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Saison 2015/2016

Classement
Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
3GSHC5025173131160-1382289

 

 

Champions Hockey League (Groupe M)

Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
3GSHC40310007-16-92
Parcours

Eliminés au 1er tour de la Champions Hockey League

 

Eliminés en 1/8èmes de finale de la Coupe de Suisse par Bienne (3-2ap)

 

Eliminés en 1/2 finale du championnat par Lugano (4-2)

Commentaires

La saison 2015-2016 commence après 2 demi-finales perdues contre Zurich. Allez, la troisième sera la bonne se dit-on avant d’attaquer l’exercice suivant.

 

Les transferts nous amènent Damien Riat qui revient du Canada et Johan Franson, secouru lors du naufrage du cirque Knie, pardon, de Rapperswil. On note aussi l’arrivée officielle de Marco Pedretti qui était à l’essai jusque-là.

 

Rien de lourd à se mettre sous la dent mais il y a le potentiel de faire quand même quelque chose et on annonce un certain Slater qui pourrait devenir un élément important de l’effectif, à suivre...

 

Au niveau des matchs amicaux, 1 victoire après prolongations en 5 matchs, on a déjà fait mieux...

 

Le temps d’échauffer les plumes et on attaque avec le premier match au Vernets, la CHL contre le Sparta Prague. La rentrée se passe bien et le niveau est plus rassurant que ce qui est vu jusqu’à lors.

 

Bon finalement le soufflé retombe alors que le Storhamar Hamar nous bat à domicile avant de nous fesser chez eux. Le dernier match et les chants des supporters ayant fait le déplacement ne changeront pas l’issue du dernier match contre Prague, nous quittons la table de la CHL après 4 petits matchs. Dommage.

 

La saison commence fort une semaine après avec une victoire large face à Ambrì. Finalement, on ne se débrouille pas si mal que ça chez nous. Mais comme trop souvent, les blessures s’accumulent au contraire des points. Le début de saison est plus difficile qu’imaginé. C’est la 11ème place au bout de 6 journées. Les résultats sont en dents de scie.

 

Notre cher Christopher Rivera part rejoindre le club qu’il détestait le plus et on pouvait même craindre que le ciel nous tombe sur la tête. Mais ce ne fut que le vidéotron de nos chers rivaux lémaniques.

 

A partir de la 16ème journée, une série de 8 victoires nous porte de la 9ème à la 5ème place.

 

Le soleil revient alors que les points pleuvent. Le seul nuage pour notre cher président vient de son manque de transparence, notamment avec le lion voisin. Ca fait seulement une demi-éternité qu’on le savait mais bon, focalisons nous sur la nouvelle patinoire qui arrive bientôt...

 

C’est alors qu’il est coutume d’aller gagner dans les grisons. Comme les coupes Spengler c’est bien mais que le championnat c’est mieux, on décline l’invitation. On voulait aussi laisser la chance aux petites équipes de gagner.

 

Malheureusement, les canadiens de notre équipe ne l’ont pas entendu de cette oreille et sont allés la gagner quand même, bon ça va pour cette fois.

 

L’année recommence avec une nouvelle blessure, celle de Slater qui risque de manquer à notre attaque. Finalement, ça ne va pas si mal car on arrive à se hisser à la troisième place.

 

Après un trou mémorable (fribourgeois pas normand), nous finissons les matchs au menu pour attaquer le dessert, les playoffs.

 

Nous finissons la saison à la 3ème place du classement, juste trop bas pour la CHL mais suffisamment haut pour espérer quelque chose.

 

Nos adversaires des quarts de finale sont les seuls romands qu’il reste, les Lausannois étant partis à la pêche et les Biennois ben, ... Voilà quoi. C’est donc notre cher Chris que nous retrouvons en compagnie de ses nouveaux amis.

 

On peut se faire l’économie de se souvenir du premier match tant il était mou mais c’est le deuxième qui va faire entrer l’équipe en mode « playoffs ».

 

Alors qu’ils sont menés 3-0, les boys ne se laissent pas abattre. Ils reviennent à 3-2 en quelques minutes. En réponse, Sprunger offre une charge immonde à la tête qui restera, comme on le sait, impunie. L’énergie de la vengeance en plus. Les genevois égalisent à 18 secondes de la fin à 4 contre 5. On l’espoir renaît. Et Jacquemet vient conclure cette soirée avec le game winning goal. Le break est fait.

 

Sprunger aurait peut-être préféré une suspension pour l’acte III tant il fut sifflé. Il a tout essayé, être transparent dans le jeu, se cacher avec un autre casque. Rien n’y a fait. On ose à peine imaginer la longue soirée à pleurer dans les bras de môman après ce match. Les Vernets mettent une pression terrible sur les Fribourgeois qui sont dans leurs petits patins. Les grenats gagnent ce match relativement facilement. 3-0

 

L’acte IV ne sera pas d’un grand intérêt, victoire de Fribourg et clôture de la série deux jours plus tard aux Vernets. La victoire est courte mais victoire quand même et on est parti pour la troisième demi-finale de suite contre Lugano.

 

Cette série restera bizarre dans sa capacité à inverser l’avantage de la glace. L’histoire ne dit pas si c’est la présence de Lapierre ou le manque de spectateurs mais gagner aux Vernets restera impossible. Les batailles font rage. Les suédois de Lugano sont chauds comme jamais et aucune équipe ne parvient à s’imposer dans son antre.

 

C’est alors que vint l’acte V. Le GSHC mène alors qu’il ne reste que quelques secondes. Tom Pyatt se voit offrir une magnifique cage vide qu’il rate alors qu’ensuite les Luganais viennent en contre. Cafouillage complet, pas moyen de dégager et c’est l’égalisation devant un public « choqué et déçu ». Après une pause qui n’aurait pas dû exister, Martensson marque le but de la victoire après seulement quelques instants de prolongations...

 

Forts de ce succès, les Tessinois parviendront à faire le plus dur, gagner à domicile après avoir résisté aux assauts Genevois et arracher un pénalty durant la prolongation.

 

Pas de match VII, pas de finale, pas de CHL...

 

Ce qui aurait pu tout changer est clairement la cage vide ratée de Tom Pyatt au match 5. On pourrait faire des jeux de mots douteux en disant qu’il avait une paillette dans l’œil, mais ce n’est vraiment pas notre genre.

 

C’était vraiment le moment de conclure le match et de faire le break en allant chercher cette victoire si difficile à ..... Chez nous en fait.

 

C’est à ce moment que la demi-finale s’est échappé, que le titre nous est définitivement passé entre les doigts. Un match comme ça, si on veut prétendre au titre, on le gagne.

 

Enfin imaginons, le puck entre, la sirène retentit et le match termine dans l’euphorie. On reprend l’avantage de la glace et on est à une victoire de la 3e finale de l’ère moderne. Gonflés à bloc par cette victoire, les joueurs viennent chercher ce dernier succès sans forcer.

 

Les joueurs célèbrent sous une pluie de louanges et de pièces. Maxim Lapierre déclara même : « J’admire ces joueurs, ce sont de valeureux guerriers. Ils méritent la victoire.» (Je vais trop loin, il ne connait pas le mot valeureux.) La finale tombe logiquement contre Berne. Les chers ours qui nous ont tant gênés par le passé.

 

L’avantage de la glace est encore pour nous vu que Berne a fini dans le bas du classement. Lars Leuenberger qui sait que son temps est compté, ne se donne pas plus de mal que ça.

 

Les quelques joueurs présents en 2010 ont a cœur de rattraper le passé et d’offrir un titre pour couronner la carrière de notre papa aigle, Goran.

 

Le destin voulant que notre cap’tain garde un souvenir inoubliable de son aventure ici, la série tourna court. Tous les joueurs se sublimèrent et les bernois ne pouvaient que regarder (ou pas quand on connait le public bernois qui part à deux buts de retard).

 

Les arbitres n’y feront rien, les dieux du hockey voulaient que la coupe soit grenat.

 

La coupe est remise à l’acte V, après un match rondement mené. Pour que les finalistes malheureux se sentent comme chez eux, les annonces concernant la remise de la coupe sont faites dès la première pause.

 

Alors que les yeux des ours se vident, le vase/pot/coupe se remplit de champagne dans les serres de Bezina.

 

La fête dura jusqu’au bout de la nuit, le personnel des Vernets ayant compris qu’il ne fallait pas virer les supporters. La communion fut belle et notre Goran eu les célébrations qu’il mérite avant de prendre un autre chemin en direction de l’Est.

 

Le moment à retenir est la série contre Fribourg. C’est là que le vrai hockey s’est joué. Des joueurs qui se défoncent et qui reviennent de nulle part. Des décisions arbitrales discutables mais un esprit d’équipe qui passe au-dessus et un public qui se casse la voie pour supporter son club.

 

Ajoutés à ça la rivalité avec les dzoz et vous avez une vraie bonne série comme on les aime. Cette cohésion n’a malheureusement pas suffi mais durant les quarts, la supériorité était nette, sur et autour de la glace.

 

Encore une occasion de dire que « la Suisse romande c’est nous » !

Résultats