarades, Noah Rod a quitté la capitale la gorge nouée, déçu, une fois n’est pas coutume, à plus d’un titre au terme d’une saison compliquée. «Berne a mérité sa place en demi-finale, reconnaît le virevoltant attaquant. Mais… je pense que nous avions le potentiel dans l’équipe pour faire beaucoup mieux.» Un an après avoir été éliminés par Zoug 4 à 0, les Servettiens sont en effet encore sortis du quart avec un décevant 4-1. «Il est vrai que nous avons connu une année difficile avec tout ce qui s’est passé en coulisses, mais l’équipe a su rester soudée dans les moments difficiles pour se qualifier en play-off. Nous avons montré beaucoup de caractère sur la glace, d’où cette grande déception après ce dernier baroud d’honneur. Maintenant, deux à trois erreurs personnelles, des pénalités et on connaît Berne en power-play, cela ne pardonne pas», soupire l’attaquant, qui s’est envolé ce jeudi pour San José, où il terminera la saison avec les Barracudas (AHL), le club ferme des Sharks.

 

«Cela dit, si je reçois une sélection de Patrick Fischer pour rejoindre l’équipe de Suisse, je reviendrai aussitôt car je n’ai jamais caché que les Mondiaux au Danemark figuraient parmi mes objectifs de la saison.»