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Saison 2011/2012

Classement
Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
9GSHC5016201148117:126-967

 

Parcours

Défaite 4-1 contre Rapperswil au premier tour des Playout.

Victoire 4-0 contre Ambri au deuxième tour
 

Commentaires

Les attentes :

 

Après l’élimination en quart de finale des playoffs en six matches contre Zoug lors de la saison 2010-2011, les attentes pour cette saison 2011-2012 était évidemment de mieux faire. Comme d’habitude, une place dans les huit premiers synonyme de qualification pour les playoffs est le résultat minimum demandé à notre équipe, puis après, aller le plus loin possible. D’autant plus qu’après la finale de 2010, cette élimination en quart l’année précédente contre Brunner, Diaz & Co. - avant que ceux-ci ne partent en Amérique du Nord - était relativement décevante. L’objectif était donc de viser le titre (comme d’habitude je dirai).

 

Les transferts :

 

L’été 2011 a été pas mal mouvementé dans les bureaux de Chris McSorley. En effet, pas moins de 9 départs et de… 9 arrivées ont eu lieu pendant cette intersaison.

 

Départs

 

En défense, Robin Breitbach, John Gobbi et Martin Höhener sont partis respectivement à Zürich pour les deux premiers et à Berne avec des succès relatifs pour les trois. Cependant, c’était quand même trois défenseurs titulaires qui quittaient notre club soit la moitié d’une défense généralement aligné dans un match.

 

En attaque, les juniors Benjamin Antonietti et Victor Barbero n’ont pas signé de contrat pro avec le club alors que Jan Cadieux et Florian Conz rejoignaient les lézards ailés et notre ancien club ferme. Richard Park et Jeff Toms se sont ajoutés à cette liste. Si les départs des deux premiers n’étaient pas une grande perte comptable, l’Américain et le Canadien avaient la riche habitude d’allumer la lampe. Il fallait donc trouver des étrangers aux talents équivalents.

 

Arrivées

 

Pour renforcer notre défense, ou plutôt remplacer les départs, McSorley signa Marc Gautschi et Gian-Andrea Randegger en provenance d’Ambrì, Noah Schneeberger de Bienne et Kevin Hecquefeuille d’Amiens en Ligue Magnus. Pas de grosses arrivées donc… Gautschi s’est révélé être un bon défenseur défensif, Gian-Andrea Randegger a finalement été aligné en attaque, Schneeberger ne s’entendait pas avec McSorley paraît-il et n’a fait qu’une saison sous nos couleurs et Kevin Hecquefeuille voulait profiter de son contrat à Genève pour que celui-ci soit un tremplin pour la NHL… Il a terminé aux Langnau Tigers, je n’en dis pas plus.

 

En attaque, les signatures de Samuel Friedli de Rappi et Roland Gerber de Berne convenaient parfaitement pour remplacer Cadieux et Conz. Adrian Brunner n’a jamais griffé la glace pour nous puisqu’il a été le sujet d’un échange avec Berne, John Fritsche arrivait en retour chez nous, inconnu au bataillon à l’époque. Pour remplacer Park et Toms, Rico Fata, ancien topscorer de Bienne et Miloslav Horava nous ont rejoints. Si Rico Fata a finalement tenu son rang, Miloslav Horava a fait autant de bruit qu’un pet dans une tornade, inexistant pendant les six matches qu’il a joué avant qu’il ne soit prêté dans le championnat tchèque. Un autre Tchèque nous rejoindra en cours de saison, Petr Vampola qui laissera une meilleure impression que son compatriote.

 

Bilan :

 

S’il fallait résumer cette saison en un mot, ce serait « blessures ». Rien n’a fonctionné pendant cette saison, rajoutez à cela de la malchance et c’est comme cela qu’on explique pourquoi on a fait la finale des playouts cette année-là. Tony Salmelainen, Dan Fritsche, Eric Walsky et Paul Savary, ces attaquants présents normalement pour mener notre attaque ont manqué à eux quatre 108 matches du championnat régulier ! Comptez une moyenne entre 20 et 30 matches par joueurs. Tout simplement trop pour espérer quelque chose. Notre meilleur ligne de la saison a finalement été celle de Fata - Trachsler - Simek, c’est dire.

 

On a vite compris que cette saison allait être longue et pénible puisqu’on s’est très rapidement muni de la lanterne rouge. Et on l’a gardé un bon moment ! C’est finalement l’arrivée de Petr Vampola, fin janvier début décembre, qui a remis un peu de suspense et de spectacle pendant cette triste séquence. Je dis l’arrivée de Vampola, mais c’est également passé par un réveil de toute l’équipe, symbolisé par la venue du Tchèque. Cela a relancé l’équipe et nous a même permis de croire en une qualification pour les playoffs, malheureusement manqué, le HC Bienne nous devançant d’un point à l’issue de la 50ème journée.

 

Après cette remontée au classement, de trois places certes mais remontée quand même, on pensait que les playouts allait bien se passer et la demi-finale (vieux système pour rappel) contre Rapperswil allait être nos derniers matches de la saison, et celle-ci sera enfin fini. Pourtant, entre déception évidente de passer à deux points des playoffs (en cas d’égalité de points, Bienne aurait quand même été qualifié puisque les Seelandais menaient dans les confrontations) et Rapperswil qui préparait les playouts depuis deux mois, cette série a tourné court… pour Genève. L’adversaire de la finale des playouts sera Ambrì et cette série se passera beaucoup mieux puisque notre équipe se sauvera au quatrième match au Tessin grâce à un tir au but victorieux de Flurin Randegger. C’est dire…

 

Une saison sans donc, qu’on a vite oublié et qui au vue des saisons suivantes, a plus été un faux pas qu’une réelle chute.

 

50 matches - 16 victoires - 5 victoires ap/tb - 9 défaites ap/tb - 20 défaites

 

Joueur de la saison : Petr Vampola

 

C’est plus son arrivée qui a vraiment été bénéfique à l’équipe d’un point de vue psychologique, quoique son maniement de la crosse et sa protection du puck étaient réellement bons. Parfois un peu solo, son but à Lugano après 30 secondes de jeu en est tout un exemple.

 

Flop de la saison :

 

Les blessures longues durées des cadres de notre équipe. Sinon, Miloslav Horava…

 

Ce qui aurait pu tout changer :

 

Si Miloslav Horava était en fait devenu le top scorer de la ligue avec 75 points à la fin de la saison dont 40 buts ! Sans déconner, si on avait gagné le dernier match de la saison régulière à Zürich et si Bienne avait perdu le sien. Tout s’est finalement joué à ce moment-là.

 

Un instant particulier :

 

Un match aux Vernets suivant un déplacement à Bienne. Une victoire, une bonne prestation de celui qui allait devenir le top scorer de l’équipe, Rico Fata. Une partie du public qui l’appelle à la suite des interviews télévisés pour que le Canadien vienne les saluer. Une autre partie du public qui le siffle et le hue car à la fin de la défaite à Bienne le match d’avant, Rico Fata était allé saluer les supporters biennois, appelé par ces derniers pour le remercier des trois années passées dans le Seeland. C’est là qu’on a compris que la saison allait être particulière, car si l’équipe jouait bien et que tout roulait, rien ne se serait passé.

 

Une saison à part.

Résultats