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Saison 2010/2011

Classement
Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
5GSHC5020192315129:128-974

 

Parcours

Défaite 4-2 contre Zoug en 1/4 de finale

Commentaires

Qu’attendions-nous de cette saison ?

 

Le titre ! On sort d’une saison durant laquelle on échoue au 7ème match de la finale, quoi de plus normal que d’espérer le titre pour la suivante ? Ce d’autant plus que l’effectif qui nous aura tant fait rêver quelques mois plus tôt n’a quasiment pas bougé. Certes, le départ d’Hürlimann ne va pas être facile à digérer, mais on en sait l’équipe capable.

 

Plus sérieusement, c’est plus les départs de Suri et Kolnik qui sont difficiles à encaisser, mais les arrivées de Park, Walsky ainsi que Fritsche et Simek en cours de saison, sans oublier l’immense Pierrick Pivron nous poussent quand même à un certain optimisme. L’arrivée de Brian Pothier sera elle une vraie plus-value par rapport à Marek Malik, malgré le but inoubliable de ce dernier contre Fribourg. Sans oublier que notre ange-gardien veille toujours au grain. Tout semble réuni pour que cette saison soit au moins aussi belle que la précédente.

 

Quel bilan en tirons-nous ?

 

Soyons francs, on s’est un peu fait chier durant cette saison. A peine remis de la défaite en finale quelques mois plus tôt, le public des Vernets s’attendait à revivre des émotions fortes tout au long de la saison. Au final, l’inconstance de l’équipe, les blessures et le départ de Déruns auront raison de nos espoirs de vivre des trucs excitants.

 

Il faut dire qu’en entamant la saison avec 3 points en 6 matchs, nous nous étions vite rendu compte que cette campagne n’allait pas être aussi brillante que la précédente. La fameuse SDS si brillante quelques mois plus tôt ne parvient plus à scorer, Richard Park est loin de faire oublier Kolnik et ce petit grain de folie qui nous faisait gagner des matchs de manière invraisemblable semble s’être fait la malle.

 

Jamais complètement largués – hormis en tout début de saison – mais jamais complètement dans le coup non plus, on craindra quand même pendant un bon moment une non-accession aux playoffs. Meilleur compteur de l’équipe Jeff Toms, avec ses 36 points en saison régulière, ne termine qu’au 24ème rang des pointeurs du pays, alors que Park le suit de près avec 34 points, soit un de plus que le gros renfort de la saison, le Canado-Suisse Dan Fritsche, et Brian Pothier.

 

Finalement qualifiés assez facilement pour les playoffs, c’est face à Zoug que nous allons tenter de prouver une fois encore que nous sommes cette fameuse « équipe de playoffs qui fait peur à tout le monde ». On y a même carrément cru au soir du premier match de la série, gagné 8-5 en terres zougoises avec notamment un solo phénoménal de Walsky sur le 5-7. Mais à l’image de la saison, le moment d’enthousiasme ne dura guère et Zoug prend sa revanche 2 jours plus tard en s’imposant 2-6 aux Vernets. Pourtant, après le 1er match, on aurait volontiers parié sur le titre…

 

Les deux prochains matchs seront gagnés par l’équipe jouant à domicile, avec notamment cette victoire épique en prolongations lors du match 6, où Walsky – encore lui - nous offrit la victoire après… 16’56 de prolongations. Là encore, on se dit que cette fois c’est la bonne. C’est le déclic. Ou pas.

 

Comme bien souvent en playoffs, on finira par laisser passer notre chance. Alors qu’une victoire à Zoug nous aurait quasiment offert la série, et malgré le 3-3 inscrit par Bezina à moins de 3 minutes du terme, nous finirons par nous incliner aux tirs au but.

 

Le match 6 sera celui du fameux slap de Pothier. Mais avant cela, souvenons-nous d’abord que nous étions encore menés 4-1 après 35 minutes ! Mais F. Randegger et Simek (sur assist de Steeven Nicolet !) nous redonnèrent un peu d’espoir. Puis vint cette pénalité contre Wozniewski (mot compte double) et ce slap magistral de Pothier au-dessus de l’épaule de Markkanen, qui prouva ainsi être capable de prendre un but autrement qu’entre les jambes. C’est du délire dans les Vernets et on se dit que finalement, cette saison a peut-être quelque chose de magique.

 

C’était sans compter sur ce but encaissé après seulement 2’25 en prolongations. Œuvre d’un certain Damien Brunner, qui n’était à cette époque pas encore la diva capricieuse qu’il est devenu par la suite. Rideau !

 

Le joueur de la saison

 

Brian Pothier. On attendait le « nouveau Hauer » depuis si longtemps que le soulagement a été grand de voir débarquer et jouer Brian Pothier. Malgré des débuts hésitants (il a même été sifflé à ses débuts), il s’est imposé comme le patron de notre arrière-garde. Et c’est lui qui nous fera vivre notre dernier moment d’émotion d’une saison qui en aura cruellement manqué, en égalisant dans les dernières secondes du match 6 face à Zoug (lire ci-dessus).

 

D’ailleurs, jusqu’à l’arrivée de Fransson cette saison, il n’était pas rare d’entendre qu’il nous fallait un défenseur « comme Pothier », preuve qu’il aura marqué les esprits.

 

Le flop (joueur) de la saison

 

Bryan Lerg. Qui ?

 

Ce qui aurait pu tout changer

 

Surfant sur la vague du succès (enfin, succès à la genevois quoi, c’est-à-dire défaite en finale), le GSHC obtient les promesses, les engagements et le financement nécessaires à la construction de sa nouvelle patinoire. Aussitôt, plusieurs gros sponsors frappent à la porte, le public répond présent et souscrit en masse à l’offre proposée qui permet d’acheter un siège pour une période de 10 ans. Et malgré tous les recours et autres tracasseries administratives, le GSHC inaugure son nouvel écrin le 1er septembre 2015 devant 10'000 spectateurs venus fêter les nouveaux champions de Suisse.

 

S’il ne fallait retenir qu’un instant

 

Le 31 janvier 2011, une notification de la Tribune met en émoi tous les supporters genevois : Thomas Déruns est transféré avec effet immédiat au CP Berne. Le club se fendra d’un communiqué expliquant qu’il a « dû prendre quelques mesures exceptionnelles afin de financer une partie du déficit structurel pour la saison 2010-2011 », moyen comme un autre de mettre la pression sur les politiques. La pilule a néanmoins du mal à passer, tant Thomas était devenu l’une des idoles des Vernets. Une nouvelle fois, le business à la sauce McSo a pris le dessus sur le reste. Et finalement, au vu de son parcours depuis, on se dit que le choix n’était pas complétement illogique…

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