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Saison 2012/2013

Classement
Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
7GSHC5023203211146:139+780

 

Parcours

Défaite 4-3 contre Berne en 1/4 de finale

Commentaires

 

Ah cette saison 2012-2013, la dernière avant la remontée de notre ex-club ferme, l’année du record du meilleur début de saison, que de souvenirs...

 

Une année pour le moins surprenante sur bien des aspects. Après avoir vaillamment remporté 4-0 la finale...  des playouts la saison d’avant mais surtout après avoir pris 4-1 par Rapperswil, c’était déjà plutôt positif d’être toujours en LNA après avoir vécu un saisons longue et difficile.

 

L’été a apporté son lot de nouvelles têtes avec notamment Ryan Keller, Kevin Romy, Cody Almond, Julian Walker et un certain Alexandre Picard, ce qui donne une énorme attaque mais une défense encore moins rassurante après le départ de Brian Pothier.

 

Les matchs amicaux ne sont pas des plus folichons, avec une petite 3e place aux hockeyades et un bilan de 4 victoires pour 9 matchs. L’attaque est très clairement présente (du jamais vu aux Vernets) mais la défense est encore fragile.

 

On a encore des doutes avant d’entamer la saison, même si on a « la meilleure équipe depuis toujours ». On espère que cette attaque nous portera et que la défense tiendra.

 

L’aventure commence par une victoire à domicile contre Berne, ce qui nous lance idéalement et dès le lendemain c’est la première surprise, la victoire contre les TchernoBiel qui nous avait envoyé en playout avant l’été.

 

L'équipe est lancée, les victoires s'enchainent même jusqu'à établir un nouveau record. Comment imaginer ça après les playout d'avril, c'est inespéré. En Amérique, ça bouge pas mal. La saison ne commence pas, le lock out est déclaré et on se rappelle de 2004 où la LNA avait pris une couleur de NHL. Les premiers joueurs arrivent.

 

Quel sentiment agréable, l'équipe a l'air d'être imbattable, les anciens tortionnaires sont battus et l'équipe trône fièrement à la première place du classement. On sort du match en riant, on tente de prévoir le jeu de mot qui servira de titre à l'article de la RTS et on les trouve même drôles (c'est dire l'euphorie). Le sourire remonte jusqu'aux oreilles et on regarde déjà comment virer les vacances chez Tante Germaine à Pâques "au cas où"…

 

Comme pour tous les rêves, le réveil arrive. Petit à petit, l'équipe perd son énergie, sa magie, son petit quelque chose. La défense devient poreuse et l'arrivée de Yannick Weber en défense n'y changera pas grand-chose. La frénésie du début est partie mais on se console en regardant la ligne Couture-Fritsche-Romy qui nous remet quelques étoiles dans les yeux.

 

L'hiver arrive, la ferveur refroidit. Les défaites s'entassent comme la neige dehors. Les points se font plus rares et l'équipe glisse lentement vers le bas du classement. Les pénalités sont bien trop présentes et les powerplay ne peuvent pas être pires. On se souvient d'une longue soirée de novembre à regarder Seguin et Kane slalomer entre nos défenseurs pour gagner 7-2. La première grosse fessée mais malheureusement pas la seule.

 

Dès que la NHL se dégela, Logan et Yannick partirent. La situation "normale" revint mais malheureusement c'était la situation normale de la saison passée. Le début de saison est bien loin et la barre bien trop proche.

 

Un nouveau défenseur arrive, Mathieu Carle, qui remet un peu d'ordre bien venu avant les playoffs, même s'il n'empêche pas la belle série de 7 défaites peu avant la fin du championnat.

 

On commence à calculer qui on prendra en playoffs et on se dit que "c'est une nouvelle saison qui commence", tout est possible. Ce sera Berne pour la 5ème fois. "La 5ème c'est la bonne" se dit-on pour se consoler, surtout après avoir vu Fribourg premier.

 

Mauvaise nouvelle, notre cap'tain se blesse. La défense est amputée ce qui va corser les choses. Les playoffs commencent comme on s'y attendait un peu. Les Ours poussent et la défense craque. Les pénalités augmentent encore la fatigue et malgré quelques occasions en fin de match, c'est 0-4 à la fin du temps règlementaire, la série va être longue.

 

Aux Vernets ce n'est pas la même limonade, les joueurs savent qu'il faut absolument gagner pour garder une chance. Le public donne l'énergie nécessaire pour égaliser dans la série, un peu grâce à Marco Bührer quand même. 5-2 score final

 

2 jours plus tard, l'énergie est toujours là et Bührer tout aussi étourdi. Les Genevois mènent 5-2 à 10' de la fin dans une Postfinance Arena qui se vide de ses "fidèles" supporters. On croit le plus dur fait mais ce n'en est rien, les Bernois reviennent à 5 partout et décroche une prolongation. Après un petit discours de Chris, l'équipe revient sur la glace déterminée et parvient à remporter un deuxième point dans cette série. 6-5 score final

 

L'Acte IV a bien moins de buts que son prédécesseur. Rien dans la première période. L'ouverture du score tombe au début de la 2ème suivi directement de l'égalisation. Berne est très proche de marquer mais c'est Romy qui donne l'avantage décisif. Le reste du match sera un lutte pour garder cet avantage, lutte réussie, le break est fait.

 

Le premier "puck de match" est disputé à Berne. Les Grenat prennent l'avantage par Iglésias mais Berne égalise et c'est la deuxième prolongation de la série. Genève domine. Les joueurs sont à 5 contre 4 pendant 5 minutes mais rien, jusqu'à un contre bernois qui leur donne la victoire. 3-2 dans la série

 

Mais rien n'est joué, le GSHC a l'occasion de finir la série aux Vernets le jeudi 14 mars 2013. Les Bernois sont présents mais les Genevois aussi. Ce sont les premiers qui ouvrent la marque à la fin du 1er tiers. La 2e période sera Servettienne. Les powerplay sont toujours improductifs (faut pas abuser non plus) mais Romy égalise et Bührer marque même le 2-1 assist de Simek.

 

Stephan retient parfaitement les assauts bernois avec des arrêts incroyables. Picard marque même en powerplay. On se dit que tout peut donc arriver ce soir. Durant la 3e période, ce sera au tour des Bernois de tout réussir en revenant au score pour la 3e prolongation en 5 matchs.

 

Cette prolongation sera marquée par un surnombre, un duel manqué de Dan Fritsche et un tir de Mathieu Carle à 3 cm du bonheur. On y croyait, il faudra encore attendre un peu. On commence un peu à fatiguer, il faut dire qu'il est minuit passé quand les tirs au but commencent. Le seul buteur est Daniel Rubin, qui a malheureusement changé de maillot durant l'été. Mathieu Carle tente le tout pour le tout, en bourrant dans le goal mais rien n'y fait, 3-3 dans la série.

 

C'est fatigué qu'on essaye de se dire que tout n'est pas fini, il reste l'acte VII à Berne. Au bout de dix minutes c'est déjà 1-0 pour Berne après un puck perdu par Tobias Stephan. Au deuxième tiers on a droit à la pénalité la plus incompréhensible de l'histoire, Salmelainen tombe et prend 2' pour faire trébucher (???), l'arbitre l'appelle mais quand il arrive, il prend 10' pour lui avoir parlé. Merci, il n'en fallait pas tant. Berne mène 4-0 après 40'. Les 20 dernières minutes sont anecdotiques, un goal pour les stats de Simek et c'est la fin de la saison. Il faut quand même noter que Bührer n'était pas aux fraises ce soir-là, dommage.

 

Au final, c'est un bilan mitigé que nous pouvons retenir. Le début de saison était idyllique. Tout marchait (sauf le powerplay). Je crois que ce qui a fait la différence c'est la confiance. Les performances ont soudé le groupe et ils se sont sentis pousser des ailes. Tout semblait possible, tous les adversaires battables. On ne savait pas trop pourquoi, mais ça marchait.

 

C'est au moment du lock-out que cette confiance a été un peu ébranlée. La situation avait changé donc est-ce que le succès allait, lui, rester identique. Les doutes sont arrivés. Puis les premières défaites. Les stars de NHL ont déséquilibré le championnat et aboli le sentiment d'invincibilité des joueurs.

 

Ensuite c'est un autre visage que l'équipe a montré, tout aussi extrême. La série de victoire a laissé sa place à une série de défaites. Comme si tout le monde se disait qu'on n'était pas censé être si haut dans le classement. Que notre vraie place était plus proche de celle de la saison passée. J'ai l'impression que les joueurs étaient aussi forts voir plus que les autres sur la glace, mais moins bons dans la tête. Comme s'ils n'avaient pas supporté les attentes qui allaient de pair avec leur place en championnat.

 

Rester leader est difficile, il faut en permanence gagner pour ne pas douter et cela n'a pas été le cas. D'une manière générale, je pense que le GSHC peut gagner ce qu'il veut (on l'a vu à la Spengler) mais c'est un problème de pression qu'il faut gérer, d'attentes. Il faut que les joueurs soient convaincus qu'ils peuvent être les prochains à soulever (casser ?) le trophée, qu'ils peuvent battre n'importe qui. Là, l'équipe sortait d'une saison bonne à jeter, donc imaginer être leader et tête de série numéro 1 pour les playoffs et le titre, c'est un choc.

 

Les déceptions de la saison resteront Hecquefeuille qui ne trouvait plus sa place dans les plans de McSorley, Radek Duda qu'on aurait adoré regardé mais qui n'a pas joué, Salmelainen qui n'a pas retrouvé son niveau après sa blessure et bien sûr Fata qui a gardé son niveau de Topscorer LNB.

 

Mais rêvons un peu. Et si Mathieu Carle avait tiré quelques centimètres plus au centre, et si Dan Fritsche avait gagné son duel contre Gaston Lagaffe Bührer, tout aurait été différent. Le puck aurait franchi la ligne, le bras de l'arbitre se serait abattu, la foule aurait hurlé, et c'était parti : (fermez les yeux et imaginez. Non, ne fermez pas les yeux, ce n’est pas pratique pour lire, mais imaginez quand même…)

 

On est en demi-finale contre Fribourg qui a l'avantage de la glace, qui ne fait pas long feu parce que l'équipe retrouve son niveau du début de championnat. Gian Andrea marque le premier goal d'un slapshot digne de notre cher Goran en powerplay. Fata drible toute la défense pour marquer le deuxième. Vukovic prend 5' pour avoir expliqué son poing de vue à Kwiatovski. Pendant le boxplay, Conz sort pour être à 6 et c'est là que Stephan arrête le tir raté de Sprunger. Il dégage et lobe tous les joueurs, le puck retombe plus loin et glisse jusque dans les buts. C'est 3-0 par Brode- pardon Stephan. Hans Kossman est dépité. Loeffel se dit qu'il ferait bien de changer d'équipe pour une largement meilleure. Le reste du match est une formalité.

 

Aux Vernets, le public est présent et chante plus fort que jamais. La musique est bonne et on l'entend bien. La Feldschlossen est remplacée par de la Hoegaarden ce qui galvanise les fans présents. Fritsche met un hat-trick devant des supporters fribourgeois fair-play qui l'applaudissent.

 

Dans les derniers matchs, ils se trouvèrent même une passion pour Christopher Rivera. Ils le rappelèrent à la fin du match, tant aucun fribourgeois ne lui arrivait à la cheville. A la fin de la série, évidemment gagnée 4-0, Julien Sprunger a même déclaré : "Ils sont trop forts, je ne pourrais jamais être à la hauteur. Je vais plutôt me mettre à ma passion, le patinage artistique."

 

La finale contre Zurich fut une simple formalité. L'avantage de la glace n'en était pas un car 1200 Genevois faisaient chaque déplacement. On se croyait aux Vernets à tous les matchs. Les supporters locaux étaient surpris d'entendre du bruit dans leur patinoire. Des plaintes furent même déposées par des riverains à 22h01 quand l'acte III fut remporté 6-1 après un sextuplé de Gautschi.

 

Après la quatrième victoire, McSorley fit un discours en français. Tous les supporters chantèrent avec les joueurs jusqu'au bout de la nuit et le jour de cette victoire devint un jour férié cantonal. La Ville et le canton construisirent d'ailleurs une patinoire de 21'000 places dans l'année qui a suivi pour permettre au club de continuer son expansion.

 

C'était le début de l'ère Grenat, quand ils dominèrent le hockey mondial en gagnant tout sur leur passage. Après 15 titres de champions, 12 coupes de Suisse et 10 CHL, il fallut construire une extension de la patinoire juste pour mettre les banderoles et maillots retirés. Le numéro 9 fut d'ailleurs retiré dans toutes les patinoires de Suisse et même du monde en l'honneur de Simek. Il remplaça aussitôt le 99 qui faisait un peu pâle figure en comparaison, ce qui fit de Simek le nouveau "Great One". Le LNA devint le meilleur championnat à la place de la LNH et il paraîtrait même qu'Obama se serait tatoué le logo du club sur le pectoral gauche…"

 

S'il ne fallait retenir qu'un moment, ce serait la période de septembre à novembre 2012. Entre les 9 victoires d'affilées, les 26 journées à la tête du classement, les stars de NHL qui arrivaient, on pouvait difficilement être insatisfait.

 

Rien que d'y repenser j'ai le cœur qui bat et le sourire aux lèvres. Certains disaient déjà "Hey, on y va…" au bout de quelques matchs à peine. Tout le monde venait aux Vernets pour vivre cette période faste.

 

On lisait tous les articles sur le GSHC même ceux de la RTS avec un jeu de mot nul. On voulait profiter un maximum de ces moments où on pouvait chanter que "les Grenats c'est les meilleurs" sans être trop de mauvaise foi, où chaque soir on chantait et chaque soir on gagnait.

 

Ah quelle époque de rêve et quelle fierté de pouvoir crier à pleins poumons après une victoire 5-1 contre Fribourg, pour leur rappeler qui trônait au sommet de la hiérarchie nationale… Rajoutez à cela la magnifique Goal de Couture contre Davos et vous avez une période pleine.

 

Il manquait que Crosby qui était à un cheveu de venir, s'il avait goûté la longeole, je suis sûr qu'il serait venu et là… les Kane, Seguin, Brown, etc… n'auraient rien pu faire. On était premier jusqu'à la fin du lock-out. Et avec la confiance, on restait premier jusqu’au bout et on battait Berne en finale pour se venger de 2010. On n'était vraiment pas loin du titre enfait…

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