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Saison 2013/2014

Classement
Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
4GSHC5021162551158:133+2583

 

Parcours

Victoire 4-1 contre Lugano en 1/4 de finale

 

Défaite 4-3 contre Zurich en 1/2 finale

 

Vainqueur de la Coupe Spengler

Commentaires

Qu’attendons-nous de cette saison ?

 

Résultats précédents

 

Après une saison en demi-teinte où nos joueurs ont terminé à la septième place de la saison régulière et sont inclinés en quart de finale de play-off face aux futurs champions, la prudence est de mise pour la nouvelle saison. De plus, nos boys ont terminé à l’avant-dernière place du fort réputé tournoi international de la Valée de Joux, mais en humiliant néanmoins comme il se doi(g)t l’autre équipe du lac de G’nève. A propos de Lausanne, ils nous battront lors d’un match de préparation juste avant le début de la saison. La réussite de notre saison dépendra énormément de l’intégration de nos nouveaux joueurs au système (et au caractère) de McSorley.

 

Départs

 

Après les sueurs froides quant au départ éventuel de notre Tobi, on apprend finalement qu’il va rester (faute de replaçant trouvé par McSorley). Carle, Kubina, Fata, Salmelainen, Dan Fritsche, Friedli, Gautschi, Walsky et Randegger nous quittent. Le réel coup dur est le départ de Fritsche, sans vouloir manquer de respect aux autres, qui n’avaient pas, ou plus (quelqu’un a dit Fata ?) l’étoffe de nous faire oublier les Nash, Thornton, Kane, Zetterberg et autres Couture du lock-out de la saison-passée.

 

Arrivées

 

Jean Savary, Rod et Leonelli viennent apporter du sang frais des juniors élite. Tandis qu’Hollenstein (ce qui semble plus que très alléchant, au vu de sa complicité avec Romy en équipe nationale), Marti (un jeune suisse prometteur qui vient de LHJMQ), Kamerzin, Daugavins (avec son sens du tir de pénalité si particulier), Lombardi et Petrell nous rejoignent.

 

Andrighetto, présenté (non sans tort) comme le meilleur jeune suisse par McSorley, ne nous rejoint finalement pas, pour tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. Iglesias signe un contrat définitif.

 

Au final, c’est du lourd, du très lourd même en attaque, avec des joueurs d’expérience qui nous viennent droit de la NHL, en plus d’un vice-champion du monde quelques mois plus tôt, et de quelques jeunes qui veulent bousculer la hiérarchie. Il nous manquerait cependant de l’expérience en défense, pour remplacer Carle (McSorley n’ayant pas trouvé de défenseur étranger, il a pris un attaquant de plus). L’équipe nous paraît plus que jamais déséquilibrée, mais sur le papier, on a (presque) de quoi remplir deux lignes d’attaques d’un all-star game de LNA. McSorley nous a gâté, on a envie de le croire quand il nous dit que c’est la meilleure équipe qu’il n’a jamais eue. Cette saison, à condition qu’il n’y ait pas de problème d’égo entre les joueurs ou avec le boss, on va faire parler la poudre !

 

Quel bilan en tirons-nous ?

 

A ranger sur l’étagère des trophées : une coupe Spengler (merci, Daugavins et sa forme nhl-estique, oui, ce mot n’existe pas, et alors ? Il mérite bien qu’on lui invite un mot, c’est un Kas-à-pars). C’est bien maigre pour une équipe de cet acabit qui avait de quoi aller bien plus loin. Il lui manquait certes un défenseur d’expérience (l’arrivée de Stafford fut un véritable flop), mais avec Lombardi, Daugavins, Hollenstein et Almond dans les 20 meilleurs pointeurs de la saison, il y avait de quoi espérer mieux.

 

Au final une quatrième place, certes à seulement 3 points des lézards, qui étaient seconds, mais un gouffre de 23 points nous sépare de Zurich, qui a dominé cette saison. Un peu de régularité aurait été bienvenue, et un manque de concentration se fait parfois sentir. Le fameux syndrome du deuxième tiers fait rage et curieusement, notre équipe peine contre les équipes ultra-défensives, comme Lausanne, qui nous battra bien trop souvent pour une équipe de LNB.

 

Une fin de saison en trombe, avec pas moins de 38 goals en 6 matchs (oui, oui, vous avez bien lu), dont un mémorable 8-6 au pays du purin, nous permet de finir dans la partie haute du classement. La quatrième place est obtenue au bout de la nuit et des tirs au but (par un certain Noah Rod) à Rapperswil, ce qui nous permettra d’affronter Lugano avec l’avantage de la glace en play-off.

 

Ces séries éliminatoires débutent donc contre les tessinois, expédiés en cinq matchs. L’équipe semble maitriser son sujet. Place ensuite à Zurich, l’équipe qui a survolé la saison régulière, ce qui semble être une autre paire de manches. Le premier match est brillamment remporté 5-0 dans le chaudron zurichois, tout comme le second à domicile. Les débats s’équilibrent ensuite, pour ensuite tourner en notre défaveur. Zurich a une première occasion de passer en finale, effacée par les grenats aux Vernets. On va donc au septième match, où les genevois se feront battre 4-0. Donc pas besoin de déprogrammer la course aux œufs chez tantine pour cause de finale de play-off. On reste avec un goût amer dans la bouche, car le début de série nous a laissé voir de très belles choses.

 

Le joueur de la saison

 

Mattew Lombardi. Qui d’autre ? Arrivé fin août, il met un peu de temps à prendre ses marques. Mais une fois lancé, le 11 octobre, il ne s’arrête plus et enchaine les goals et les assistances (20 et 30). Il finira avec le meilleur compteur de la ligue pour la saison régulière. Il porte véritablement l’équipe sur les épaules, en concrétisant les nombreuses occasions. Un finisseur comme il a souvent manqué à l’équipe.

 

Malheureusement, sa cadence baisse un peu en play-off.

 

Il nous a quitté (provisoirement, certes) pour tenter sa chance au camp d’été des New-York Rangers. La fameuse chanson de Bob Bissonnette semble néanmoins avoir été écrite pour lui.

 

Le flop de la saison (joueur)

 

Lennart Petrell. A l’issue de la saison, il est qualifié de très bon joueur de quatrième bloc. Tout est dit.

 

Selon, McSorley en début de saison, Petrell est venu pour jouer les premiers rôles et mettre les puck au fond. Il a surtout brillé par ses charges et son comportement parfois pataud sur la glace. En bref, un attaquant étranger qui joue comme Antonietti, ça ne fait pas forcément rêver. A sa décharge, les autres attaquants étrangers étant tellement stratosphériques, qu’il est P’têtre rell-ement compliqué de se faire une place au soleil.

 

Ce qui aurait pu tout changer

 

Alors que des rumeurs l’annonçaient venir au bout du lac en cette fin d’été 2013, Lombardi ne quitte finalement pas la NHL, car il est réclamé en toute fin de ballotage par les Winnipeg Jets, où il signe un bail de trois ans. Chris McSorley, voit son dernier plan pour obtenir un étranger compétitif s’écrouler. Il tente de faire venir Pavel Datsyuk, mais se heurte à un refus poli de Détroit.

 

En dépit de cause, il se rabat sur un joueur suisse et engage Sebastian Schilt, au prix d’un montant de transfert record pour l’arracher à Fribourg. Schilt  s’étant bien habitué à la traite des vaches avant les matchs, son retour à la vie citadine s’avère compliqué, et son comportement sur la glace s’en ressentira. Il enchaine les mauvaises prestations et n’arrive ainsi pas à s’intégrer au groupe. McSorley ayant dépensé plus que de raison pour le faire revenir aux Vernets, doit se séparer de Tobias Stephan qui rejoint Zoug en cours de saison. A sa grande joie, Tamo passe premier gardien, tandis que c’est le dernier rempart des juniors élites, Sébastien Pittet, qui reprend le job, longtemps dévolu à Federico, de l’ouverture de la porte. Malheureusement, Tamo n’offre pas toutes les garanties qu’offrait Stephan, et l’équipe à tendance à devenir perméable.

 

Chris McSorley décide de donner plus d’importance à Schilt, pour lui montrer sa confiance, en le promouvant capitaine à la place de Goran. Schilt fête dignement cette promotion en ouvrant la marque contre son ancien club de Fribourg. Cependant, au second tiers, il se produit une scène rocambolesque quand il se trompe de vestiaire à Saint-Léonard. Pour s’excuser de son geste, il va saluer les supporters fribourgeois, chez qui sa côte d’amour reste intacte. Quelques jours plus tard, il demande à ce que le numéro 24 soit décroché des Vernets, estimant qu’il vaut bien plus que Regali et souhaitant ainsi s’approprier ce numéro, parce que selon ses termes « ça claque d’avoir le numéro du jour de Noël ». Les supporters étant plus que réticents à cela, sa demande est refusée, le joueur entame alors une grève de la faim.

 

Le GSHC est alors sous la barre à la mi-saison, peinant à enchainer deux victoires de suite. L’atmosphère du vestiaire devient de plus en plus détestable, Daugavins fait alors ses valises pour sa ville natale de Riga et l’équipe de KHL du Dinamo.

 

Le voyage de la Coupe Spengler vire au cauchemar quand Picard fait un savon à Schilt. Le malheureux attrape une vilaine otite qui nécessite une hospitalisation et Picard est renvoyé de l’équipe pour 3 semaines. Genève-Servette se fait éliminer de la Coupe.

 

La seconde partie de saison ne se passe pas mieux, les rares victoires sont gagnées grâce à la détermination de Bezina, Romy et de quelques autres. Schilt revient de blessure à la mi-janvier, prêt à « enfiler les goals comme des perles », comme il l’annonce lors de la conférence de presse qu’il a convoquée. Son retour ne se passe malheureusement pas comme prévu, car au cours d’un match, ce dernier voit la passe de Fritsche le manquer de quelques centimètres et va insulter ce dernier. Le ton monte et la scène tourne en pugilat, Schilt se fait exploser l’arcade par son coéquipier. Déclarant avoir « bobo à la tête », il est forfait pour deux semaines. Fritsche sera lui suspendu 15 matchs par le juge impartial et unique de la ligue.

 

Au chapitre des bonnes nouvelles, le départ d’Hollenstein, à qui son papa manquait, permet de dégager des fonds pour engager Déruns. Malheureusement, la sauce (Thomas-te) ne prend pas, le joueur s’évertuant à vouloir marquer tous ses goals en airhook.

 

L’équipe finit donc en play-out, et sauve sa place dans l’élite aux tirs au but face à Visp, sur un tir dans la lucarne de Noah Rod, en partance pour Lausanne.

 

S’il ne fallait retenir qu’un instant

 

Le 22 novembre 2013, un match contre Fribourg aux Vernets. Les paysans mènent au bout des deux premiers tiers 3 à 0. Les dés semblent jetés, les grenats sont inférieurs.

 

Au début du troisième tiers, Picard marque le goal de l’espoir, qui réveille la patinoire. Puis Jacquemet claque un doublé pour ramener les deux équipes à égalité, dans une ambiance de feu. L’impossible se produit ensuite quand Almond vient tromper Conz et le GSHC mène à la marque. Picard vient ensuite sceller le score en cage vide. Une ambiance digne de play-off pour ce troisième tiers, où des personnes descendent des tribunes pour venir vivre le match au parterre. 

Résultats