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Saison 2007/2008

Classement
Pos. MVDVapDapVtabDtabButsDiff.Pts
2GSHC5021144371172:135+3789

 

Parcours

Victoire 4-1 contre Rapperswil en 1/4 de finale

Victoire 4-1 contre Fribourg en 1/2 finale

Défaite 4-2 contre Zurich en finale

Commentaires

Qu’attendions-nous de cette saison ?

 

Soyons honnêtes : pas grand-chose. Après une saison en playout et une qui s’est terminée en 5 matchs en ¼ de finale, on attendait surtout de faire mieux, d’autant que l’équipe n’a pas connu de véritables changements. Bon, il faut aussi dire que l’on entame la saison avec Mona aux goals et notamment Schilt et Breitbach devant lui. Quand tu te dis qu’avec ça on a allé en en finale…

 

Les vraies bonnes nouvelles viennent plutôt du côté des étrangers. Aubin et Law sont restés que Vigier et surtout Kolnik sont venus remplacer Jamie Wright (cœur avec les mains pour ton tir au but décisif en playout deux ans plus tôt) et le fantas(ti)que Grosek. Meunier est quant à lui resté dans le rôle du 5ème larron qui lui convient à merveille.

 

La base de l’effectif a donc très peu changé, avec des joueurs comme Déruns, Savary, Gobbi, Trachsler, Mercier ou Rivera qui forment la base de l’équipe depuis 2, 3 voire 4 ans. Malgré cela, l’optimisme n’était pas forcément de mise en début de saison. Et pourtant…

 

Quel bilan en tirons-nous ?

 

Le bilan ? C’est que si Olivier Keller, le tellement vrai Genevois qu’il avait préféré signer à Bâle plutôt qu’à Genève deux ans plus tôt, « pour l’amour du maillot » sûrement, savait faire une relance, on aurait été champions !

 

On vous l’accorde, en retenir que ça serait mesquin. Cette saison aura été, jusqu’à l’événement cité plus haut, en tous points exceptionnelle. Après un faux-départ (2 défaites lors des deux premières journées), c’est Bâle qui nous servira de rampe de lancement, avec 2 victoires en 3 jours face à un adversaire qui nous rapportera,  à lui tout seul, 18 points durant la saison.

 

Toutes les étoiles se sont par la suite alignées durant cette saison. Des étrangers au top (Aubin et Kolnik finiront dans les 5 meilleurs compteurs du championnat), un Goran Bezina stratosphérique et un Mona qui tient la baraque seront les principaux éléments de cette saison incroyable. Mais le noyau de joueurs dont nous parlions plus haut semble arriver à maturité et forme un vrai bloc solidaire et compact, capable de renverser n’importe qui.

 

Parmi les éléments marquants, on notera cette série de 9 victoires consécutives entre le 1er novembre et le 1er décembre (le trou de novembre vous dites ?), mais aussi deux défaites – eh oui, même dans une saison pareille – mémorable. Saison de rêve ou pas, on avait réussi à perdre 6-8 contre Zoug alors qu’on menait 5-3 après un tiers et même 3-0 après 4'34. Tout aussi glorieux, la défaite 5-6 contre Ambri, sifflée par un public impatient et peu nombreux à l’époque (nous ne franchirons que 3x la barre des 6'000 spectateurs en saison régulière !)

 

Ces deux résultats peu encourageants n’empêcheront toutefois pas nos joueurs de terminer la saison à la 2ème place, leur offrant le droit d’affronter le redoutable Rapperswil en ¼. Pourtant, la série commence difficilement, et après une victoire aux tirs au but, nous allons nous incliner 5-2 là-bas et perdons sur suspension notre meilleur joueur, coupable d’une t-e-r-r-i-b-l-e agression sur le doigt d’un arbitre. Et alors que l’on pense l’équipe abattue, elle inflige un sec 6-0 aux Canards WC saint-gallois quelques jours plus tard et finira par remporter la série facilement 4-1.

 

Facile, ce fut aussi le cas de la série en ½ contre nos copains fribourgeois, qui avaient déjà réussi leur saison en sortant Berne au tour précédent. C’est donc frais comme des gardons que notre équipe arrive en finale de playoffs pour la première fois de son histoire, dans un remake de la série de … playout deux ans auparavant.

 

Le rêve prend doucement forme dès le premier match à Genève, que l’on remporte en prolongations, et deux jours plus tard à Zurich devant la présence misérable de 50 Genevois en tribunes (toutes ces années après, je ne comprends toujours pas). Le break est fait et nous menons alors 2-0. Que peut-il alors nous arriver ? A priori rien. Mais Zurich trouve les ressources pour venir gagner aux Vernets dans ce qui ressemblait à un match de la dernière chance pour eux. Et nous perdons surtout Vigier, notre meilleur joueur de ces playoffs, pour la fin de saison. 2-1, puis 2-2, la série redémarre sur le mode « Best of 3 » avec un premier match aux Vernets. Et le public est déjà debout lorsque Keller rate une relance de débutants et permets à Zurich de revenir à 2-2 dans ce fameux match 5. Je n’aurai jamais la force de lui pardonner. Zurich finira par gagner ce matchs aux tirs au but.

 

Etant donné que dans mon agenda, il n’a jamais existé de 10 avril 2008, je ne peux pas vous raconter la fin de cette série. Mais je crois que vous la connaissez.

 

Le joueur de la saison

 

Juraj Kolnik. Ça n’a pourtant pas été si simple que ça de choisir, la liste des prétendants étant longue. Mais malgré sa suspension (et sa relative absence durant le reste de la série), Juraj nous aura tellement donné de rêve pendant la saison qu’on peut lui pardonner. Son nom se suffit à lui-même pour nous redonner le sourire quand on le prononce.

 

Le flop (joueur) de la saison

 

Dur d’en trouver un au terme d’une saison pareille. Du coup, je vais en trouver deux !

 

Sebastian Schilt : le prototype du joueur que je n’ai jamais pu encadrer, même quand il jouait chez nous. Pourquoi ? Comme ça.

 

Olivier Keller. Vous allez croire que je m’acharne ? Peut-être. Mais il n’avait pas le droit…

 

Ce qui aurait pu tout changer

 

Si Keller n’avait pas raté cette relance, bordel ! (quoi, je m’acharne encore ?)

 

S’il ne fallait retenir qu’un instant

 

La relance de ...  Ok ok, je change de disque.

 

Acte I des ½ finale contre un Fribourg accrocheur, il y a 3-3 et il reste 1’39 quand Fedulov lance Meunier dans la profondeur. Au terme d’un fameux « magic move » donc tout le monde se souvient, le Français bat Caron et nous offre la victoire et, sans le savoir encore à ce moment-là, la série. Les frissons rien que d’y repenser…

Résultats